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Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, a déclaré vendredi, dans une interview au site Atlasinfo (www.atlasinfo.fr), qu'il voulait "mettre fin aux instrumentalisations" de l'islam alors que le Conseil français du culte musulman (CFCM) est miné par des divisions. "En matière de culte, l'État a besoin de dialoguer avec des institutions représentatives et pérennes" et "je veux, par rapport à la période précédente, mettre fin aux instrumentalisations et aux polémiques politiciennes", a déclaré le ministre dans une critique implicite de l'ex-président Nicolas Sarkozy sous l'impulsion duquel a été créé le CFCM.
Le ministre "souhaite que le travail entre l'État et le CFCM se focalise strictement sur les questions liées à l'organisation du culte", estimant qu'"il est de la responsabilité du CFCM d'apaiser les divisions et de s'organiser". "J'encourage vivement les grandes fédérations représentatives de l'islam modéré à trouver des points de convergence qui permettent d'assurer une représentation de l'islam de France dans la diversité de ses origines et de ses sensibilités", a-t-il dit.
La Grande Mosquée de Paris, proche de l'Algérie et qui constitue l'une des trois grandes fédérations de l'islam de France, a démissionné le 11 juillet dernier du CFCM qui reste ainsi dominé par le Rassemblement des musulmans de France (RMF), proche du Maroc, et dont est issu son président Mohammed Moussaoui.
Mettre fin aux divisions
"Il faut mettre fin aux divisions pour que l'islam de France se renforce dans l'intérêt des Français musulmans et de la France en général", a recommandé Manuel Valls. Le ministre a aussi jugé comme une "nécessité" la relance de la Fondation des oeuvres de l'islam créée en 2005 notamment pour financer la construction et l'entretien des mosquées, la formation des imams et les instances représentatives, mais dont le fonctionnement est paralysé.
"La Fondation des oeuvres de l'islam est le cadre normal du financement des lieux de culte ; elle ne peut être éternellement la victime des désaccords entre tendances de l'islam de France. C'est un enjeu pour la République et pour l'ensemble des musulmans", selon Manuel Valls.
La fondation, présidée par le recteur de la Grande Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur a bénéficié d'un don d'un million d'euros de l'avionneur Dassault lors de sa création. La fondation, qui devait verser une subvention votée de 150 000 euros au CFCM n'a débloqué qu'un tiers de la somme, a expliqué à l'AFP un responsable musulman sous le couvert de l'anonymat. Selon lui, la fondation "est aujourd'hui dans l'illégalité" puisque le mandat de son conseil d'administration a expiré en 2011.
Le ministre "souhaite que le travail entre l'État et le CFCM se focalise strictement sur les questions liées à l'organisation du culte", estimant qu'"il est de la responsabilité du CFCM d'apaiser les divisions et de s'organiser". "J'encourage vivement les grandes fédérations représentatives de l'islam modéré à trouver des points de convergence qui permettent d'assurer une représentation de l'islam de France dans la diversité de ses origines et de ses sensibilités", a-t-il dit.
La Grande Mosquée de Paris, proche de l'Algérie et qui constitue l'une des trois grandes fédérations de l'islam de France, a démissionné le 11 juillet dernier du CFCM qui reste ainsi dominé par le Rassemblement des musulmans de France (RMF), proche du Maroc, et dont est issu son président Mohammed Moussaoui.
Mettre fin aux divisions
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"La Fondation des oeuvres de l'islam est le cadre normal du financement des lieux de culte ; elle ne peut être éternellement la victime des désaccords entre tendances de l'islam de France. C'est un enjeu pour la République et pour l'ensemble des musulmans", selon Manuel Valls.
La fondation, présidée par le recteur de la Grande Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur a bénéficié d'un don d'un million d'euros de l'avionneur Dassault lors de sa création. La fondation, qui devait verser une subvention votée de 150 000 euros au CFCM n'a débloqué qu'un tiers de la somme, a expliqué à l'AFP un responsable musulman sous le couvert de l'anonymat. Selon lui, la fondation "est aujourd'hui dans l'illégalité" puisque le mandat de son conseil d'administration a expiré en 2011.
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