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Pêche aux anguilles interdite en Gironde en raison d'une contamination  28/04/2010

Les préfectures de Gironde et de Charente-Maritime ont interdit hier la pêche, la consommation et la commercialisation des anguilles de l'estuaire de la Gironde en raison d'une contamination aux pyralènes, ont-elles annoncé dans un communiqué.

"Il a été mis en évidence une contamination par les PCB dans la chair de ces poissons", ont annoncé les préfectures, sans indiquer jusqu'à quelle date courait cette interdiction ni d'où provenait cette contamination.

"La consommation fréquente de poissons contaminés constitue un risque potentiel pour la santé humaine, en particulier chez les femmes en âge de procréer et les enfants de moins de trois ans", a-t-on encore précisé

Attentat suicide à la voiture piégée au Pakistan: 4 policiers tués  28/04/2010

Un attentat suicide à la voiture piégée a visé mercredi matin un point de contrôle routier près de Peshawar, dans le nord-ouest du Pakistan, tuant quatre policiers et blessant huit personnes, a annoncé la police.

Un kamikaze a fait sauter son véhicule rempli d'explosifs à Tir Bala, dans la banlieue de la capitale de la province de la frontière du Nord-Ouest (NWFP), voisine de l'Afghanistan.

"Le véhicule venait de la zone tribale. Il était rempli d'explosifs et le kamikaze venait de Mohmand", a indiqué à l'AFP un officier de police, Liaqat Ali.

"Quatre policiers ont été tués et huit personnes blessées", a-t-il précisé.

La dette grecque ne sera pas restructurée  28/04/2010

Il n'est "pas question de restructurer la dette" de la Grèce, a affirmé mercredi à Tokyo le président de l'Union européenne, Herman Van Rompuy, qui a convoqué un sommet des pays de la zone euro sur la crise grecque aux alentours du 10 mai. Les négociations entre la Commission européenne, la Banque centrale européenne (BCE) et le Fonds monétaire international (FMI) "se poursuivent", a déclaré M. Van Rompuy au cours d'une conférence de presse en marge d'un sommet Japon-UE. "Elles sont sur la bonne voie et il n'est pas question de restructurer la dette", a-t-il affirmé, rejoignant le point de vue exprimé par plusieurs autres dirigeants européens ces derniers jours.

Le président de la Banque centrale européenne (BCE) a lui aussi assuré mardi soir aux Etats-Unis qu'il était "hors de question" que la Grèce ou n'importe quel autre pays de la zone euro fasse défaut sur ses emprunts. "Je confirme que j'ai l'intention de convoquer une réunion de l'Eurogroupe, au niveau des chefs d'Etat et de gouvernement, autour du 10 mai", a par ailleurs annoncé M. Van Rompuy. "Sur la base d'un rapport qui sera finalisé dans les prochains jours, les chefs d'Etat et de gouvernement décideront de l'activation du versement de l'aide actuellement en discussions entre la Commission européenne, la BCE et le FMI, et bien sûr le gouvernement grec", a-t-il ajouté. Une telle réunion au plus haut niveau sera sans précédent depuis le tout premier sommet de ce type, qui s'était déroulé à l'automne 2008 à Paris, à l'époque sur la crise financière.

USA: un Américain accusé de liens avec Al-Qaida plaide coupable  28/04/2010

Sayed Hashmi, un Américain de 30 ans accusé d'avoir aidé le réseau Al-Qaïda, a plaidé coupable mardi devant un tribunal fédéral de New York, a-t-on appris de source judiciaire.

Le procès de Hashmi devait s'ouvrir mercredi devant la juge Loretta Preska.

Le jeune homme a reconnu avoir apporté son soutien à Al-Qaida, et ce faisant a évité un procès, au terme duquel il encourait jusqu'à 70 ans de prison.

La sentence sera prononcée le 7 juin, et il est maintenant passible d'un maximum de 15 ans de détention, ayant plaidé coupable.

La juge avait opté lundi en faveur du maintien du secret sur l'identité des membres du jury, à cause du rôle important qu'aurait joué Hashmi en fournissant du matériel à des militants d'Al-Qaïda combattant les forces américaines en Afghanistan.

Les associations de défense des droits de l'homme contestaient cette décision, assurant que cette mesure inhabituelle empêchait Sayed Hashmi de bénéficier d'un procès équitable.

Le jeune homme, né au Pakistan et élevé à New York, avait été arrêté en 2006 en Grande-Bretagne et extradé l'année suivante pour être jugé aux Etats-Unis.

Les enquêteurs soutiennent qu'il a autorisé un homme soupçonné de terrorisme à séjourner dans son logement d'étudiant à Londres et qu'il a permis à cet homme d'utiliser son téléphone portable pour appeler d'autres suspects.

L'hôte aurait par ailleurs stocké dans le logement des vêtements, notamment des imperméables et des "chaussettes imperméabilisées", qui ont été livrés à des combattants d'Al-Qaïda au Pakistan.

Amnesty International et le Centre pour les droits constitutionnels affirment que la détention préventive du jeune homme a été particulièrement sévère, et qu'il n'a pas été autorisé à préparer convenablement sa défense.

Karachi: Balladur entendu mercredi par la mission parlementaire  28/04/2010

Edouard Balladur sera entendu mercredi par la mission d'information parlementaire sur l'attentat de Karachi en 2002 après avoir demandé à l'être suite aux révélations de Libération sur un financement présumé illégal de sa campagne présidentielle de 1995, a-t-on appris mardi auprès du président de la mission, Yves Fromion.

Mardi, M. Fromion (UMP) avait déclaré à l'AFP que l'ancien Premier ministre (1993-1995) avait "lui-même demandé à être entendu". Il s'était refusé néanmoins alors à donner des indications sur la date de cette audition.

Cette audition se déroulera mercredi à huis-clos, a-t-il précisé, confirmant une information de France 2.

Mardi, l'avocat des familles de victimes de l'attentat de Karachi, Me Olivier Morice, avait accusé M. Balladur de mentir et annoncé qu'il demanderait aussi son audition, mais devant le juge d'instruction antiterroriste chargé de l'enquête, Marc Trévidic.

Selon Libération, la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995 aurait reçu 10 millions de francs (1,5 million d'euros) en espèces provenant de rétrocommissions occultes liées à la vente de sous-marins français au Pakistan.

La justice antiterroriste française enquête sur un attentat qui avait causé en 2002 à Karachi la mort de 11 Français travaillant pour la Direction de la construction navale (DCN) qui avaient vendu ces sous-marins. L'hypothèse d'une vengeance liée au non-versement de commissions promises dans le cadre du contrat signé par la DCN a été évoquée.

Sarkozy en Chine, une visite "politique" pour sceller la réconciliation avec Pékin  27/04/2010

Nicolas Sarkozy effectue du 28 avril au 1er mai sa deuxième visite d'Etat en Chine, un voyage "politique", selon l'Elysée, sans gros contrats à la clé, destiné à sceller la réconciliation entre Paris et Pékin, après la brouille de 2008 autour du Tibet et du dalaï lama.

Le chef de l'Etat sera accompagné de son épouse, Carla Bruni-Sarkozy.

Cette visite conduira M. Sarkozy à Pékin, où il s'entretiendra avec son homologue Hu Jintao, le Premier ministre Wen Jiabao et le président de l'Assemblée populaire Wu Bangguo, puis à Shanghaï, pour la cérémonie d'ouverture, le 30 avril au soir, de l'exposition universelle.

Pour Paris comme pour Pékin, cette visite d'Etat - la deuxième pour le président français, après celle de novembre 2007, "du jamais vu", souligne-t-on à l'Elysée - est le point d'orgue de la "réconciliation" après le coup de froid des relations franco-chinoises il y a deux ans.

La brouille entre Paris et Pékin avait duré plusieurs mois, une série d'événements en 2008 ayant ulcéré les Chinois : les déclarations de M. Sarkozy s'affirmant "choqué" par la répression chinoise contre le Tibet au printemps 2008, le passage chahuté de la flamme olympique en avril par des militants pro-tibétains et la rencontre entre le président français et le dalaï lama, chef spirituel des Tibétains et bête noire des Chinois, à Gdansk en décembre.

L'atmosphère entre Français et Chinois avait commencé à se détendre au printemps 2009, lors d'une rencontre entre MM. Sarkozy et Hu au sommet du G20 à Londres.

En décembre 2009, le Premier ministre François Fillon, en déplacement à Pékin, assurait que les "malentendus" franco-chinois étaient "dissipés".

"La Chine attache une grande importance" à la visite de M. Sarkozy et "nous nous attendons à ce qu'elle soit impressionnante", affirme-t-on à Pékin.

"2010 sera une année franco-chinoise exceptionnelle qui n'a aucun précédent", renchérit-on à Paris, où l'on parle de "retour à des relations sans nuages".

"Nous voulons développer un partenariat avec la Chine dans le cadre du G20" que la France présidera à partir de novembre, affirme également l'Elysée, qui insiste sur "le rôle croissant, décisif, majeur" de Pékin sur l'économie mondiale. "Pas de solution sans la Chine", résume-t-on.

Alors que la première visite d'Etat du président Sarkozy s'était soldée par une moisson de contrats commerciaux pour un montant de 20 milliards d'euros, la deuxième, aux visées plus "politiques", selon l'Elysée, ne se donne pas les mêmes buts.

"De grands projets de contrats seront discutés (nucléaire civil, aéronautique, environnement) mais il n'y aura pas d'annonces. Celles-ci seront faites lors de la visite d'Etat que le président Hu effectuera à l'automne", a-t-on indiqué à l'Elysée.

Les présidents Sarkozy et Hu devraient également discuter de l'Iran, la Chine étant, avec la Russie, l'un des membres du Conseil de sécurité le moins enclin à voter de nouvelles sanctions contre Téhéran.

Autre sujet "sensible", selon l'Elysée : la réévaluation du yuan, la monnaie chinoise dont la sous-évaluation fausse les règles de la concurrence et est dénoncée par tous.

"Mais on n'abordera pas ce sujet par cet angle étroit", dit-on à Paris. Le président préférera développer devant ses hôtes chinois l'un des sujets qu'il veut mettre au coeur de sa présidence du G20 : la refonte du système monétaire international.

Un juge français place Manuel Noriega en détention provisoire  27/04/2010

Un juge français a ordonné mardi le placement en détention provisoire de l'ancien dictateur du Panama Manuel Noriega, que la justice française souhaite rejuger pour blanchiment d'argent de la drogue dans les années 1980.Le juge de la détention et des libertés a annoncé qu'il allait être écroué à la prison de la Santé.

Le général Noriega, 76 ans, a passé 17 ans en prison aux Etats-Unis pour trafic de stupéfiants. Il a été extradé dans la nuit des Etats-Unis vers la France.

Manuel Noriega avait été condamné par défaut en 1999 par le tribunal correctionnel de Paris à dix ans de prison.

Il lui est reproché d'avoir transféré sur des comptes bancaires français près de 2,3 millions d'euros (15 millions de francs).


Des paysans sur leurs tracteurs dénoncent à Paris la baisse des revenus  27/04/2010

"Carla au secours on ne vit pas que d'amour et d'eau fraîche", "Sarko + Borloo = revenu 0" : plusieurs milliers d'agriculteurs, céréaliers pour la plupart, ont défilé mardi dans Paris, avec leurs rutilants tracteurs en tête, pour protester contre la baisse de leurs revenus.

"C'est comme un défilé du 14 juillet que les paysans offrent aux parisiens", a souligné à la sono, un organisateur, membre d'une des 14 fédérations régionales des syndicats d'exploitants agricoles (FRSEA) à l'origine de cette manifestation dont le défilé de tracteurs ultra-modernes a constitué le moment fort.

Sous un ciel bleu azur et dans une ambiance bon enfant, de nombreux agriculteurs, au volant de superbes véhicules, étaient visiblement ravis de parader devant des badauds impressionnés mais peu nombreux sur le parcours.

Beaucoup ont arrêté leur tracteur pour poser devant les promeneurs qui prenaient des photos avec leur téléphone portable.

"Nous avons mobilisé au-delà de ce que nous espérions", a déclaré à l'AFP Gilles Becker, secrétaire général de la fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles (FDSEA).

Selon les chiffres de la fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA), 11.400 manifestants et plus de 1.500 tracteurs ont participé en fin de matinée à ce défilé.

Bichonnés par leurs propriétaires, nombre de ces tracteurs s'étaient lancés depuis la veille, voire l'avant-veille, à l'assaut de la capitale. Certains ont parcouru des centaines de kilomètres à la vitesse de 30 à 40 km à l'heure. Comme Christophe Kirch, parti depuis dimanche de Metz et qui a mis deux jours pour rejoindre Paris pour témoigner que "depuis 2009, il travaille à perte".

Précédé d'un vieil engin, des années 50, convoyé pour l'occasion de Moselle, et conduit par un paysan portant le traditionnel béret basque, le cortège de tracteurs s'est ébranlé de la Place de la Nation.

Il devait faire une boucle de 7 km en passant par Bastille et République avant de revenir à son point de départ. Mais les tracteurs étaient si nombreux que le début du cortège était déjà revenu à son point de départ que les derniers engins n'avaient toujours pas quitté la Nation.

Les manifestants à pied ne devaient rejoindre le défilé qu'à partir de la République pour arriver en début d'après-midi Place de la Nation, où devait se tenir un meeting en présence de Jean-Michel Lemétayer, président de la FNSEA.

Des adhérents du syndicat des Jeunes Agriculteurs (JA) distribuaient aux promeneurs des tee-shirts affichant le slogan "Fauchés comme les blés" et au verso un tracteur barré de la mention "attention - paysans en colère".

La nouvelle génération des exploitants est particulièrement touchée par la chute des cours mondiaux des céréales alors que nombre de jeunes agriculteurs ont contracté des emprunts pour leur installation.

A part des banderoles accrochées aux tracteurs pour appeler à "vivre dignement de (son) métier", les slogans étaient rares, sinon pour dénoncer la baisse des cours mondiaux des céréales ou encore les règles environnementales."Il faut faire une pause dans tous ces règlements environnementaux que l'on nous impose et bien réfléchir aux conséquences", a demandé un manifestant de Poitou-Charentes à la sono.

Compréhensifs, les commerçants situés sur le parcours, estimaient que les paysans manifestaient "parce que leur travail ne sert plus à rien" ou parce qu'ils "ne gagnent rien, un peu comme moi" mais rares étaient les râleurs.

Voile intégral : le PS prêt au consensus  27/04/2010

Les députés socialistes sont prêts à voter la résolution contre le port du voile intégral. Mais ils y mettent une condition : que soit retiré le 18e point, qui prévoit des assises de la femme. «Les 17 premiers considérants ne nous posent aucun problème. Nous sommes prêts à les voter», a déclaré à la presse le président du groupe socialiste à l'Assemblée, Jean-Marc Ayrault, lors de son point-presse hebdomadaire.

En revanche, pas question de mener «un grand débat national» sous la forme «d'assises nationales sur le droit des femmes». «Cela nous paraît incongru. On a déjà eu le débat sur l'identité nationale», a ajouté le reponsable socialiste après la réunion de son groupe.

«Je demande au nom de mon groupe que les auteurs de cette résolution, globalement satisfaisante, retirent le paragraphe et rédigent une nouvelle résolution pour que nous puissions la voter», a-t-il déclaré.

Ces résolutions, instituées par la réforme Constitutionnelle de 2008, ne sont pas amendables. Ce texte sera la première étape législative avant le projet de loi sur l'interdiction du port du voile intégral, qui sera débattu début juillet à l'Assemblée.

La procédure décidée le 19 mai

François Fillon, qui a fait cette annonce lors de la réunion du groupe UMP à l'Assemblée, n'a pas précisé si le texte serait examiné en urgence (une seule lecture par chambre). La décision sera prise lors de l'examen du texte en Conseil des ministres, le 19 mai, a rappelé son entourage. Le premier ministre a invité à cette occasion les députés UMP à «un effort d'attention à l'égard de nos concitoyens de confession musulmane.» «Il faut éviter tout amalgame et toute stigmatisation», a-t-il ajouté.

Les présidents des deux assemblées, Bernard Accoyer et Gérard Larcher, se sont déclarés en faveur d'une procédure normale - deux lectures par chambre -, pour aboutir à «un consensus républicain». Ils avaient rencontré lundi soir le Premier ministre sur cette question. Ils ont reçu l'appui de François Sauvadet, président du groupe Nouveau Centre à l'Assemblée nationale, qui s'est déclaré opposé «à toute procédure d'urgence».

Jean-Marc Ayrault leur a donné raison. «Il faut que le gouvernement renonce à la procédure d'urgence, que le gouvernement tienne compte des avis du Conseil d'Etat et que le texte soit applicable concrètement», a résumé le socialiste. «Si ces préalables sont remplis, le débat se présentera favorablement. Notre attitude est ouverte», a-t-il dit, sans se prononcer sur le vote par le Parti socialiste d'une loi en faveur de l'interdiction totale et absolue.

Manuel Noriega est arrivé en France pour être jugé  27/04/2010

L'ancien homme fort du Panama Manuel Noriega, extradé des Etats-Unis vers la France, a été placé
sous mandat d'arrêt par la justice française, qui l'accuse de blanchiment d'argent de la drogue. Lire la

L'avion d'Air France transportant l'ex-dictateur s'est posé peu avant 08h00 à l'aéroport Roissy-Charles de Gaulle, en provenance de Miami où les autorités américaines ont procédé à son extradition.

Le général Noriega est apparu en mauvaise santé lorsqu'il est arrivé vers 11h00 au Palais de justice de Paris où le procureur lui a notifié son mandat d'arrêt, a dit sa défense, qui conteste la compétence de la France à le juger.

"Le général Noriega n'a rien à faire sur le sol français (...) Nous avons dès maintenant contesté la régularité de son extradition", a dit maître Olivier Metzner à la presse au Palais de justice.

Un juge de la détention et des libertés doit décider dans l'après-midi son éventuel placement en détention provisoire à l'issue d'une séance contradictoire, a dit le parquet de Paris.

Manuel Noriega, 76 ans, a déjà été condamné par défaut par le tribunal correctionnel de Paris à dix ans de prison. La France réclamait son extradition de longue date et Washington l'avait autorisée début avril.

L'ancien général panaméen conteste les faits qui lui sont reprochés et a demandé à être rejugé à de nombreuses reprises.

Ses avocats français estiment qu'il ne peut être jugé en France en raison de son immunité d'ancien chef d'Etat et que les faits sont prescrits.

Selon le ministère de la Justice, s'il est placé en détention provisoire, un nouveau procès doit être organisé dans une période de deux mois, renouvelable une fois.

PRISONNIER DE GUERRE

Ses défenseurs en France, Yves Leberquier et Olivier Metzner, affirment que leur client doit bénéficier en France du statut de prisonnier de guerre et réclament qu'il soit envoyé au Panama.

"C'est un homme très affaibli qui est apparu devant le procureur, sous traitement médical", a-t-il ajouté.

Les avocats de Manuel Noriega soulignent que son état de santé ne lui permet pas d'assister à un long procès.

Capturé en janvier 1990 lors de l'intervention militaire américaine au Panama, Manuel Noriega avait été condamné en 1992 à Miami pour trafic de drogue, racket et conspiration.

L'ex-général a fini de purger sa peine il y a deux ans mais la justice l'a maintenu sous écrou dans une prison de Floride dans l'attente de l'examen de la demande d'extradition de la France, accordée par la Cour suprême des Etats-Unis en janvier.

Né au Panama en janvier 1934, Noriega a fait carrière dans l'armée avant de devenir le dirigeant de facto du pays de 1983 à décembre 1989, et sa destitution par l'intervention américaine.

Collaborateur de la CIA depuis le début des années 1970, le général a d'abord été proche de Washington.

Mais son soutien aux dirigeants cubain Fidel Castro et libyen Mouammar Kadhafi, sa proximité avec le cartel colombien de la drogue de Medellin et le fait d'avoir poussé à la démission, en 1985, le président élu du Panama, Nicolas Ardito Barletta, lui ont valu de perdre le soutien des Etats-Unis.

En 1988, l'agence américaine de lutte contre le trafic de drogue (DEA) l'inculpe pour trafic de cocaïne et blanchiment d'argent. Moins de deux ans plus tard, il est arrêté par les Américains, après avoir trouvé refuge à la Nonciature apostolique à Panama, et emprisonné en Floride.


Le célibat des prêtres n'est pas "intouchable" selon le N.2 du Vatican mais représente une "tradition positive"  27/04/2010

Le célibat pour les prêtres catholiques n'est pas une question "intouchable" mais représente une "tradition positive", a déclaré le numéro deux du vatican, le cardinal Tarcisio Bertone.

"Ce n'est pas que (le célibat des prêtres, ndlr) soit intouchable", a indiqué le prélat dans une interview sur la télévision publique catalane TV3, ajoutant qu'il y avait "des églises orientales et aussi catholiques qui ont des prêtres mariés".

Mais le célibat imposé à la plupart des religieux catholiques est une "tradition positive et fructueuse", a souligné Mgr Bertone, secrétaire d'Etat du Vatican.

"C'est le non-respect du célibat qui comporte de graves risques et qui a des conséquences, ensuite, très douloureuses", a insisté le responsable, en visite officielle à Barcelone où il a participé dimanche à la cérémonie de béatification du religieux catalan Josep Tous i Soler.

Mgr Bertone avait affirmé dimanche que la multiplication des scandales de pédophilie parmi les religieux catholiques était sans lien "direct" avec le célibat des prêtres.

"Il n'y a pas de relation directe entre le célibat et la conduite déviante de certains prêtres", avait-il déclaré au journal La Vanguardia.

"Au contraire, c'est précisément le non respect du célibat qui produit une dégradation progressive de la vie du prêtre qui cesse d'être un exemple, un don, un guide spirituel pour les autres", avait-il assuré.

L'Eglise catholique est dans la tourmente après une cascade de révélations d'abus sexuels sur des mineurs commis par des membres du clergé en Europe ainsi qu'en Amérique du Nord et du Sud, souvent étouffés par la hiérarchie catholique.

Ces affaires ont éclaboussé le pape lui-même, accusé en Allemagne et aux Etats-Unis d'avoir couvert ces crimes.

Le cardinal Bertone qui a rencontré lundi au dernier jour de sa visite à Barcelone le roi Juan Carlos, avait lui-même déclenché une polémique début avril en liant les crimes pédophiles à l'homosexualité.

Le Vatican avait ensuite tenté de rectifier, en soulignant que le prélat ne parlait que des cas de pédophilie dans le clergé.

Tunisie: le journaliste Ben Brik a été libéré après six mois de prison  27/04/2010

Le journaliste et opposant tunisien Taoufik Ben Brik a été libéré mardi après six mois d'emprisonnement, une peine à laquelle il avait été condamné pour violence dans un procès qualifié de politique, a indiqué à l'AFP son épouse Azza Zarad.

"Il a été relâché à 06H00 (nldr: 05H00 GMT) après avoir purgé la totalité de sa peine, pas un jour de moins", a-t-elle indiqué, ajoutant que son mari l'avait appelée pour lui annoncer sa libération.

Taoufik Ben Brik, 50 ans, a quitté la prison de Siliana, dans le nord-ouest tunisien, où il avait été transféré suite à sa condamnation en première instance le 26 novembre 2009. Il devait rejoindre son domicile à Tunis.

Ecroué le 29 octobre, il a été condamné en appel le 30 janvier à 6 mois de prison pour l'agression d'une jeune femme d'affaires, à l'issue d'un procès décrit par plusieurs organisations de défense des droits de l'Homme comme une affaire politique.

Les sénateurs républicains bloquent l'ouverture du débat sur la réforme financiè  27/04/2010

Les sénateurs républicains ont bloqué lundi les tentatives des démocrates pour ouvrir le débat sur la réforme du système de régulation financière défendue par le président Barack Obama. Lors du vote au Sénat, les démocrates n'ont pu réunir les 60 voix nécessaires pour entamer le débat sur le projet.

Barack Obama s'est dit "profondément déçu". "Certains de ces sénateurs peuvent penser que cette obstruction est une bonne stratégie politique, et d'autres peuvent voir ce retard comme une chance de mener ce débat à huis clos, là où les lobbyistes de l'industrie financière pourront diluer la réforme ou la tuer complètement", a déclaré le chef de la Maison Blanche dans un communiqué. "Mais le peuple américain ne peut pas se le permettre".

Un sénateur démocrate, Ben Nelson du Nebraska, a voté avec les Républicains pour repousser l'ouverture du débat. Les républicains disent espérer trouver un compromis dépassant les clivages politiques sur la réforme qui vise à prévenir une répétition de la crise financière de 2008.

Mais les démocrates comptent mettre de nouveau leur unité à l'épreuve avec un autre vote dans la semaine. Le chef de la majorité démocrate Harry Reid a ainsi changé son vote, en "non", une manoeuvre qui lui permet de demander un nouveau vote.

La Chambre des représentants a adopté en décembre sa propre version de la réforme.

Le projet défendu par l'administration Obama prévoit la création d'un fonds de 50 milliards de dollars (37 milliards d'euros) permettant la liquidation des banques et autres institutions financières dont l'importance est telle que leur effondrement menace le système financier dans sa totalité. Le but est d'empêcher les renflouements avec l'argent du contribuable auxquels avait été contrainte l'administration Bush en 2008 pour sauver certains poids lourds de la finance américaine, comme l'assureur AIG.

Autre disposition de la réforme, le renforcement de la surveillance du marché des produits dérivés, des instruments financiers complexes dont la valeur est fondée sur celle d'autres investissements rendus en partie responsables de la crise. Le projet prévoit enfin la création d'un conseil chargé de détecter les menaces sur le système financier lui-même et d'une agence de protection des droits des consommateurs face aux banques.

AP

La CIA veut améliorer ses techniques d'espionnage  27/04/2010

La CIA veut améliorer ses techniques d'espionnage
La CIA va dépenser des millions de dollars les cinq prochaines années pour améliorer sa collecte de renseignements, se mettre à niveau technologiquement, et faciliter le travail de ses agents avec des analystes, d'après un projet dévoilé lundi.

L'agence veut embaucher un plus grand nombre de personnes capables d'interpréter les données dont elle dispose, et des agents opérationnels pour travailler dans des pays dont ils parleront la langue. Le manque de connaissance des langues étrangères s'est révélé handicapant au cours de la décennie écoulée, spécialement en Irak et en Afghanistan. Un tiers des agents en poste à l'étranger seulement parlent autre chose que l'anglais, et l'agence manque de locuteurs en arabe, en urdu, en chinois, en russe, en perse et en pachtoune.

Le directeur de la CIA Leon Panetta compte avec ce programme mieux défendre la sécurité des Américains, notamment contre le terrorisme, les armes de destruction massive, et les menaces se profilant sur Internet. Des failles ont été détectées récemment avec l'infiltration d'un porteur de bombe dans une base de l'agence en Afghanistan, et l'embarquement d'un étudiant nigérian formé par Al-Qaïda au Yemen sur un vol à destination des Etats-Unis.

Panetta veut réunir plus systématiquement comme sur les zones de conflit les agents collecteurs avec ceux qui traiteront l'information, deux fonctions historiquement séparées à la CIA. Cela a permis par exemple de situer un site d'enrichissemnt d'uranium près de Qom en Iran. AP

Le roi des Belges accepte la démission du gouvernement  26/04/2010

Le roi Albert II a accepté, lundi 26 avril, en début de soirée, la démission du premier ministre, Yves Leterme. Les Belges se rendront donc en principe aux urnes au début du mois de juin. Il ne semble plus y avoir d'autre issue à la crise commencée jeudi dernier, moment où M. Leterme a annoncé au roi la démission de son équipe. Le chef de l'Etat avait tenu sa décision en suspens, dans l'espoir d'un éventuel retour au calme au sein de la coalition.

Comme M. Leterme, il avait toutefois dû constater un profond désaccord entre les trois partis francophones de la majorité et les deux partis flamands. C'est l'Open VLD (libéraux flamands) qui a déclenché cette nouvelle crise en refusant tout délai supplémentaire pour la négociation institutionnelle et la scission de l'arrondissement électoral et judiciaire bilingue de Bruxelles-Hal-Vilvorde (BHV), à laquelle s'opposent les francophones pour protéger les droits de leur minorité vivant à la périphérie de Bruxelles. Le parti chrétien-démocrate CD&V de M. Leterme réclamait lui aussi cette scission mais se disait prêt à accepter un délai un peu plus long, à condition que des signaux quant à un possible accord institutionnel lui soient donnés.

M. Leterme s'est rendu au palais de Laeken vers 18 heures. à l'issue d'une journée qui a confirmé le blocage de la situation politique, même si, la veille, un fragile espoir d'une reprise des discussions s'était fait jour. Didier Reynders, chargé d'une mission de conciliation par le roi, avait en effet estimé qu'il était envisageable de voir les partis de la défunte majorité revenir à la table des discussions. Lundi cependant, les libéraux flamands, l'un des cinq partis de la coalition, ont confirmé leur position : plus question de négocier sur la scission de l'arrondissement, un vote prévu à la chambre des députés prévu pour jeudi devait bel et bien avoir lieu. Même si tous les observateurs estimaient qu'une telle procédure ferait non seulement tomber le gouvernement mais provoquerait une véritable crise de régime, bloquant toute future discussion entre les deux grandes communautés nationales.

Aujourd'hui, de nombreux responsables estiment que si cette confrontation a été évitée, le pays n'en est pas plus gouvernable pour autant. Car les élections pourraient confirmer, en Flandre, la poussée de partis séparatistes qui compliqueront un peu plus d'éventuelles solutions pour l'avenir d'un pays plongé, en réalité, dans une crise politique depuis près de trois ans. Pour certains, le principal souci est désormais de voir le gouvernement démissionnaire assumer la présidence tournante de l'Union européenne, le 1er juillet, tant l'après-scrutin sera complexe.


L'homme accusé de polygamie envisage de poursuivre Brice Hortefeux pour diffamation  26/04/2010

L'avocat de l'homme accusé d'être polygame et de frauder les allocations familiales par le ministre de l'intérieur a fait savoir lundi 26 avril qu'il envisageait de poursuivre Brice Hortefeux en diffamation. Le préfet de la Loire-Atlantique a saisi le parquet du tribunal de grande instance de Nantes pour qu'il demande à la caisse d'allocations familiales régionale "les éléments en sa possession" sur la situation de Liès Hebbadj.

Selon le ministre de l'intérieur, l'homme, qui est né à Alger, aurait quatre femmes et chacune bénéficierait de l'allocation de parent isolé – des délits qui méritent selon lui la déchéance de la nationalité française qu'il a obtenue par mariage en 1999. Liès Hebbadj a admis avoir des "maîtresses". "Si on est déchu de sa nationalité française parce qu'on a des maîtresses, alors beaucoup de Français peuvent l'être, les maîtresses ne sont pas interdites par l'islam, peut-être par le christianisme, mais pas en France que je sache", a-t-il déclaré à la presse.

Son avocat a contesté "de façon véhémente et sereine les déclarations totalement fantaisistes de Brice Hortefeux". "On ne peut reprocher à quelqu'un la polygamie qui est un délit pénal sans avoir un minimum d'éléments à sa disposition. Cela pourrait même être qualifié de diffamation si on reprend les textes de loi", a estimé Me Franck Boëzec. "On se pose la question (de savoir s'il faut porter plainte)", a-t-il dit en ajoutant : "Si le climat s'apaise, il n'y aura pas de raison d'aller sur ce terrain-là".

PRUDENCE

Depuis dimanche, le ministre de l'immigration, Eric Besson, qui étudie le dossier d'une éventuelle déchéance de la nationalité de Liès Hebbadj, fait preuve d'une grande prudence, en plein débat sur l'interdiction du voile intégral. Il a reconnu qu'il serait délicat de prouver sa polygamie. Lundi après avoir évoqué une "adaptation législative" du code de la nationalité, il a précisé qu'il faudrait y procéder seulement "si on estimait que c'est indispensable".

L'homme, âgé d'une trentaine d'années, n'est pas décrit par les pouvoirs locaux comme un extrémiste. Il tient une boucherie halal dans le sud de Nantes et préside une association culturelle musulmane à Rezé, dans la banlieue nantaise. Il ne serait marié civilement qu'avec une de ses compagnes.

Aucun des deux délits évoqués par Brice Hortefeux ne peut provoquer la déchéance de nationalité. L'annulation de sa naturalisation peut être obtenue, sur avis conforme du Conseil d'Etat, s'il est prouvé que l'homme était déjà marié civilement au moment du mariage de 1999 et a donc obtenu sa naturalisation "par mensonge ou par fraude".

LA GAUCHE DÉNONCE UNE AFFAIRE "INDIGNE"

La gauche a déploré un coup médiatique de la part de la droite, qui se servirait de cette affaire pour promouvoir sa future loi sur l'interdiction du port du voile intégral. Pour Manuel Valls, les déclarations de Brice Hortefeux conduisent à un amalgame dangereux pour la République.
"Je ne pense pas que ce soit à la hauteur du rôle d'un ministre. C'est même indigne d'une certaine manière", a dit le député socialiste sur Canal+.

En revanche, le porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre, entend mettre cette affaire à profit. Lors d'un point de presse, il a évoqué une "polygamie à des fins mercantiles" voire une forme de "traite des êtres humains". A ses yeux, "il serait sans doute utile d'élargir les possibilités dans notre droit de renforcer et d'accélérer les procédures de déchéance de nationalité".

L'Iran prévoit de lancer des satellites de télécoms et d'observation d'ici mars 2011  26/04/2010

L'Iran a prévu de lancer d'ici mars 2011 plusieurs satellites d'observation et de télécommunications, a indiqué lundi son ministre des Télécommunications, M. Reza Taghipour, cité par le site internet de la télévision d'Etat.

"Nous allons envoyer cette année (iranienne, s'achevant le 21 mars 2011, ndlr) dans l'espace des satellites de télécommunication et d'observation photo", a déclaré M. Taghipour lors d'une visite à Moscou. Ces satellites, dont il n'a pas précisé le nombre ni le nom, "sont actuellement en phase de test", a-t-il ajouté. Ils seront lancés "une fois que les lanceurs et les stations de guidage seront prêts", a-t-il encore indiqué sans préciser quels lanceurs l'Iran prévoyait d'employer.

L'Iran a présenté en février trois satellites en projet: le satellite de télécommunication en orbite basse Mesbah-2, un satellite de reconnaissance baptisé Tolou, et un satellite chargé de prendre des photos de la Terre baptisé Navid. Téhéran avait alors exprimé l'espoir de lancer Mesbah-2 en 2011.

En janvier, l'Iran avait également indiqué travailler sur un satellite expérimental chargé de tester une caméra et des équipements de télécommunications, baptisé Ya Mahdi. Le lancement en février 2009 du premier satellite construit en Iran, baptisé Omid (espoir), par une fusée Safir-2 également construite en Iran avait provoqué l'émoi des Occidentaux qui avaient exprimé publiquement la crainte que cette capacité ne soit utilisée à des fins militaires.

Téhéran a annoncé en février dernier un nouveau test réussi de son lanceur Kavoshgar-3, ainsi que la construction d'une nouvelle fusée spatiale beaucoup plus lourde, baptisée Simorgh (Phoenix). Cette fusée de 85 tonnes devrait pouvoir mettre d'ici deux ans un satellite de 100 kilos en orbite à 500 kilomètres d'altitude, selon les dirigeants iraniens.

Téhéran a toujours démenti avoir des objectifs militaires en matière spatiale ou nucléaire. Les Occidentaux soupçonnent toutefois fortement l'Iran de chercher à se doter de l'arme atomique ainsi que de capacités balistiques à longue portée, afin de disposer de missiles capables de transporter des têtes nucléaires.

Soudan: Omar el-Béchir réélu président  26/04/2010

Omar el-Béchir a été réélu président du Soudan dans le cadre des premières élections multipartites organisées dans le pays depuis 24 ans, a annoncé lundi la Commission électorale soudanaise

Abel Alier, un responsable de la commission, a précisé qu'Omar el-Béchir avait recueilli 68% des suffrages sur plus de 10 millions de bulletins validés.

Les élections organisées au début du mois, qui se sont étalées sur cinq jours, ont été boycottées par plusieurs partis et entachées par des allégations de fraudes.

AP

Sarkozy et Aubry au coude à coude dans un sondage Ifop pour 2012  26/04/2010

A deux ans de l'élection présidentielle, Nicolas Sarkozy et Martine Aubry sont au coude à coude dans un sondage publié par Ifop.

L'enquête effectuée pour la Lettre de l'opinion montre aussi qu'une éventuelle candidature de Jean-Louis Borloo peine à convaincre l'opinion publique.

Le chef de l'Etat et la dirigeante du Parti socialiste feraient jeu égal au premier tour avec chacun 25% d'intentions de vote, contre 13% pour Marine Le Pen, du Front national, 8% pour l'écologiste Cécile Duflot, 7% pour le président du MoDem, François Bayrou, et 7% aussi pour l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin, adversaire à droite de Nicolas Sarkozy.

Suivrait Jean-Luc Mélenchon, du Parti de Gauche, qui accroît son emprise à la gauche de la gauche avec 6% d'intentions de vote contre 3% pour Olivier Besancenot.

De nombreux commentaires ont fleuri depuis quelques semaines sur la pertinence d'une candidature de Jean-Louis Borloo, actuel ministre de l'Ecologie, pour séduire l'électorat centriste et écologiste. Selon l'enquête, le président du Parti radical n'obtiendrait que 3% des voix, dont 6% des sympathisants des Verts et 3% des électeurs de François Bayrou de 2007.

"Aujourd'hui encore, l'opinion publique l'associe sans doute trop à l'exécutif actuel pour y trouver une alternative crédible et y déceler un projet cohérent en dehors de l'UMP dont il est par ailleurs l'un des vice-présidents", explique l'Ifop.

L'Ifop note encore qu'avec 13% d'intentions de vote, Marine Le Pen réaliserait pour le FN "un score inégalé dans l'ensemble des autres mesures présidentielles et bien supérieur à ceux obtenus par son père dans les sondages à deux ans des scrutins de 1988, 1995, 2002 et 2007."

"Aujourd'hui, la fille du fondateur du Front national est en position de force aussi bien dans la bataille interne au FN dans la perspective du Congrès de janvier 2011 qu'auprès de l'opinion publique", ajoute l'institut.

Le congrès de janvier 2011 désignera le successeur de Jean-Marie Le Pen, dont le grand fait d'armes restera d'avoir atteint le deuxième tour de l'élection présidentielle de 2002.

Surfant sur la déception d'une partie de l'électorat de Nicolas Sarkozy, Marine Le Pen obtiendrait 15% chez les 18-24 ans, 18% parmi les 50-64 ans, 27% chez les employés, 20% auprès des artisans et commerçants, 80% chez les électeurs de Jean-Marie Le Pen de 2007 et 87% auprès des sympathisants FN.

Le sondage a été réalisé du 20 au 22 avril auprès d'un échantillon représentatif de 1.001 personnes âgées de 18 ans et plus et est disponible sur le site www.lalettredelopinion.com.

Allemagne: enquêtes sur des islamistes  26/04/2010

La justice allemande mène actuellement près de 350 enquêtes visant les milieux islamistes, un chiffre record, a indiqué aujourd'hui l'Office fédéral de la police judiciaire (BKA).

"Dans l'ensemble du pays, il y a actuellement 350 enquêtes en cours concernant des personnes proches des milieux islamistes", a déclaré le chef du BKA, Jorg Ziercke, dans un entretien au quotidien régional Neue Osnabrücker Zeitung, précisant qu'il s'agissait du "plus haut" niveau jamais enregistré. Environ un tiers de ces enquêtes sont liées à des attaques contre des soldats allemands en Afghanistan, a-t-il précisé.

Les autorités allemandes surveillent environ 1.100 personnes en Allemagne ayant "un potentiel terroriste islamiste", a poursuivi le responsable policier, relevant que le nombre de séjours dans des camps d'entraînement à l'étranger a considérablement augmenté depuis 2009. Un petit groupe de 10 à 12 Allemands se sont ainsi installés dans la zone montagneuse de l'Hindou Kouch entre l'Afghanistan et le Pakistan, d'où ils essaient de gagner d'autres Allemands à leur cause, "hélas avec succès", selon Jorg Ziercke.

L'Allemagne dispose de quelque 4.400 soldats stationnés dans le nord de l'Afghanistan pour combattre les talibans, dans le cadre de la mission internationale de l'Otan, Isaf.

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