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Qui sont les disparus du Costa Concordia?


Jeudi 19 Janvier 2012 modifié le Vendredi 20 Janvier 2012 - 08:54

Un père de famille, une fillette, un musicien... Autant d'histoires individuelles tragiques se cachent derrière les disparus du Concordia. Voici leurs portraits.




 Qui sont les disparus du Costa Concordia?
Au total, 24 personnes manquent toujours à l'appel après le naufrage du Costa Concordia le 13 janvier.

LE MUSICIEN:
Giuseppe G., un musicien de 30 ans originaire de Bari (extrême sud de l'Italie), travaillait seulement depuis le 4 décembre pour les croisières Costa. La dernière photo de ce beau jeune homme de 30 ans, postée sur sa page Facebook, remonte au 27 décembre lorsqu'il pose, souriant, sur le navire avec des amis, tous coiffés de chapeaux de père Noël, ses baguettes de batterie à la main. Selon des témoins, il jouait dans une salle du navire lorsque l'impact contre le rocher s'est produit. Un collègue affirme qu'il a embarqué à bord d'une chaloupe, avant de laisser sa place à un enfant. D'autres l'ont vu ensuite, sur le quatrième ou le cinquième pont, muni de son gilet de sauvetage et très tendu. Il ne savait pas nager.

LE PERE ET SA FILLETTE:
Venus de Rimini (sur la côte adriatique de l'Italie), William A., 36 ans, et sa fille Dayana, 5 ans à peine, ont été vus pour la dernière fois par la compagne de celui-ci lors du chaos de l'évacuation du navire. La jeune femme a été séparée d'eux au moment de monter dans les chaloupes. Tous les trois se trouvaient dans la partie où les passagers ont pu se sauver, mais on les a fait aller dans l'autre partie, qui a commencé à s'incliner. Quand ils ont voulu retourner en arrière, la fillette a glissé et son père avec elle.

LE DERNIER MESSAGE D'UN JEUNE COUPLE DE FRANCAIS: Le dernier message de Mylène, 23 ans, et de son compagnon, Mickaël, 25 ans, remonte à vendredi soir 23h15, une heure et demie après le choc du navire contre un rocher sur l'île du Giglio. Dans un SMS à ses parents, Mickaël écrit: «Ya le bato kil est penchè on a les gillet de sauvtage c juste pour vous prèvenir on doit partir dans les petit bato c la merde car toute le monde se pousse on vous informe d kon a des nouvel». Depuis, plus rien. Les parents s'accrochent à l'espoir: «S'ils ont mis des gilets et qu'ils se sont dirigés vers les canots, il n'y a pas de raison de penser qu'ils n'aient pas pu être évacués. Tant qu'on n'a pas retrouvé les corps, on veut y croire».

L'AMIE BAVAROISE: Originaires de Bavière, Angelika B., 57 ans, retraitée, et son amie Gaby G., 52 ans, employée administrative, effectuaient leur cinquième voyage ensemble sur le Costa Concordia. Lors de l'évacuation sur les canots de sauvetage, «les gens se tapaient dessus», a raconté Angelika B. à la radio Antenne Bayern. Et lorsque trois personnes en chaises roulantes se sont présentées, «on leur a laissé la place». Les deux femmes ont ensuite glissé sur toute la largeur du pont, et se sont perdues de vue. Gaby n'est pas réapparue.

LES SICILIENNES: Maria Grazia T., 50 ans, employée à Syracuse, et Lucia V., 49 ans, employée communale à Enna, voyageaient avec la fille de l'une d'entre elles et son fiancé. Elles s'apprêtaient à monter dans des chaloupes quand l'une d'entre elles, saisie par le froid, a décidé de repartir chercher quelque chose dans sa cabine. Arrivée sur la côte, la fille a appelé sa mère qui l'a rassurée: «Oui, oui, nous sommes sur des chaloupes». Un pieux mensonge. Quelques minutes plus tard, elle appelle son mari, lui explique le chaos à bord, puis rappelle: «On est en train de finir dans la mer».

LA SERVEUSE PERUVIENNE:
La Péruvienne Erika S., 25 ans, est la seule disparue originaire d'Amérique latine (mais un de ses compatriotes également membre d'équipage a trouvé la mort dans le naufrage). Elle servait dans un bar du paquebot, et a été vue pour la dernière fois dans une chaloupe. Elle travaillait pour une entreprise de son pays, Bonavista, qui l'avait recrutée pour travailler sur les bateaux. Son père est venu du Pérou au Giglio pour la chercher. Et ne décolère pas contre «l'impunité» en Italie, depuis que le commandant de bord, accusé d'avoir provoqué le naufrage, tardé à donner l'alerte et abandonné le navire avant les passagers, est sorti de prison pour être assigné à résidence.
Jeudi 19 Janvier 2012 - 22:00

Source Le Matin Ch




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