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Présentation à Bruxelles d’un rapport européen mettant en avant les progrès du Maroc en matière des droits de l’homme


Mardi 26 Juin 2018 modifié le Mercredi 27 Juin 2018 - 07:49

L’ONG européenne Droits de l'homme sans frontières - Human Rights Without Frontiers (HRWF) a dévoilé, mardi au siège du Parlement européen à Bruxelles, son dernier rapport mettant en avant les progrès du Maroc en matière des droits de l’homme.




Le rapport, dont les conclusions ont été débattues lors d’une rencontre parrainée par les eurodéputés Gilles Pargneaux et Ilhan Kyuchyuk, avec notamment M. Ahmed Herzenni, ambassadeur itinérant chargé des questions des droits de l’homme, fait un focus sur l’évolution des droits de la femme et de l’enfant, de liberté d’association et de réunion, à la lumière des différentes réformes entreprises dans le Royaume, et à leur tête la constitution de 2011.

"Sur tous ces sujets, nous avons noté énormément de progrès au cours des dernières années", a affirmé Willy Fautré, directeur de HRWF, une association à but non lucratif basée à Bruxelles, œuvrant pour la défense des droits de l’homme.

"Cela nous fait espérer que cette trajectoire d’amélioration des droits de l’homme va s’accentuer de plus en plus, notamment avec les nouvelles générations qui sont éduquées aussi bien à l’école que par le biais de la télévision et internet, conscientes de leur droits et tout à fait en mesure d’en demandé le plein respect", a-t-il estimé.

Il a notamment salué la dynamique d’une société civile marocaine "très vivante et très active dans sa diversité, qui contribue à cette marche en avant rapide et satisfaisante" que certaines organisations des droits de l’homme tendent malheureusement, selon lui, à éclipser en se concentrant sur des cas isolés qui donnent "une image déformée" de la situation des droits de l’homme en général, "ce qui ne met pas en évidence la volonté politique et celle de la société d’aller vers l’avant et voir les droits pleinement respectés".

Les réalisations en la matière sont confortées en particulier par "la révision de la constitution en 2011 qui a officiellement accordé l’égalité des droits aux hommes et aux femmes" et la mise en place du Conseil national des droits de l’homme (CNDH) qui est "la force motrice de l’amélioration des droits de l’homme, reconnue comme instance respectant pleinement les principes de Paris, notamment l’indépendance par rapport aux pouvoirs législatifs, judiciaire et exécutif".

"Il y a donc des progrès et je suis certain qu’il y en aura encore davantage, d’autant plus que le CNDH publie régulièrement des rapports en toute indépendance, et fait des propositions audacieuses pour faire progresser les droits des femmes, des enfants, du citoyen marocain", a-t-il conclu.

Commentant les conclusions de ce rapport, M. Herzenni a évoqué "un rapport équilibré" qui reconnait "les progrès substantiels" réalisés par le Maroc dans les domaines des droits de l’homme, tout en soulignant qu’il reste encore du travail à faire sur le chemin de la construction de l’Etat de droit, en capitalisant sur "les progrès réalisés et la volonté politique qui est là".

M. Herzenni a rappelé les grands moments de l’évolution des droits de l’homme au Maroc, un processus qui a connu un tournant notamment dans les années 1990.

Il a cité en particulier l’expérience de l’Instance Equité et Réconciliation (IER) qui a permis de tourner la page des violations passées des droits de l’homme, tant en termes de reconnaissance et d’établissement de vérité, du programme des réparations collectives et individuelles en faveur des victimes que des garanties de non-reproduction.

Les recommandations contenues dans ce sens dans le rapport final du Conseil consultatif des Droits de l'Homme (CCDH) qu’il présidait alors, devenu plus tard le CNDH, ont été intégrées dans la nouvelle constitution. Introduisant ce débat, le président du groupe d’amitié UE-Maroc l'eurodeputé Gilles Pargneaux a cité le Maroc en "cas d’école" au vu des progrès réalisés en matière des droits de l’homme, "un processus inédit" à la faveur de différentes réformes menées sous la conduite du Roi Mohammed VI, à commencer par la Moudawana de 2004 qui a instauré un équilibre dans les relations entre l’homme et la femme au sein de la famille ou encore la constitution de 2011 qui a consacré l’égalité. M. Pargneaux a également mis en exergue la nouvelle politique migratoire marocaine tendant à garantir les droits des migrants, à un moment où le Royaume est devenu de plus en plus un pays d’accueil et non seulement de transit de candidats à l’émigration vers l’Europe, en particulier ceux en provenance de l’Afrique subsaharienne.

Il a salué à cet égard le processus de régularisation lancé en faveur des migrants en situation irrégulière au Maroc, notant que l’Union européenne (UE) est appelée à soutenir davantage ces efforts dans le cadre de sa politique de voisinage.

Même son de cloche auprès de l’eurodéputé Ilhan Kyuchyuk qui appelle au renforcement de l'appui européen pour le Royaume, considéré comme "leader" dans le monde arabe en matière des droits de l’homme et de la femme, soulignant le rôle de l’UE qui a mobilisé une gamme variée d’instruments pour accompagner le changement politique dans les États de son voisinage, une puissance qui s’exerce de manière douce ('soft power’), par la diffusion de normes, d’idées et de modèles institutionnels.

Les différents intervenants à cette rencontre, placée sous le thème du "Soft Power" de l’UE dans le voisinage européen, ont souligné l’importance d’appuyer les efforts du Maroc pour consacrer ses acquis sur la voie de la consolidation de l’édification de l’Etat de droit.
Mardi 26 Juin 2018 - 23:44

Atlasinfo (avec MAP)




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