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Alger confisque le passeport diplomatique de Nacer Boudiaf pour torpiller sa candidature à la présidentielle de 2019


Samedi 1 Septembre 2018 modifié le Mercredi 5 Septembre 2018 - 12:42




Rien ne sera épargné au fils du président assassiné Mohamed Boudiaf, Nacer Boudiaf, qui a annoncé son intention de se porter candidat à la prochaine élection présidentielle de 2019.

Selon nos informations, l’inénarrable ministre algérien des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, n’a rien trouvé de mieux que de priver Nacer Boudiaf du passeport diplomatique dont il disposait pour entraver sa mobilité et limiter l’impact de ses activités.

Comme la candidature du fils de l’ancien président assassiné est jugée crédible par nombre d'observateurs, le pouvoir algérien s’emploie à la torpiller méthodiquement pour laisser le champ libre au président Abdelaziz Bouteflika de briguer un 5e mandat consécutif, malgré les fortes inquiétudes sur sa santé.

Depuis un AVC survenu en 2013 qui a fortement impacté sa mobilité et son élocution, la santé du président algérien, 80 ans, est bien fragile et sa capacité à diriger le pays fait l'objet de nombreuses spéculations.

Plusieurs personnalités algériennes appellent à empêcher la candidature de Bouteflika depuis octobre dernier. Elles estiment notamment que le président "très lourdement handicapé", "n’est plus en mesure de diriger" l'Algérie.

De plus, intellectuels, membres de l'opposition et universitaires souhaitent qu'il soit destitué et demandent que soit déclaré son empêchement, conformément à l’article 102 de la Constitution.

Mais tout cela ne semble pas poser problème au premier cercle du président qui ne ménage aucun effort pour empêcher l'émergence d’une alternative crédible à Bouteflika ou pour signifier à tous les candidats sérieux que les jeux sont faits. Circulez, il n'y a rien à ...avoir!
Samedi 1 Septembre 2018 - 19:22

Par Lila Taleb




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