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Le Maroc a le droit de contester les propos du Ban Ki-Moon sur le Sahara (expert français)


Mercredi 9 Mars 2016 modifié le Mercredi 9 Mars 2016 - 20:26

Le Maroc est tout à fait dans son droit de contester les termes utilisés par le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-Moon à l'égard du Sahara, a affirmé l'universitaire français Christophe Boutin, rappelant qu' "on ne trouve pas dans les documents onusiens la mention d'une occupation marocaine."




"Une dérive semblable existe aussi dans le récent arrêt du tribunal de l'Union européenne, actuellement objet d'un recours devant la Cour de Justice'', a fait remarquer ce professeur de droit public dans une déclaration à l'agence MAP, notant qu'en droit pas plus qu'en diplomatie les mots ne sont pas neutres.

"Il est à craindre que la propagande incessante menée par les partisans du Front Polisario, d'articles en colloques, de motions en pétitions, de pressions en arrangements, de notes en rapports, ait fini par banaliser l'emploi de certains termes, au point de faire oublier à des juges ou à des garants de la neutralité d'institutions internationales qu'ils ont pour mission de peser avec soin les conséquences de leur utilisation'', a-t-il mis en garde.

'Il n'appartient en tout cas ni à un juge européen, ni même au secrétaire général de l'ONU, ne disposant l'un ou l'autre d'aucune légitimité pour ce faire, d'infléchir par ce biais les orientations diplomatiques des institutions auxquelles ils participent'', a expliqué M. Boutin, ajoutant que ces dernières 'gagneraient à le leur rappeler, si possible publiquement, pour éviter d'autres dérives''.

Le gouvernement marocain s'est élevé, mardi, contre les propos du Secrétaire général de l'ONU Ban Ki Moon au sujet du Sahara, lors de sa dernière visite dans la région, estimant que ce dernier a failli à son devoir de neutralité 'affichant ouvertement une indulgence coupable avec un Etat fantoche, dépourvu de tous les attributs, sans territoire, ni population, ni drapeau reconnu".

Selon le communiqué du gouvernement, 'les dérapages'' de Ban Ki Moon risquent de compromettre la relance des négociations politiques, 'objectif déclaré'' du Secrétaire général durant cette visite.

Mercredi 9 Mars 2016 - 20:18





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