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Le Maroc "très en avance" en termes de mise en œuvre des indicateurs de transparence (ONG)


Vendredi 19 Septembre 2014 modifié le Vendredi 19 Septembre 2014 - 18:04




Le Maroc est très en avance en termes de mise en œuvre des indicateurs de transparence, de renforcement du rôle de la société civile et d'institutionnalisation de l'observation des élections par rapport aux autres pays de la région du sud de la Méditerranée, a indiqué à Lisbonne, Amina Bouayach, secrétaire générale de la Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme.

D'après les expériences présentées au cours des travaux du Forum, portant notamment sur les cas de la Tunisie, l'Egypte et la Libye, en matière de lois électorales et d'élections, Mme Bouayach constate qu'il s'agit de processus électoraux en cours de construction et d'élaboration de méthodologie et de vision, qui selon elle, se trouvent à une étape préliminaire aux élections libres et transparentes.

Mme Bouayach, membre de l'Organisation marocaine des droits de l'Homme (OMDH), a de même souligné, dans une déclaration à la MAP en marge du Forum de Lisbonne (15-16 septembre), que cette rencontre offre une occasion d'échanger les expériences entre les différents pays participants qu'ils soient du Nord ou du Sud de la Méditerranée, concernant la méthodologie et la mise en œuvre de mécanismes de financement des partis politiques et des campagnes électorales, mais aussi de la participation des citoyens aux élections.

Pour sa part, Ali Bouabid, chercheur, Délégué général de la Fondation Abderrahim Bouabid, a estimé dans une déclaration similaire, que les élections qui se déroulent dans certains pays de la région qui ont connu le Printemps arabe, comme la Tunisie et l'Egypte, sont des élections fondatrices d'un nouvel ordre.

A la différence de ces pays, a-t-il dit, les élections qui s'annoncent pour 2015 au Maroc revêtent une autre portée, elles ne succèdent pas à une rupture mais plutôt à une amélioration du cadre institutionnel et politique.

Les partis, la société civile mais aussi les pouvoirs publics sont appelés à veiller à préparer ce rendez important, a-t-il poursuivi, mettant l'accent essentiellement sur la nécessité d'une véritable campagne massive pour encourager les citoyens à s'inscrire sur les listes électorales en vue de crédibiliser davantage le processus démocratique.

De son côté, Abdellatif Berroho, parlementaire à la Chambre des représentants (PJD), a rappelé que le Maroc s'est doté d'un arsenal juridique très important qui régie le financement des partis politiques, qu'il s'agisse des dépenses ordinaires ou celles réservées aux campagnes électorales.

Concernant le débat soulevé lors du Forum concernant les sources de financement des partis politiques (Etat ou secteur privé), M, Berroho a indiqué que ce même débat est engagé au Maroc, estimant par la même que le financement des partis doit se faire exclusivement par l'Etat afin de garantir la neutralité des partis par rapport au secteur privé qui pourrait par la suite manipuler les instances élues.

Sous le thème ''Processus électoraux et consolidation démocratique dans les pays du sud de la Méditerranée'', le Forum de Lisbonne est initié en coopération avec la Fondation Anna Lindh, l'Institut international pour la démocratie et l'assistance électorale (IDEA) et le Réseau Agha Khan de Développement dans le cadre du programme conjoint du Conseil de l'Europe et de l'Union Européenne ''Renforcer la réforme démocratique dans les pays du voisinage méridional''.

Vendredi 19 Septembre 2014 - 17:49





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