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Détournement des aides humanitaires destinées aux camps de Tindouf: "Manos Limpias" élargit sa plainte au président de CEAS-Sahara


Samedi 16 Janvier 2016 modifié le Samedi 16 Janvier 2016 - 22:19

"Manos Limpias" (Mains propres), influent syndicat en Espagne, a décidé de poursuivre en justice les dirigeants du Polisario et les associations et ONG espagnoles qui les soutiennent pour fraude et détournements massifs des aides humanitaires destinées aux populations des camps de Tindouf.
Le syndicat espagnol des fonctionnaires publics "Manos Limpias" a ainsi élargi vendredi sa plainte au président de la Coordination Etatique des Associations Solidaires avec le Sahara (CEAS-Sahara), José Taboada Valdes.




Le syndicat "Manos Limpias" a présenté au Ministère public Anti-corruption une extension de la plainte qu’elle a présentée en mai dernier pour fraude présumée de près de 20 millions d'euros, détectée par l’Office Européen de Lutte contre la Fraude (OLAF) dans la gestion des aides humanitaires destinées aux camps des Tindouf, que différents ONG ont canalisée entre 2003 et 2007.
Dans ce nouveau document, le syndicat signale comme possibles responsables, huit personnes dont José Taboada Valdes, président de la Coordination Etatique des Associations Solidaires avec le Sahara (CEAS-Sahara).
La demande d'ouverture de diligences est dirigée contre les auteurs matériels présumés de ladite fraude qui sont, selon "Manos limpias", les responsables du Polisario et de CEAS pour la dite fraude, ainsi que «contre les complices et coopérants nécessaires dans cette fraude massive».
Selon la plainte, la fraude présumée se serait basée sur la manipulation du nombre de réfugiés dans les camps de Tindouf, le détournement de fonds et la vente des produits alimentaires des aides dans les pays voisins
Dans le document, "Manos Limpias" apporte une liste de noms qui seraient des «intermédiaires» dans le détournement des aides humanitaires.
Outre Taboada, le document inclut Salek Baba Hassana, pseudo Secrétaire General de la Jeunesse du FP ; Yahya Bouhabini, président du pseudo "Croissant rouge sahraoui" ; Mohamed Yeslem Beisset, représentant des mercenaires à Washington ; Mohamed Salem Ould Salek, MAE de la pseudo RASD ;Khatri Eddouh, chef de la Délégation des négociations du Polisario et Enazih Sidi Othmane, directeur du pseudo Trésor Général du Polisario et M'Hamed Khaddad, coordinateur avec la MINURSO.
Dans le nouveau document, "Manos Limpias" signale que la destination de ces aides obtenues illicitement, en plus de l’enrichissement personnel des fraudeurs, «il existe une présomption plus que raisonnable qu'elles peuvent être utilisées à des fins terroristes ou de déstabilisation des régimes et d’achat d'armes pour le Polisario et l'Algérie».
Le document ajoute que les «intermédiaires» cités appartiennent au Front Polisario ou ont une relation étroite avec ce dernier, ce qui signifie que les aides destinées aux camps de Tindouf sont contrôlées par ces personnes. Pour cette raison, il demande aux Forces de Sécurité espagnoles de recueillir des informations des citoyens soupçonnés d'appropriation de ses aides et sur leur destinée et demande au procureur anticorruption de prendre en considération le rapport de l'OLAF qui met en évidence cette fraude.

Manque de Contrôle


La plainte ajoute que «le manque de contrôle par les différentes autorités espagnoles et le manque d’audit des organes de contrôle des Communautés autonomes et de la cour des comptes, ont rendu possible que cette grande fraude soit toujours impunie».
Le rapport de l'OLAF apporté au Ministère public parle «de surestimation du nombre de réfugiés» que la Commission Européenne assiste depuis 1975 et de détournement «massifs et systématiques» des aides humanitaire depuis le port algérien d'Oran.
Une autre partie des aides aurait été soustraite, selon ce rapport, dans le trajet entre Oran et les camps de Tindouf, à travers des «dépôts clandestins» avec l’implication des officiers chargés de stocker une partie de la marchandise destinée à la revente.
Les enquêteurs ont également confirmé l'existence de produits de ces aides portant le tampon de la Direction Générale de l'Aide Humanitaire et la Protection Civile (ECHO), destinés aux camps de Tindouf, dans les marchés publics de Nouakchott en Mauritanie à 1.500 km et ceux de Bechar à 800 km.
Le rapport alerte de même «de l'utilisation des prisonniers de guerre et des civils comme main-d'œuvre dans le détournement, pour la construction des installations financées par les aides internationales, ainsi que la substitution des bons produits alimentaires par d'autres de qualité inférieure».
Au niveau logistique, le rapport de l'OLAF note en outre que le transport d'Oran à Rabouni dure entre 15 et 49 jours au lieu de 5 jours, «ce qui constitue une autre manière opératoire utilisée pour détourner les aides humanitaires».
Samedi 16 Janvier 2016 - 13:30

Avec Europa Press




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