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Maroc : l’opposition socialiste s’en prend à Abdelillah Benkirane pour avoir poussé la CGEM au boycott


Mardi 4 Juin 2013 modifié le Mercredi 5 Juin 2013 - 09:14

L’opposition socialiste représentée par l’Union socialiste des forces populaires (USFP, poids lourd historique de la gauche marocaine) a tiré à boulets rouges lundi sur le chef du gouvernement, Abdelillah Benkirane et son parti le PJD pour avoir « sciemment » écarté la CGEM aussi bien dans la préparation que dans le programme de la visite officielle au Maroc du Premier ministre turc, Recep Tayyib Erdogan.




Maroc : l’opposition socialiste s’en prend à Abdelillah Benkirane pour avoir poussé la CGEM au boycott
S’exprimant le cadre du forum de la MAP, le premier secrétaire de l’USFP a fait part de l’intention des trois partis de gauche qui ont annoncé un projet de fusion entre eux de prendre contact « urgemment » avec Mme Meryem Bensalah la patronne des patrons pour s’informer de cette situation et d’ouvrir un dialogue franc et constructive en vue d’établir un partenariat vrai avec les hommes d’affaires ».

« Le sujet de nos rapports avec la CGEM nous intéresse beaucoup », a-t-il dit devant l’assistance venue interrogée les trois partis sur le projet d’intégration entre l’USFP, le Parti travailliste (PI) d’Abdelkrim Benatiq et le Parti socialiste (PI) d’Abdelmajid Bouzoubaâ qui s’est fait représenté à cette occasion par son bras droit, Ahmed Iraki.

« Ce que le PJD et le chef de gouvernement ont fait pour la CGEM est très grave. Jamais le Maroc n’a connu cette situation même au moment des temps dures. Ils ont écarté la CGEM pour faire pression sur le monde des affaires et pour signifier qu’ils sont présents », a martelé Benatiq en déplorant la décision de faire « remplacer la confédération par un groupement dit Amal Entreprises affilié au PJD ».

« L’image et la crédibilité du Maroc ont reçu un sacré coup. Le royaume a perdu lors de cette visite un interlocuteur fort, expérimenté, indépendant qui aurait très bien obtenu et négocié à Rabat la révision de l’accord de libre échange, le royaume enregistrant depuis 2006, date de son entrée en vigueur, un lourd déficit commercial en faveur de la Turquie », selon le chef du PT.

D’autre part, les trois partis ont est estimé que leur projet de fusion vise à réussir un projet sociétal, moderniste le et démocratique. Ils ont annoncé la création d’un « Secrétariat conjoint chargé de gérer progressivement le processus organisationnelle d’intégration ». Ce projet est « ouvert aux autres partis de gauche et n’est dirigé contre personne », a souligné Drissa Lachgar.

Pour Abdelkrim Benatiq, le PT entend à travers « cette union ittihadie « faire face à un discours conservateur de plus en plus hégémonique ».

De son côté, Ahmed Iraki du PS a dénoncé «la méthodologie de l’exclusion systématique pratiquée par le chef du gouvernement et son parti ».

A propos de la crise parlementaire, Driss Lachgar a affirmé que le « retrait de l’opposition de la séance mensuelle est arrivé tardivement ». « On aurait du le faire bien avant », a-t-il ajouté avant d’appeler à la « révision le règlement intérieur » de la Chambre des députés où, selon lui,c « l’opposition est marginalisée ».

Mohamed CHAKIR
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Mardi 4 Juin 2013 - 16:16





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