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Un papillon menace les tomates


Lundi 19 Avril 2010 modifié le Lundi 19 Avril 2010 - 22:46

Ce n’est pas un géant avec ses 6 à 7 mm de long. Et pourtant, le Tuta absoluta son nom scientifique est la nouvelle terreur des producteurs français de tomates, qui vivent depuis peu sous la menace de cet étonnant papillon capable de détruire 100 % de leurs récoltes.




Un papillon menace les tomates
Originaire d’Amérique du Sud, cet insecte est arrivé il y a quelques mois en Rhône-Alpes, dans le sud de la Bretagne, les Pays de la Loire, en Provence-Alpes-Côte d’Azur et dans le Languedoc-Roussillon, après avoir débarqué en Corse et sur le pourtour méditerranéen en 2008.

Une véritable invasion

Cette attaque fulgurante inquiète les spécialistes « d’autant plus que la nouvelle saison de production commence », explique Denis Bec, de la Fédération régionale de défense contre les organismes nuisibles. De nouveaux secteurs devraient être touchés cet été, « comme le sud de la Drôme et de l’Ardèche. Cet insecte utilise tous les moyens de transport pour se développer. Il se déplace parfaitement, notamment dans les camions. On en a récemment trouvé à Villeurbanne (Rhône) dans des cagettes de tomates importées d’Espagne… »

Outre ses facultés d’adaptation, le Tuta absoluta possède la particularité de battre des ailes comme un chef. De la tombée du jour au lever du soleil, il se répand donc très discrètement dans la nature, porté par le vent. Et chaque femelle pond jusqu’à 260 oeufs. Neuf ou dix générations peuvent éclore d’avril à octobre dans le même champ ou à l’intérieur des serres !

Une véritable invasion : « Les larves font des galeries dans les feuilles et s’en nourrissent en restant à l’intérieur, ce qui peut les protéger des traitements chimiques ou biologiques. Et elles peuvent percer jusqu’à quatre fruits, alors qu’habituellement ce type d’insectes ne s’attaque qu’à un seul. » Une fois envahis, les plants s’épuisent avant de mourir, tandis que les fruits nécrosés ou troués deviennent invendables. Son potentiel de nuisance, jugé « explosif », en fait l’un des ravageurs agricoles actuellement les plus étudiés par les firmes d’insecticides chimiques et biologiques
Lundi 19 Avril 2010 - 22:29

Le Parisien




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