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Syrie: François Hollande espère une "solution politique" dans quelques semaines


Jeudi 28 Février 2013 modifié le Jeudi 28 Février 2013 - 18:50




Syrie: François Hollande espère une "solution politique" dans quelques semaines
François Hollande a déclaré jeudi à l'antenne d'une radio moscovite qu'il espérait qu'une solution politique syrien puisse intervenir d'ici quelques semaines pour mettre fin au conflit de deux ans qui a fait plus de 70.000 morts selon l'Onu.

"Je pense que d'ici quelques semaines, nous pouvons être capable de trouver une solution politique qui puisse prévenir l'escalade du conflit", a-t-il dit dans un entretien sur la radio d'opposition Echo de Moscou.

Le président français a ajouté avoir "constaté des progrès" en faveur d'un dialogue politique entre le régime de Damas et l'opposition. "Beaucoup dépend de la position du président Poutine", a-t-il dit en référence au rô le de la Russie -- un des derniers soutiens du régime de Bachar al-Assad -- qui insiste sur la nécessité d'un dialogue entre le pouvoir et l'opposition.

M. Hollande, qui effectue sa première visite en Russie en tant que chef de l'Etat, a indiqué qu'il comptait aborder lors de ses entretiens avec M. Poutine dans l'après-midi la transition politique en Syrie et le départ du président Bachar al-Assad. "Nous allons discuter de cette question et j'espère qu'on pourra établir un dialogue concernant la transition du pouvoir en Syrie", a-t-il dit.

François Hollande a réaffirmé que la France demandait le départ du président Assad, comme d'autres pays occidentaux, alors que la Russie estime que seuls les Syriens doivent décider du sort de leur pays. "Nous comprenons très bien que l'opposition syrienne s'élargit et devient de plus en plus légitime, elle prend ses responsabilités pour l'avenir du pays. Et cette opposition ne peut pas envisager un dialogue avec Bachar al-Assad", a-t-il dit.

Un responsable de la Coalition de l'opposition syrienne a déclaré le 15 février que tout dialogue en vue d'une solution au conflit devait exclure le président Assad et les piliers de son régime, estimant qu'ils devaient être "punis pour ce qu'ils ont commis".

La révolte en Syrie a fait près de 70.000 morts en deux ans, selon l'ONU.

Lundi, le régime du président Assad s'est dit pour la première fois prêt au dialogue avec les rebelles armés pour mettre fin au conflit, mais ces derniers ont rejeté toute négociation avant le départ du chef de l'Etat et le retrait de l'armée des villes.

La Russie, seule grande puissance à encore entretenir des relations étroites avec Damas à qui elle livre des armes, a récemment invité à Moscou le chef de la Coalition de l'opposition syrienne, Ahmed Moaz, et insiste beaucoup sur la nécessité d'un dialogue entre les deux parties.

La Russie a jusqu'ici bloqué, avec la Chine, tous les projets de résolution du Conseil de sécurité de l'ONU condamnant le régime du président Assad.

Jeudi 28 Février 2013 - 07:39





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