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Tunisie: audience vendredi sur l'arrestation d'un candidat à la présidentielle


Vendredi 13 Septembre 2019 modifié le Vendredi 13 Septembre 2019 - 16:33




Tunisie: audience vendredi sur l'arrestation d'un candidat à la présidentielle
La Cour de Cassation tunisienne va examiner vendredi un recours contre l'arrestation de Nabil Karoui, homme d'affaires incarcéré depuis près de trois semaines et candidat à la présidentielle de dimanche, a indiqué l'un de ses avocats, Me Kamel Ben Messoud.

La Cour d'appel de Tunis, contactée par l'AFP, n'a pas répondu aux demandes de confirmation.

M. Karoui, un publicitaire poursuivi depuis 2017 pour blanchiment d'argent et évasion fiscale, a été arrêté le 23 août. La date de son arrestation, 10 jours avant le début de la campagne, a suscité des interrogations sur une instrumentalisation de la justice par le politique.

Il a en effet engrangé une forte popularité ces dernières années notamment en organisant des distributions d'aide dans des régions défavorisées, des opérations relayées par la chaîne qu'il a fondée, Nessma.

M. Karoui, dont la candidature a été validée par l'Isie, l'instance d'organisation des élections, continue à faire campagne par l'intermédiaire de Nessma, de son épouse Salwa Smaoui, et de sa famille.

Jeudi, quelques centaines de personnes ont ainsi déambulé dans les rues de Bizerte, ville d'origine du candidat, aux côté de sa mère Najiba Karoui.

Les avocats de M. Karoui avaient saisi la Cour de cassation, en faisant notamment valoir que les magistrats ayant décidé de son arrestation n'étaient pas habilités à statuer sur des questions de corruption et blanchiment, car ils ne font pas partie du pôle judiciaire économique et financier.

Les demandes de libération formulées par ses avocats ont été jusqu'à présent rejetées.

M. Karoui et son frère Ghazi sont visés par une instruction judiciaire du pôle financier depuis 2017, après le dépôt par l'ONG anticorruption I-Watch d'un dossier les accusant de fraude fiscale.

Le juge d'instruction chargé de l'enquête avait décidé en juillet le gel de leurs biens et de leurs fonds, et ils sont sous le coup d'une interdiction de quitter le territoire.

Sept millions de Tunisiens sont appelés à voter dimanche pour la deuxième élection présidentielle démocratique de leur histoire, à l'issue d'une campagne qui laisse le suspense entier.
Vendredi 13 Septembre 2019 - 11:04





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