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Fathallah Sijilmassi: l'UpM s'attache à assurer une plus forte participation de la femme dans tous ses projets


Jeudi 12 Septembre 2013 modifié le Vendredi 13 Septembre 2013 - 08:38

Dans un entretien à Atlasinfo, le secrétaire général de l’Union pour la Méditerranée (UpM), Fathallah Sijilmassi a estimé que la 3è conférence ministérielle de l'UpM, organisée jeudi à Paris sur le thème "Le renforcement du rôle des femmes dans la société", a donné une impulsion politique à l'Union à travers la participation de vingt-trois ministres, et a affirmé que l'UpM s'attache à assurer une plus forte participation de la femme dans tous ses projets sectoriels et à prendre en compte la question de l'égalité femme/homme dans l'ensemble de ses activités et partenariats.




Fathallah Sijilmassi: l'UpM s'attache à assurer une plus forte participation de la femme dans tous ses projets
La 3è conférence ministérielle de l'Union pour la Méditerranée (UpM), organisée jeudi à Paris sur le thème "Le renforcement du rôle des femmes dans la société" a pris fin. Cette conférence a-t-elle atteint son objectif ?

Cette conférence a pleinement atteint ses objectifs. D’abord, cela fait deux et demi qu’il n’y a pas eu de conférence de l’Union pour la Méditerranée (UpM). Il était important de relancer sur le plan politique la possibilité de pouvoir organiser des réunions ministérielles thématiques et sectorielles pour renforcer la capacité de l’UpM à travailler et à faire aboutir des projets concrets. Et puis cette conférence a donné une impulsion politique à l'Union à travers la participation des 43 pays membres de l’UpM. Vingt-trois ministres étaient présentes à cette réunion ainsi que des délégations de très haut niveau auxquels il faut ajouter la Libye comme pays membre observateur actif. Je formule le souhait que la Libye devienne un membre à part entière de l’UpM et rejoindre la famille méditerranéenne. C’est sa vocation.

La Syrie n’a pas pris part à cette conférence ?

La Syrie est membre de l’UpM. Mais elle a suspendu sa participation suite aux sanctions qui ont été prises à son encontre il y a deux ans. Mais au-delà de cette situation juridco-institutionnelle, j’exprime ici ma pleine solidarité avec le peuple syrien et je dis que nous sommes engagés dans des projets qui incluent les Syriens. Le peuple syrien a plus que jamais besoin de notre soutien et de notre solidarité. Une réunion a été spécialement consacrée à la situation dramatique des femmes syriennes.

Cette conférence a-t-elle donné une nouvelle impulsion politique à l’UpM ?

Cette conférence a donné deux grands signaux. Elle a donné l’affirmation de la volonté politique d’une nouvelle impulsion à l’UpM. Deux autres conférences ministérielles sont également attendues sur le transport et l’énergie en novembre et décembre à Bruxelles. Il y a également la volonté que ce soutien politique puisse s’accompagner d’une opérationnalisation et d’un mécanisme de suivi. Le secrétariat général de l’UpM, basé à Barcelone, est totalement dédié à cette fonction.

La Déclaration de Paris porte une vision forte et moderne des droits des femmes. Une douzaine de projets ont été adoptés dans ce sens. L’UpM va-t-elle assurer le suivi de ces projets?

L’UpM s'engage à assurer un suivi opérationnel et concret des décisions et engagements pris. La tenue en mars prochain à Barcelone d'une conférence des projets sera l'occasion de mettre en œuvre les 12 premiers projets initiés lors de cette rencontre. Cette conférence permettra ainsi de renforcer les synergies et la cohérence entre les projets qui traitent de la question de la femme et d'accroître le nombre de projets régionaux. Notre ambition est de transformer ce processus en un processus qui implique davantage les sociétés civiles, le secteur privé, les institutions financières internationales et les gouvernements, de sorte d’avoir des projets régionaux concrets. Avec la Déclaration de Paris, les 43 pays ont clairement donné une indication et une direction. Aujourd’hui, nous sommes résolument tournés vers la modernité, vers le progrès et vers le futur.


Vous défendez une implication plus forte des sociétés civiles du pourtour méditerranéen ?

Les sociétés civiles dans les régions euro-méditerranéennes sont en avance sur les gouvernements en termes de coopération, d’interactions et de mobilité. A ce propos, le Maroc, qui a une société civile très dynamique, est présent dans tous les projets que nous développons au niveau de l’UpM sur la question de la femme et le renforcement du rôle de la femme dans la société. Deux manifestations vont bientôt se tenir au Maroc et l’UpM y est étroitement associée. La première est organisée par l’association des femmes entrepreneurs au Maroc. C’est une réunion mondiale des femmes chefs d’entreprises. La deuxième se déroulera à Rabat et sera consacrée aux femmes en Méditerranée.

Le Maroc est un membre actif au sein de l’UpM ?

Effectivement, le Maroc est très actif au sein de l’UpM. Il est présent dans la quasi-totalité des projets que nous menons. Grâce à son développement économique et social et grâce à la
dynamique de sa société civile, il est un partenaire essentiel dans la promotion de la coopération régionale notamment sur le plan de l’intégration régionale au Maghreb qui est si nécessaire.



Jeudi 12 Septembre 2013 - 19:59

Propos recueillis par Hasna Daoudi