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Interdiction d'ordinateurs en cabine sur des vols en provenance de plusieurs pays arabes


Mercredi 22 Mars 2017 modifié le Jeudi 23 Mars 2017 - 06:15




Washington et Londres ont décidé d'interdire ordinateurs portables et tablettes en cabine, sur les vols en provenance de plusieurs pays arabes et de Turquie. Voici ce que l'on sait :

- Selon la décision américaine, tous les appareils électroniques plus gros qu'un téléphone portable seront interdits en cabine et devront être mis en soute. Cela concerne les ordinateurs portables, tablettes, consoles de jeux, liseuses, lecteurs de DVD, appareils photos...

- Pour les vols directs des compagnies concernées à destination du Royaume-Uni, Londres a décidé d'interdire en cabine "tout téléphone, ordinateur portable ou tablette plus grand qu'un téléphone portable de taille normale (longueur 16 cm, largeur 9,3 cm et épaisseur 1,5 cm)".

- Les Etats-Unis vont appliquer ces mesures à partir de samedi à huit pays, tous alliés ou partenaires de Washington : la Jordanie, l'Egypte, la Turquie, l'Arabie saoudite, le Koweït, le Qatar, les Emirats arabes unis et le Maroc.

- Le Royaume-Uni applique ses restrictions à la Turquie et cinq pays arabes : le Liban, la Jordanie, l'Egypte, la Tunisie et l'Arabie saoudite. Ces mesures ont été immédiatement notifiées aux compagnies aériennes, qui ont jusqu'à samedi au plus tard pour les mettre en application, a indiqué un porte-parole du gouvernement britannique.

- Une cinquantaine de vols quotidiens de neuf compagnies aériennes (Royal Jordanian, EgyptAir, Turkish Airlines, Saudi Airlines, Kuwait Airways, Royal Air Maroc, Qatar Airways, Emirates et Etihad Airways) sont affectés par la décision américaine.

- La décision britannique concerne 14 compagnies : British Airways, EasyJet, Jet2.com, Monarch, Thomas Cook, Thomson, Turkish Airlines, Pegasus Airways, Atlas-Global Airlines, Middle East Airlines, Egyptair, Royal Jordanian, Tunis Air et Saudia.

- Les Etats-Unis ont invoqué un risque d'attentats. "L'examen de renseignements indique que des groupes terroristes continuent de viser le transport aérien et cherchent de nouvelles méthodes pour perpétrer leurs attentats, comme dissimuler des explosifs dans des biens de consommation", a expliqué un responsable américain.

D'après la chaîne CNN, citant un cadre de l'administration de Donald Trump, cette décision serait liée à une menace émanant d'Al-Qaïda dans la péninsule arabique (AQPA), la branche du groupe jihadiste au Yémen.

- A Londres, le ministre des Transports Chris Gayling a évoqué devant le parlement, de "menace terroriste en constante évolution". Le porte-parole du gouvernement s'est contenté d'invoquer "la sécurité des voyageurs", refusant de détailler la nature de la menace.

- La France réfléchit : un porte-parole de la Direction générale de l'aviation civile (DGAC) a déclaré à l'AFP que pour l'instant "rien n'a été décidé ni arbitré pour ce qui est de la France. Il y a une analyse du risque qui est en cours par les services compétents en matière de sûreté aérienne, et également des discussions interministérielles en cours qui détermineront si mesures il y a ou pas".

- Le Canada, membre de la puissante alliance des services de renseignement "Five Eyes" avec les Etats-Unis, le Royaume-Uni, l'Australie et la Nouvelle-Zélande, examine la possibilité d'imiter les Etats-Unis et le Royaume-Uni, selon le ministre des Transports, Marc Garneau.

- L'Allemagne, l'Australie et la Nouvelle-Zélande ont pour l'heure écarté l'idée d'appliquer des mesures identiques. Le ministère allemand de l'Intérieur a ainsi indiqué que "l'Allemagne ne prévoit pas actuellement de mesure équivalente".

- Jusqu'ici seule la Turquie a réagi : le ministre des Transports Ahmet Arslan a demandé aux Etats-Unis "de revenir" sur cette mesure ou de l'"alléger", en invoquant notamment l'impact potentiel sur l'afflux de passagers pour la compagnie Turkish Airlines, fleuron de l'économie turque.

Mercredi, le chef de la diplomatie turque a mis en doute l'efficacité de la décision américaine. "Un terroriste de Daech (acronyme du groupe Etat islamique en arabe) peut embarquer de n'importe où", a déclaré le ministre, Mevlüt Cavusoglu, cité par l'agence pro-gouvernementale Anadolu.

(Avec AFP)

Mercredi 22 Mars 2017 - 16:37





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