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Une délégation française au Maroc pour tenter d'aplanir la crise et rétablir la coopération judiciaire entre Paris et Rabat


Mercredi 2 Avril 2014 modifié le Mercredi 2 Avril 2014 - 23:31

Après le déplacement à Rabat du Secrétaire général du ministère français des Affaires étrangères, Pierre Sellal, Atlasinfo.fr a appris qu’une nouvelle délégation française se trouve actuellement au Maroc pour tenter de désamorcer la crise entre Paris et Rabat et rétablir la coopération judiciaire entre les deux pays, suspendue par le royaume en février dernier.




Une délégation française au Maroc pour tenter d'aplanir la crise et rétablir la coopération judiciaire entre Paris et Rabat
Cette délégation, composé du "Directeur des Français à l’étranger", Christophe Bauchard , et de deux "importants directeurs" du ministère de la Justice, s’est rendue au Maroc pour « poursuivre le travail en cours afin de surmonter les dysfonctionnements et les malentendus, et pour le rétablissement de la coopération judiciaire bilatérale », a-t-on appris de source française.

Paris a récemment déclaré qu'il y a « un travail en cours » pour aplanir la brouille. « Nous y travaillons très activement », a affirmé le porte-parole du Quai d'Orsay, M. Romain Nadal , lors d'un point de presse.

Le 26 février dernier, le Maroc avait annoncé la suspension de l'exécution de toutes les conventions de coopération judiciaire avec la France afin de "remédier aux dysfonctionnements qui les entachent".


Romain Nadal, porte-parole du quai d'Orsay, et Chakib Benmoussa, ambassadeur du Maroc en France
Romain Nadal, porte-parole du quai d'Orsay, et Chakib Benmoussa, ambassadeur du Maroc en France
« Il a été décidé de suspendre l'exécution de toutes les conventions de coopération judiciaire entre les deux pays, pour en évaluer l'impact et les actualiser dans le but de remédier aux dysfonctionnements qui les entachent, et de rappeler le magistrat de liaison marocaine accréditée en France, en attendant de convenir de solutions adéquates garantissant le respect mutuel et total des conventions liant les deux pays dans la lettre et l'esprit, de manière à préserver la souveraineté des deux Etats sur la base du principe de l'égalité qui doit présider à leurs relations", avait indiqué le ministère marocain de la Justice dans un communiqué.

Le 2 mars dernier, le chef de la diplomatie français avait reconnu des "dysfonctionnements" après l’envoi de sept policiers à la résidence de l’ambassadeur du Maroc à Paris pour remettre une « convocation » au patron de la DGST, Abdellatif Hammouchi, après des plaintes pour de prétendues allégations de torture.

« Il y a eu des dysfonctionnements dans la façon dont les choses ont été ordonnancées. Il aurait fallu prévenir les intéressés et les choses auraient dû se faire d'une manière plus diplomatique".

Le ministre marocain de l'Intérieur, "agissant au nom de l'Etat marocain", a par ailleurs mandaté, le 25 mars, des avocats pour "déclencher des poursuites judiciaires en France à l'encontre des auteurs de plaintes, mettant en cause de hauts responsables marocains pour des allégations de torture qu'ils savaient inexactes".

La crise franco-marocaine s'est également aggravée avec la publication par le journal Le Monde de propos outranciers attribués par l'acteur espagnol Javier Bardem, un inconditionnel des séparatistes du Polisario, à l'ambassadeur de France à l'ONU, Gérard Araud.

Mercredi 2 Avril 2014 - 17:12

Par Hasna Daoudi




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