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Un ministre italien se joint aux consultations à Alger sur la Libye


Vendredi 31 Juillet 2015 modifié le Vendredi 31 Juillet 2015 - 23:10

Le chef de la diplomatie italienne, Paolo Gentiloni, s'est joint vendredi aux consultations à Alger entre l'émissaire de l'ONU pour la Libye et une délégation du Parlement de Tripoli, a rapporté l'agence algérienne APS.




Le ministre algérien des Affaires maghrébines et africaines, Abdelkader Messahel, a également pris part à ces consultations au cours desquelles Bernardino Leon tente de convaincre les représentants du Congrès général national (CGN), Parlement libyen siégeant à Tripoli non reconnu par la communauté internationale, de signer un accord de paix avec les autres forces politiques de ce pays où règne le chaos.

Le 11 juillet, des parties libyennes ont paraphé au Maroc un accord "de paix et de réconciliation" au terme de plusieurs mois de négociations sous l'égide de l'ONU mais en l'absence de représentants du CGN, organe soutenu par Fajr Libya, la coalition de milices qui contrôle Tripoli. Cet accord ouvre la voie à un gouvernement d'union nationale dans un pays qui compte deux Parlements et deux gouvernements, celui siégeant à Tobrouk (est) étant le seul reconnu par la communauté internationale. Le Parlement de Tripoli a refusé de signer l'accord, indiquant que les modifications qu'il avait demandées n'avaient pas été prises en compte.

Fajr Libya, composé de groupes armés ayant lutté contre le régime de Mouammar Kadhafi, estime que l'accord ouvre la voie à un retour du "régime autoritaire", appelant à ce que le dialogue se tienne en Libye, sans médiation étrangère.

Depuis, l'émissaire des Nations unies a exhorté les factions libyennes qui n'ont pas signé l'accord à le faire, affirmant que "la porte restait ouverte".

L'Algérie, pays frontalier de la Libye, a accueilli ces derniers mois des négociations entre représentants des principaux groupes politiques libyens pour favoriser un règlement politique.

L'Italie craint pour sa part le flux des migrants qui quittent les côtes libyennes pour tenter de rejoindre l'Europe et notamment l'île italienne de Lampedusa, à 300 km de la Libye.
Vendredi 31 Juillet 2015 - 23:07

Source AFP




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