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Les besoins de l'Algérie en financement non conventionnel estimés à 1815 milliards de dinars en 2018 (ministre)


Jeudi 14 Décembre 2017 modifié le Vendredi 15 Décembre 2017 - 10:13




Les besoins de l’Algérie en matière de financement non conventionnel sont estimés à 570 milliards de dinars en 2017 et devraient augmenter à 1815 milliards de dinars en 2018 (euro=135 dinars), a affirmé jeudi le ministre algérien des Finances, Abderrahmane Raouya.

Le déficit global du Trésor s’élèvera ainsi à près de 9% du Produit intérieur brut, soit l’équivalent de 20 milliards de dollars, déficit qui sera couvert par la planche à billets, a-t-il déclaré en marge de sa présentation du projet de loi de finances 2018 au Conseil de la nation.

S’agissant du recouvrement de la fiscalité, le ministre a précisé que la dette fiscale s’élevait à environ 3500 milliards de dinars en 2015, alors que les restes à recouvrer par l’administration fiscale au titre des amendes judiciaires avoisinaient les 7500 mds de DA. Le reste à recouvrer (RAR) de la fiscalité avait atteint 10982 milliards de dinars, pour soit l’équivalent de plus de 100 milliards de dollars au cours de l’époque.

Les régions qui échappent largement au fisc, étaient la wilaya d’Oran avec plus de 5800 milliards de dinars, suivie par Constantine avec 1742 milliards DA et Alger avec plus de 1066 milliards de dinars, indique-t-on.

Pour ce qui est des réserves de change, elles sont passées de 194 milliards de dollars en 2013, 114 milliards de dollars fin 2016 à 100 milliards de dollars en novembre 2017, le niveau entre 2018/2020, dépendant fondamentalement de l’évolution du cours des hydrocarbures.

Pour rappel, les recettes en devises de l’Algérie proviennent à plus de 98% des exportations d’hydrocarbures, alors que les exportations hors hydrocarbures fluctuent entre 300 et 500 millions de dollars.

La semaine dernière, un rapport de la Banque d’Algérie a indiqué que la poursuite de la chute des prix du pétrole a un impact considérable sur les équilibres macroéconomiques et sur l’activité de la plupart des secteurs économiques, monétaires et financiers en Algérie.

Le rapport, qui ressemble à un véritable réquisitoire contre l’action du gouvernement dans le domaine de la gestion des finances publiques, indique que «dans le contexte d’assèchement de la liquidité bancaire, la collecte de ressources devient un impératif stratégique pour les banques, d’autant que la part de la monnaie fiduciaire dans la masse monétaire globale est extrêmement élevée».

Avec MAP
Jeudi 14 Décembre 2017 - 21:15





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