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France: la femme du président de l'Assemblée nationale accuse un roman d'atteinte à sa vie privée


Mercredi 8 Août 2018 modifié le Samedi 11 Août 2018 - 10:02




Séverine Servat de Rugy, épouse du président de l'Assemblée nationale François de Rugy (LREM), a obtenu l'insertion d'un encart dans un roman de la rentrée littéraire, "Vivre Ensemble" d'Emilie Frèche, qu'elle accuse de porter atteinte à sa vie privée et à celle de son fils, selon un communiqué publié mercredi.

Séverine Servat de Rugy avait informé le 17 juillet les éditions Stock "qu'elle entendait solliciter l'interdiction du livre" auprès de la justice. Mme Servat de Rugy, par ailleurs journaliste au magazine people Gala, estimait que des passages "portaient des atteintes graves et répétées à l'intimité de sa vie privée et à celle de son enfant", affirme le communiqué diffusé par son avocat Me William Bourdon et approuvé par les deux parties.

Dans une interview à l'Express, Mme Servat de Rugy a accusé la romancière, actuelle compagne du père de son enfant Jérôme Guedj, de s'être inspirée de sa vie et de celle de son fils d'une manière, selon elle, "qui relève du viol de l'intimité sous un jour dégradant, sinon malveillant". "Il n'y a pas d'irresponsabilité juridique des écrivains", a-t-elle déclaré pour justifier sa démarche.

"La romancière Emilie Frèche a contesté ces atteintes (...). Cependant, elle admet, comme tout écrivain, avoir puisé une partie de son inspiration dans son vécu, notamment familial, en exacerbant les qualités et les défauts des personnages de son roman", poursuit le communiqué rédigé dans le cadre d'un accord avec les avocats des Editions Stock et de la romancière, Me Anne Veil et Me Alain Jakubowicz.

"Néanmoins, dans un souci d'apaisement et dans l'intérêt de l'enfant (...) l'auteur et l'éditeur ont accepté d'insérer un encart dans les ouvrages mis en vente afin d'éviter tout risque de confusion", écrivent les parties.

La journaliste affirme qu'elle "renonce à solliciter l'interdiction du livre mais se réserve le droit d'engager des poursuites judiciaires et de demander des dommages intérêts".

Mercredi 8 Août 2018 - 12:58

Atlasinfo (avec AFP)




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