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Assad: "Des contacts entre services de renseignement français et syriens existent"


Lundi 20 Avril 2015 modifié le Mardi 21 Avril 2015 - 13:04

Des contacts entre services de renseignement français et syriens existent en dépit de la rupture des relations diplomatiques bilatérales, a affirmé le président syrien Bachar al-Assad dans un entretien à la chaîne de télévision France 2 diffusé lundi.




"Il y a des contacts, mais il n'y a pas de coopération", a déclaré le président syrien, en réponse à une question de David Pujadas sur les liens entre les services de renseignement syrien et français.
"Il y a des contacts, mais il n'y a pas de coopération", a déclaré le président syrien, en réponse à une question de David Pujadas sur les liens entre les services de renseignement syrien et français.
"Il y a des contacts mais il n'y a pas de coopération", a déclaré le président syrien, en réponse à une question sur les liens entre les services de renseignement syriens et français. "Nous avons rencontré certains responsables de vos services de renseignement mais il n'y pas de coopération" ni d'échanges d'informations, a-t-il ajouté sans les identifier.

Ces responsables français "sont venus en Syrie mais nous ne sommes pas allés en France. Ils sont peut-être venus pour échanger des informations mais quand vous voulez avoir ce type de collaboration, il faut de la bonne volonté des deux côtés", a poursuivi Bachar al-Assad, en laissant entendre que tel n'est pas le cas du côté de Paris.

Le président syrien n'a pas précisé quand ces responsables français sont venus en Syrie. Il assure que c'est Paris qui a fait la demande d'une rencontre. "Nous les avons rencontrés. Il y a eu une réunion avec eux", a-t-il dit, assurant n'avoir "rien à demander aux services de renseignements français".

Interrogés sur l'existence de ces contacts bilatéraux, le ministère français des Affaires étrangères et la direction générale de la sécurité extérieure (DGSE, service de renseignement français) se sont refusés lundi à tout commentaire.

Interrogé sur la présence éventuelle de détenus jihadistes français en Syrie, Bachar al-Assad a assuré qu'il n'y en a "aucun dans (ses) prisons". "Nous n'avons que des informations. La plupart de ces jihadistes viennent ici pour combattre, mourir et aller au paradis".

"Nous sommes toujours intéressés au dialogue avec quiconque", a aussi indiqué le président syrien en réponse à une question sur une relance des relations avec la France. "Mais comment peut-on établir un dialogue avec un régime qui soutient le terrorisme dans notre pays?", s'est-il interrogé, en reprenant son antienne selon laquelle les opposants à son pouvoir ne sont que des terroristes.

"Les fers de lance contre la Syrie ont été: un la France, deux le Royaume-Uni", a-t-il aussi déploré en jugeant que "personne ne prend plus au sérieux les déclarations des responsables français".

"Pour une simple raison: c'est que la France est devenue en quelque sorte un satellite de la politique américaine dans la région. Elle n'est pas indépendante, et n'a aucun poids, elle n'a plus aucune crédibilité", a-t-il ajouté.

Fin 2013, des diplomates avaient déjà affirmé que des ambassadeurs et des membres des services de renseignements européens avaient repris discrètement le chemin de Damas pour prendre contact avec des responsables syriens.

Un de ces diplomates avait indiqué à l'époque à l'AFP que la France avait envoyé deux de ses agents rencontrer en Syrie le général Ali Mamlouk, chef des services secrets syriens pour lui demander s'il était prêt à reprendre les anciennes relations entre les services.

Le responsable syrien avait répondu que Damas était prêt à reprendre une coopération sous condition que l'ambassade de France soit rouverte dans le pays.

Paris, comme Londres, a fermé en mars 2012 son ambassade à Damas afin de protester contre la répression du régime. Depuis deux ans, la France fait l'objet de pressions syriennes et de certains hommes politiques français pour restaurer les relations diplomatiques bilatérales mais le président François Hollande s'y refuse jusqu'à présent officiellement et de manière catégorique.
Lundi 20 Avril 2015 - 23:00

Avec AFP




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