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DSK et les femmes : un secret de Polichinelle


Mardi 17 Mai 2011 modifié le Mardi 17 Mai 2011 - 21:51

Fidèle à son principe de ne pas parler de la vie privée, la presse française avait épargné le directeur du FMI.




«Le seul vrai problème de Strauss-Kahn est son rapport aux femmes. Trop pressant, il frôle souvent le harcèlement. Un travers connu des médias, mais dont personne ne parle (on est en France). Or, le FMI est une institution internationale où les mœurs sont anglo-saxonnes. Un geste déplacé, une allusion trop précise, et c’est la curée médiatique. […] La France ne peut pas se permettre un nouveau scandale.» Ces quelques lignes publiées le 9 juillet 2007 sur mon blog, «Coulisses de Bruxelles», alors que la candidature de DSK à la tête du FMI vient d’être annoncée par Nicolas Sarkozy, déclenchent l’émoi. Quelques heures après la publication de ce papier, je reçois un appel de Ramzi Khiroun, l’un des communicants de Dominique Strauss-Kahn : «On sait que tu aimes bien DSK et on ne comprend pas du tout que tu aies publié ce papier.» Le ton est complice (il me tutoie alors que je ne l’ai jamais rencontré), pas fâché, juste attristé : comment ai-je pu faire un tel «coup» à son mentor ?

Portable. Je connais DSK depuis que je l’ai suivi dans ses activités européennes, lorsqu’il était ministre des Finances entre 1997 et 1999. A plusieurs occasions, je l’ai vu draguer ouvertement et lourdement des consœurs («Voici mon portable personnel, appelez-moi jour et nuit si vous voulez des scoops, on pourra dîner ensemble.»)

Un peu surpris par un tel comportement totalement inhabituel dans la classe politique française, où la discrétion est plutôt de rigueur, je m’en étais ouvert à mes confrères. Et j’ai appris, sidéré, qu’il s’agissait d’un secret de polichinelle dans la profession : DSK avait depuis longtemps la réputation d’être un «dragueur», chacun ayant son anecdote plus ou moins truculente. Les femmes qui voulaient éviter des ennuis savaient qu’il valait mieux éviter de se retrouver seule avec lui. Si, en France, les hommes qualifient son comportement de «french lover», dans le monde anglo-saxon ou nordique on considérerait qu’il s’agit de harcèlement sexuel, un délit pénal…

Vie privée. Mais en France, on ne parle pas dans la presse de ce qu’on appelle la vie privée : celle-ci n’est pas un objet d’enquête journalistique, même si les politiques n’hésitent pas à s’en servir pour vendre leur candidature ou si leur comportement est proche du délit pénal. Ce qui relève de la vie privée devrait, selon moi, être étroitement circonscrit aux relations entre adultes consentants et s’il n’y a pas harcèlement ou abus de pouvoir de quelque nature que ce soit. En outre, les femmes portent rarement plainte en France pour harcèlement ou même pour tentative de viol : peur du regard des autres, difficulté de prouver les faits, crainte de perdre tout accès au monde politique pour les journalistes qui s’y risqueraient. Or, il me semblait que le comportement de DSK risquait de lui valoir les pires ennuis aux Etats-Unis où l’on ne plaisante pas avec le droit des femmes et où la sphère privée est réduite à sa plus simple expression dès lors qu’il y a possibilité de délit. Je ne voulais pas, en outre, que les médias soient une nouvelle fois accusés de dissimulation si DSK trébuchait à Washington, après la fille cachée de François Mitterrand ou la séparation de Ségolène Royal et François Hollande en pleine campagne présidentielle, deux informations que le Tout-Paris connaissait, mais pas les citoyens. Je savais que je brisais un tabou. Ramzi Khiroun a d’ailleurs osé me demander de supprimer mon papier de mon blog afin «de ne pas nuire à Dominique». Une scène inimaginable dans une démocratie avancée. Ce que j’ai évidemment refusé : «Le retirer serait admettre que j’ai eu tort de le publier. Si DSK n’est pas content, il peut me poursuivre en diffamation.» «Dominique n’a absolument pas l’intention de te poursuivre, Jean. Alors qu’est ce qu’on peut faire ?» Je lui ai donc promis de publier un second papier sur mon blog expliquant le sens de ma démarche, ce qui fut fait deux jours plus tard.

Depuis, je n’ai plus jamais eu de nouvelles de Khiroun. Les sites Internet ont repris à plaisir mes quelques phrases. Le débat ne quittera pas la Toile, du moins en France. L’information sera reprise en Allemagne, en Italie, en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis et en Espagne. Il faudra attendre la nomination officielle de DSK à la tête du FMI pour que la presse écrite française reprenne mon blog. Mais nulle enquête, nulle confirmation, rien : on se contente prudemment de me citer, au cas où.

Eponge. Un an plus tard, l’affaire Piroska Nagy, du nom de la subordonnée de DSK avec laquelle il a eu une courte relation, est révélée par le Wall Street Journal. Il y a manifestement eu harcèlement, comme elle l’écrira dans une lettre que j’ai publiée sur mon blog, mais le FMI passera l’éponge. L’alerte a été chaude, même si, pour la première fois en France, on a évoqué ouvertement le comportement de DSK à l’égard des femmes. Mais cela n’ira pas plus loin : devenu la meilleure chance de la gauche, il n’est pas question d’écorner son image. Jusqu’à ce week-end.
Mardi 17 Mai 2011 - 21:19

Par JEAN QUATREMER (Libération)





1.Posté par ecoue le 18/05/2011 11:06 | Alerter
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La gauche est elle aussi pauvre d'avenir pour attendre DSK comme le messie et, pour ne pas entacher la réputation de l'ICONE, la gauche s'émeut de ce que la justice outre atlantique est capable de montrer au monde ! UN VIOLEUR !
Que le jugement d'un puissant soit le même que pour un misérable.
Choquée la gauche ! Ce qui me choque c'est l'infâme hypocrisie des copains copines de cet HARCELEUR. ECOEURANT
La victime ce n'est pas ce MONSTRE, victime lui de ses pulsions plus fortes que la raison , non la VICTIME c'est CETTE FEMME qui a subi ces outrages . NE L'OUBLIONS PAS. La presse française va tenter de nous faire croire maintenant que la VICTIME était consentante.

2.Posté par jean le 20/07/2011 20:10 | Alerter
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LA CRIMINALITE INTEGREE
La mise en doute s'impose dans l'affaire DSK en raison des faits qui se produisent dans les affaires liées de façon extra-frontalière Suisse-Canada-France, et Madame Banon dépose une plainte contre DSK, mais elle doit connaître certaines difficultés qu'elle ne doit pas négligées, mais qui ne doivent pas la dissuaduer dans ses démarches. Dans l'affaire pendante de l'escroquerie Jacques PYTHON - DE MONTENACH- MARIA-CLAUDE SERMIER - DELAPORTE ( l'aidant en Suisse du Pakistan dans sa fraude fiscale ) devant la 13 ième chambre correctionnelle du T.G.I. de Paris portant sur plusieurs millions de francs suisses et dissimulation de mineur, fraude à l'état civil avec recel des fichiers secrets de la Police de Lyon, le Procureur général a plaidé en faveur de ce dernier sur la foi des déclarations mensongères de ce même dernier pour faire annuler une citation directe parce qu'un juge hélvètique aux Affaires Familiales poursuivie a validé et recelé le produit de la criminalité en faveur de J. PYTHON. C'est donc en ce sens qu'il y a des similarités relativement aux pressions qui sont menées dans dans le dossier DSK ou PYTHON s'il y en a.
Et à en devenir Le futur scandale de la criminalité intégrée, n'eut été des problèmes de Douanes Canada et d'avec Jean-François RAINVILLE -on ne parle pas ici du Pape - avec sa hiérarchie dissimulant et à l'origine d'acte criminel. Alors aujourd'hui, nous avons notre Procureur général du Canada qui a pris position face au méga procès québecois et aussi en tenant sous le coude les 3 plaintes criminelles contre des fonctionnaires fédéraux ( art 337. C.C. du Canada et vols ainsi que harcèlement criminel ). Et dernièrement il y a eu la ventilation des hells angels par notre ami James BRUNTON. J. BRUNTON n'a t-il pas du temps ou il était procureur de la couronne fait utilisation des 3 faux . Faux avec la vraie signature d'un Juge de la Cour Supérieure du Québec que son client de l'époque a utilisé et lui ( James BRUNTON ) a recelé lui-même afin de couvrir une "bavure policière " d'au moins 5 policiers de la G.R.C.. notons qu'il y a eu une suite internationale, puisque un avocat genevois a recelé avec l'entière complicité d'un Juge de Genève l'information secrète de dossiers de la G.R.C., 4225 Dorchester, et assertions ordurières du club des 5 de la G.R.C. de la bavure policière dans laquelle il y a eu commission des actes criminels par ces derniers. Le recel par l'avocat genevois des informations et éléments confidentiels des dossiers de la G.R.C. a permis à ce dernier de commetre une escroquerie et une dissimulation de mineur, avec succès . Cette escroquerie porte sur quelques millions de dollars. Tient au fait lors des vols avec, par, et sous la responsabilité de Jean-François RAINVILLE du 16 décembre 2009 au 18 décembre 2009 au 7100 Tellier, à Montréal; est-ce le pretexte de fouille douanière pour en extraire officiellement trois copies de 5 gr. d'un dossier confidentiel de juris-comptable qui est pour permettre d`intercepter des pièces de dossier de justice ( la procédure d`escroquerie pendante à Paris ) contre l'avocat genevois et Ass dans lequel sont impliqués les 5 policiers de la G.R.C. à l'origine de la bavure policière couverte. D'autant plus qu' il y a eu décès d'hommes ( du moins 1 femme et 1 homme ) 6 mois après les interventions avec les actes criminels des 5 policiers de la G.R.C. des suites du passage de nos célébres cavaliers qui se sont comporté de façon cavalière, le tout répété le 13.12. 2004: ces actes criminels ont été commis pour faire des pressions puis dans le but de recel du produit de la criminalité par J. PYTHON, en Suisse, la criminalité hélvètique rayonnante.Alors la criminalité intégrée les vélo-moteurs haute cylindrés, les fonctionnaires ou les avocats mangeurs de chocolat.


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