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Gilets jaunes" : retour dès samedi à un dispositif de sécurité "considérable" (Philippe)


Lundi 7 Janvier 2019 modifié le Mardi 8 Janvier 2019 - 14:46




Un dispositif de sécurité "considérable" va être déployé pour encadrer la prochaine journée de mobilisation des "gilets jaunes" samedi, face aux débordements violents du week-end précédent, a annoncé Edouard Philippe lundi soir sur TF1.

Le dispositif retrouvera son niveau de mi-décembre, à savoir près de 80.000 policiers et gendarmes dans toute la France, a précisé le Premier ministre, assurant que les manifestants violents n'auraient "pas le dernier mot".

Le gouvernement souhaite une nouvelle loi durcissant les sanctions contre les "casseurs" et les manifestations non-déclarées, a souligné le Premier ministre Edouard Philippe. Cette nouvelle loi doit muscler l'arsenal répressif en créant notamment sur le modèle de la lutte contre le hooliganisme, un "dispositif" interdisant l'accès aux manifestations de casseurs identifiés avec la création d'un fichier dédié, a précisé Matignon. 5 600 personnes ont été placées en garde à vue et quelque 1 000 condamnations prononcées par la justice depuis le début de la mobilisation des "gilets jaunes", le 17 novembre 2018, a détaillé Edouard Philippe.

50 000 manifestants

Des syndicats de policiers, dont Alliance, réclament notamment la création d'un fichier de personnes interdites de manifestations, sur le modèle des interdits de stade, qui pourraient pointer au commissariat en amont d'événements sensibles. Autre mesure demandée par des représentants des forces de l'ordre : le placement sous mandat de dépôt des personnes condamnées à de la prison ferme pour des violences en marge de manifestations, signifiant leur envoi en maison d'arrêt dès leur condamnation.

Samedi 5 janvier, 345 personnes ont été interpellées dans toute la France dans le cadre de l'acte VIII des Gilets jaunes, et 281 ont été placées en garde à vue, a indiqué ce lundi le ministère de l'Intérieur. Près de 50 000 personnes ont manifesté à travers la France, d'après le gouvernement. À Paris, où la mobilisation a de nouveau donné lieu à des débordements, 35 personnes ont été placées en garde à vue après cet acte VIII.

Le secrétaire d'État à l'Intérieur Laurent Nuñez avait indiqué dans la soirée de samedi qu'une « réflexion » était « en cours » au gouvernement « pour savoir s'il faut durcir les textes pour éviter ce genre de débordements et surtout qu'ils soient punis ». Il avait évoqué « la mesure éventuellement d'avoir un fichier, d'avoir un durcissement de la législation pénale dans un certain nombre de circonstances ».



Lundi 7 Janvier 2019 - 20:41

Atlasinfo (Source AFP)




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