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Le dialogue interculturel, une nécessité pour mieux admettre la diversité et les spécificités culturelles des peuples de la Méditerranée (AP-UpM)


Samedi 20 Février 2016 modifié le Samedi 20 Février 2016 - 09:01

Promouvoir le dialogue interculturel est devenu une nécessité impérieuse pour mieux admettre la diversité et respecter les spécificités culturelles des peuples de la région méditerranéenne, ont affirmé vendredi à Rome les participants à la réunion de la commission culturelle de l'Assemblée parlementaire de l'Union pour la Méditerranée (AP-UpM).




Le dialogue interculturel, une nécessité pour mieux admettre la diversité et les spécificités culturelles des peuples de la Méditerranée (AP-UpM)
Les intervenants lors de cette réunion, qui s'est déroulée à la Chambre des députés italiens, ont souligné qu'en ce "moment très délicat" de l'histoire de cette région, marqué par la montée de l'extrémisme et de la xénophobie et la multiplication des guerres, il est nécessaire de "réagir et prendre des décisions politiques responsables" afin de favoriser "la connaissance réciproque" entre les peuples de la région.

Ils ont appelé notamment à trouver des réponses concrètes et mettre en place des stratégies communes et partagées pour la prévention du radicalisme, la xénophobie et autres phénomènes sources de méfiances entre les peuples de la région, en mettant au centre la culture, la préservation du patrimoine culturel commun et le dialogue interreligieux, comme outils de paix et de développement.

Les participants ont également appelé à sur ce que l'UpM et les parlements nationaux incitent les gouvernements des pays méditerranéens à prendre les mesures qui s'imposent pour préserver le patrimoine culturel matériel et immatériel et le protéger contre "la barbarie, le terrorisme et la destruction". Ils ont, en outre, appelé à élaborer des projets concentrés surtout sur les jeunes dans l'objectif de leur assurer une éducation et une formation qui favorisent leur épanouissement au sein de leurs sociétés et partant leur éviter de "succomber aux idéologies extrémistes".

Parlementaires, diplomates, universitaires et autres hommes religieux prenant part à cette rencontre ont également invité à réfléchir sur le sens profond les concepts "culture" et "dialogue culturel" ainsi que sur la nécessité de trouver les éléments communs, en surmontant les particularismes. D'autre part, plusieurs intervenant ont dénoncé la gravité des attaques contre le patrimoine culturel. "Il s'agit d'un véritable nettoyage culturel, une tactique de guerre pour effrayer les populations et effacer la mémoire collective", ont-ils fait remarquer citant en particulier "les actes de destruction du patrimoine culturel en Irak, en Libye, au Yemen et en Syrie".

Aussi, un appel pressant a été adressé à la société civile pour qu'elle joue un rôle de médiateur avec les autres acteurs notamment étatiques dans le but de protéger un patrimoine archéologique et culturel unique au monde, dont dispose la Syrie. Ils ont plaidé pour davantage de sensibilisation de l'opinion publique sur l'importance de conserver le patrimoine historique, faisant observer que ce qui est en train de se produire actuellement dans des pays du Moyen Orient, notamment en Syrie et n Irak, "devrait suffire pour inciter à mettre en place une stratégie internationale pour la défense du patrimoine culturel". A cet égard, les participants ont salué l'accord signé dernièrement entre l'Italie et l'Unesco, qui porte sur la création d'une "task force" composée de 60 experts universitaires et carabiniers italiens, dédiée à la défense du patrimoine culturel mondial. Cet accord permettra à coup sûr de renforcer la capacité de l'Unesco à répondre aux situations d'urgence à venir, ont-ils estimé, se félicitant de cette initiative qui fait suite aux attaques systématiques ciblant le patrimoine culturel et artistique dans différentes zones de crise à travers le monde.

Les travaux de cette réunion ont été axés sur deux thématique à savoir "le patrimoine culturel de la Méditerranée : préserver les racines pour construire un futur commun" et "les villes, lieux de dialogue et de cohabitation".

Ont pris part à cette rencontre, des parlementaires, des représentants de gouvernements, des diplomates, des universitaires, des personnalités appartenant aux trois religions monothéistes et les maires de plusieurs villes du pourtour méditéranéen.

Samedi 20 Février 2016 - 08:19

Atlasinfo avec MAP




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