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Les élections du Conseil français du culte musulman encore repoussées au 19 janvier 2020


Mercredi 27 Novembre 2019 modifié le Jeudi 28 Novembre 2019 - 10:00




L'élection du président du Conseil français du culte musulman (CFCM), prévue le 24 novembre puis le 7 décembre, a été de nouveau repoussée au 19 janvier 2020.

Créé en 2003 sous l'impulsion de l'Etat, le CFCM est souvent critiqué pour son manque de représentativité des musulmans de France. Le recteur Dalil Boubakeur, 78 ans, président de la Fédération de la grande Mosquée de Paris, en est actuellement le président par intérim.

Selon nos informations, le motif invoqué serait la grève générale du 5 décembre prochain.

Le Conseil d'administration de 90 membres, dont 45 sont élus et 45 sont auto-désignés par les grandes fédérations qui composent le CFCM, élira le futur président du CFCM.

Les élections des conseils régionaux, les 10 et 17 novembre, ont consacré la victoire de l'Union des mosquées de France (UMF), présidée par Mohammed Moussaoui, avec 17 membres élus. Un litige porte sur un autre poste en sa faveur.

"Un 18e élu pour l’UMF pourrait, en effet, être obtenu via la région Pays de Loire où il y a un litige non encore tranché par la Commission électorale nationale du CFCM (COMELEN). Celle-ci a mandaté un homme d’une grande expérience pour faire un constat factuel sur ce qui s’est passé dans cette région', a déclaré à Atlasinfo M. Moussaoui.

L’UMF soutient que dans cette région il n’y a pas eu d’élection conforme aux dispositions du règlement électoral. "Il y a eu tout au plus une réunion privée et informelle, tenue le 9 novembre 2019 alors que la date des élections était fixée pour le 10 et le 17 novembre", a précisé M. Moussaoui, indiquant que "cette réunion d’une heure 30, présentée comme une élection, a donné lieu à une composition d’un pseudo- bureau et à un PV transmis au COMELEN."

"Aucune liste d’émargement pour cette réunion n’a pu être fournie au COMELEN", a-t-il poursuivi.

"Le comble de l’ironie, une mosquée UMF s’y trouve représentée à son insu par des personnes qui n’en sont pas membres. L’une de ces personnes serait même élue président du CRCM Pays de Loire ! Ce genre de comportement indigne, s’il n’est pas fermement sanctionné, pourrait aggraver la défiance des musulmans à l’égard du CFCM", s'est indigné le président de l'UMF.

"J’espère que la COMELEN exigera l’organisation, dans les plus brefs délais, d’une élection en bonne et due forme pour préserver l’image du CFCM et bannir ce genre de procédé et de comportement qui n’ont pas leur place au sein d’une institution qui se respecte", a-t-il ajouté.

Les élections du CRCM ont donné 7 élus (dont un en litige) au Rassemblement des musulmans de France, mais le RMF aura finalement 16 postes grâce à un système de l'auto-désignation. De même que pour la fédération de la Grande Mosquée de Paris qui aura au total 15 postes dont 9 désignés. Les Musulmans de France (ex-UOIF issue des Frères musulmans) n'obtient qu'un élu (mais aura 10 sièges au total). Les deux fédérations turques (CCMTF et Milli Görüs), à elles deux, auront 19 représentants dont 10 désignés.

"Pérenniser ce système par lequel certaines fédérations désignent, sans aucune élection, plus de 50 % du Conseil d’administration du CFCM, est de nature à aggraver la défiance des musulmans de France à l'égard du CFCM et à les en éloigner davantage", a déploré M. Moussaoui.

Mercredi 27 Novembre 2019 - 16:58

par Lilla Taleb




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