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Double scrutin en Turquie: Six candidats en lice pour la présidentielle et huit partis pour les législatives


Dimanche 24 Juin 2018 modifié le Lundi 25 Juin 2018 - 07:51

Les électeurs turcs sont appelés ce dimanche à départager les candidats aux élections législatives et présidentielles anticipées qui se tiennent simultanément en vertu de la réforme constitutionnelle adoptée en avril 2017.




Les électeurs turcs sont appelés ce dimanche à départager les candidats aux élections législatives et présidentielles anticipées qui se tiennent simultanément en vertu de la réforme constitutionnelle adoptée en avril 2017.

Six candidats sont en lice à la Présidentielle de ce dimanche. Il s’agit notamment de Recep Tayyip Erdogan, candidat de l’Alliance populaire (coalition électorale entre le Parti de la justice et du développement-AKP et le parti d'action nationaliste-MHP), son challenger, Muharrem İnce, candidat Parti républicain du peuple (CHP-social-démocrate et laïc), qui incarne les espoirs de l'opposition ainsi que Selahattin Demirtaş, candidat du Parti démocratique des peuples (HDP-gauche). Huit partis sont, par ailleurs, en lice, pour les élections législatives. Le scrutin du 24 juin marquera la transition vers un système présidentiel qui a été adopté lors d'un référendum l'année dernière.

Recep Tayyip Erdogan est en tête des intentions de vote, mais il pourrait, de l'avis de nombreux observateurs, être mis en difficulté et ne pas obtenir les plus de 50 % des voix nécessaires pour l'emporter dès le premier tour et son parti, l'AKPpourrait perdre sa majorité au parlement.

Les partis d'opposition et les organisations non gouvernementales ont l'intention de mobiliser plus d'un demi-million d'observateurs et de bénévoles pour veiller au bon déroulement des élections. Le Haut-comité électoral a accordé l'accréditation aux observateurs de huit institutions internationales, dont l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). Des observateurs déjà critiqués par le Premier ministre turc Binali Yildirim qui a fustigé le comportement de certains d'entre eux.

"Je pense qu'il s'agit d'une ingérence dans les élections sous une forme ou une autre", a-t-il déclaré dans une interview samedi à l'agence de presse turque Anadolu.

''Venez si vous voulez. Que 800 observateurs viennent au lieu de 400, mais observez les élections comme il se doit, et ne faites pas d'erreurs telles que l'ingérence dans la politique. La Turquie est un pays dont la démocratie est avancée, c'est une Etat de droit", a lancé M. Yildirim, avant de faire savoir que le Haut-comité électoral (YSK) a entrepris tous les préparatifs nécessaires dans toutes les régions du pays. Il s’est également dit confiant du succès du scrutin lequel permettra à la Turquie d’avancer sur son chemin et d'atteindre ses objectifs pour 2023, dans un climat de sécurité et de stabilité.

Pour assurer le bon déroulement des élections, un important dispositif de sécurité doit être déployé à travers le pays. A Istanbul seul, plus de 38.000 policiers seront de service. La police turque avait annoncé vendredi l'arrestation de 14 étrangers liés au groupe jihadiste Etat islamique soupçonnés de planifier une attaque pour perturber les élections.

Le président sortant a déclaré samedi que toutes les précautions nécessaires ont été prises pour assurer la sécurité lors des élections de dimanche.

''Nous avons pris des mesures nécessaires pour sécuriser les urnes", a-t-il assuré lors de son dernier meeting électoral dans le district d'Esenyurt à Istanbul.

Selon la nouvelle constitution adoptée en avril 2017, le nombre de députés devra passer de 550 à 600 dans le nouveau parlement. Les élections parlementaires et présidentielles se dérouleront tous les 5 ans et non plus tous les 4 ans après la réforme de la Loi fondamentale.

Selon toujours les dispositions de cette nouvelle constitution qui entrera en vigueur après ces élections, le président sera désormais le chef d’Etat et disposera du pouvoir exécutif. Le candidat ayant obtenu la majorité des voix valides (50 pc +1) accédera à la magistrature suprême. À défaut d'une majorité, un second tour sera organisé le deuxième dimanche qui suit ce vote, en l’occurrence le 8 juillet 2018. Seuls les deux candidats ayant obtenu le plus de voix au 1er tour participeront au second, et le candidat ayant engrangé la majorité des voix sera élu.

Dimanche 24 Juin 2018 - 10:06

Atlasinfo (avec MAP)




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