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Chine: 31 blessés, dont 28 enfants, lors d'une nouvelle attaque dans une école  29/04/2010

Un homme armé d'un couteau "a blessé 28 enfants et trois adultes" jeudi dans une école maternelle de l'est de la Chine, deuxième agression de ce type en 24 heures et troisième en un mois, a annoncé l'agence Chine Nouvelle.

Parmi les 28 enfants poignardés à l'école de Taixing, une ville de la province du Jiangsu, plusieurs ont été grièvement blessés: selon l'agence officielle, "cinq enfants étaient dans un état critique après l'attaque perpétrée par un homme de 47 ans".

L'agresseur présumé a été arrêté. Les petites victimes avaient pour la plupart tout juste quatre ans.

Trois adultes -- deux enseignants et un garde -- ont également été blessés, selon l'agence.

Contacté par l'AFP, un responsable municipal avait précédemment indiqué que "le gardien de l'école, des enseignants et des élèves avaient été attaqués".

"Les blessés reçoivent des soins à l'hôpital et il n'a pas été fait état de décès", a-t-il dit.

Des informations circulant sur l'internet, faisant parfois état de témoignages, affirmaient néanmoins jeudi que plusieurs des victimes étaient mortes.

Sur ces sites étaient également publiées des photographies d'une foule rassemblée devant l'école après l'annonce du drame.

La veille, un instituteur en congé maladie depuis 2006 pour des problèmes mentaux, avait blessé une quinzaine d'enfants et un de leurs enseignants dans une école primaire de Leizhou, dans la province méridionale du Guangdong, selon les médias officiels.

Chen Kangbing, 33 ans, a également perpétré son attaque au couteau, avant de sauter par une fenêtre de l'école, apparemment pour se donner la mort, selon le China Daily.

Il a été arrêté, précise le quotidien en anglais.

Cinq des petites victimes ont été grièvement blessées mais toutes étaient jeudi dans un état stable, selon un responsable de l'hôpital de Leizhou, cité par Chine Nouvelle.

Ce drame s'est produit le jour même de l'exécution dans la province voisine du Fujian d'un homme condamné à mort après avoir tué huit écoliers un mois plus tôt.

Zheng Minsheng, un ancien médecin de 42 ans, avait poignardé les enfants le 23 mars, frustré par les échecs de sa vie professionnelle et affective, selon l'agence.

Lors de son procès il avait reconnu avoir "tué intentionnellement" et tous ses appels contre sa condamnation à mort ont ensuite été rejetés.


USA/fuite de pétrole: feu mis à la nappe  29/04/2010

Des équipes d'intervention ont commencé hier à enflammer une partie de la vaste nappe de pétrole qui flotte dans le golfe du Mexique, pour tenter de stopper sa progression, ont indiqué les garde-côtés américains.

Un "petit flotteur" a été envoyé dans une portion de la nappe et l'a enflammée avec succès, a indiqué un responsable des garde-côtes, Cory Mendenhall. Un premier feu a été allumé aux environs de 16h45 locales (22h45 à Paris) et tous les feux devront être éteints à la tombée de la nuit, a-t-on précisé.

Le but des équipes d'intervention est de stopper la progression de la gigantesque nappe d'hydrocarbures, qui atteignait 965 km de circonférence mercredi et se trouvait à une trentaine de kilomètres de la Louisiane, au sud des Etats-Unis. Une frange de la nappe pourrait toucher dès vendredi soir les côtes de cet Etat, a indiqué l'Agence américaine des océans et de l'atmosphère (NOAA). La nappe provient d'une plateforme pétrolière qui a coulé jeudi 21 avril après une explosion et un incendie survenus la veille au soir.

Égypte/espionnage : 26 condamnations  29/04/2010

Vingt-six hommes ont été condamnés hier par un tribunal égyptien à des peines allant de six mois d'emprisonnement à la réclusion à perpétuité pour espionnage pour le compte du Hezbollah libanais et projets d'attentats en Egypte.

Trois des accusés, dont le dirigeant libanais du groupe, Mohammad Qiblan, ont été reconnus coupables par contumace et ont écopé de la réclusion à perpétuité. Les autres -dont des Egyptiens, un Soudanais, des Palestiniens de Cisjordanie et des ressortissants libanais- ont été condamnés à des peines allant de six mois d'emprisonnement à 15 ans de réclusion. Le verdict ne peut pas faire l'objet d'un appel.

Le groupe était accusé d'avoir projeté de commettre des attentats contre des touristes et des navires dans le canal de Suez, et d'avoir envoyé des hommes et des explosifs dans la Bande de Gaza pour aider les militants.

L'Europe et le FMI manœuvrent pour éviter la contagion de la crise grecque  29/04/2010

Face à la menace d'un défaut de paiement grec qui ébranle la zone euro et les marchés, les responsables européens et du FMI ont cherché, mercredi 28 avril, à accélérer le déblocage de l'aide nécessaire à la Grèce, en mettant notamment l'Allemagne sous pression. Il y a une "absolue nécessité pour l'Allemagne de décider rapidement", a estimé le président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, ajoutant que les négociations devraient aboutir dans les prochains jours. "Parce que la Grèce fait partie de la zone euro, à cause du système de solidarité au sein de la zone euro, c'est la confiance dans la zone euro qui est en jeu"", a renchéri Dominique Strauss-Kahn, directeur général du FMI. Les deux responsables avaient fait le déplacement à Berlin pour convaincre les parlementaires allemands de l'urgence d'aider la Grèce.

Car après le Portugal, l'Espagne a été fragilisée à son tour, mercredi, par la dégradation de la note de sa dette par l'agence financière Standard & Poor's. Si avec une note de "AA" l'Espagne reste un pays financièrement sûr, le risque de contagion de la crise grecque à l'ensemble de la zone euro, notamment aux pays très endettés comme le Portugal et l'Espagne, obsède les marchés.

Le plan d'aide à la Grèce de la zone euro et du FMI prévoit pour le moment un apport de 45 milliards d'euros pour 2010 (30 milliards de la part des pays de la zone euro et 15 milliards du FMI). Après une journée noire mardi, les dirigeants européens et du FMI ont donc multiplié les initiatives pour enrayer la panique sur les marchés, à commencer par la convocation d'un sommet européen, sans doute le 10 mai. Décidé à éteindre l'incendie, le président de la Commission européenne, Jose Manuel Barroso, a affirmé que l'UE et la BCE étaient "déterminées à garantir la stabilité de la zone euro".

ÉTEINDRE L'INCENDIE

Décidé à éteindre l'incendie, le président de la Commission européenne, Jose Manuel Barroso, a affirmé mercredi matin que l'Union européenne, la Commission et la BCE étaient "déterminées à garantir la stabilité de la zone euro". La Commission européenne a fait, elle, état de "progrès rapides" dans les négociations, prévoyant de rendre son avis sur la requête grecque "dans les prochains jours".

Le ministre des finances allemand, Wolfgang Schäuble, a de son côté confirmé que son gouvernement envisageait de faire adopter dès le 7 mai une loi pour approuver le versement de l'aide de l'Allemagne, estimée à 8,4 milliards d'euros cette année.

La chancelière Angela Merkel, qui s'est longtemps cabrée contre un soutien à la Grèce, notamment en raison d'une échéance électorale régionale importante pour son camp le 9 mai, semble avoir pris en compte les pressions des responsables européens. "De toute évidence, les négociations en cours entre le gouvernement grec, la Commission européenne et le Fonds monétaire international doivent être accélérées", a-t-elle déclaré mercredi. Elle a ajouté avoir bon espoir de voir les discussions sur l'aide à la Grèce se conclure dans les prochains jours.

Le président américain Barack Obama s'est félicité mercredi du soutien du FMI et de l'UE à la Grèce et appelé ce pays à des "actions déterminées" pour faire face à ses difficultés économiques, a annoncé la Maison Blanche. M. Obama et Mme Merkel "ont parlé aujourd'hui au téléphone", a expliqué la présidence américaine depuis Quincy (Illinois, nord), où M. Obama terminait une tournée de deux jours dans le Midwest. Les deux dirigeants "ont parlé de l'importance d'actions déterminées de la part de la Grèce et du soutien bienvenu du FMI et de l'Europe pour répondre aux difficultés économiques du pays", selon la même source.

Zahia : «J'étais le cadeau d'anniversaire de Ribéry»  29/04/2010

«J'étais le cadeau d'anniversaire de Ribéry», déclare la jeune Zahia, cette prostituée par laquelle le scandale est arrivé, à l'hebdomadaire Paris Match qui publie jeudi une interview et des photos exclusives.

C'est la première fois que la jeune femme parle depuis qu'a éclaté le scandale... Elle aurait eu des relations avec Franck Ribéry alors qu'elle était mineure, ce qui pourrait valoir au joueur du Bayern Munich une mise en examen. Un scandale dont s'est rapidement emparé le web et qui éclabousse l'équipe de France puisque d'autres noms de joueurs, Govou et Benzema, ont été cités dans cette affaire.

«Papillon de la nuit parisienne, Zahia est devenue le cauchemar des Bleus», écrit l'hebdomadaire. Dans les colonnes de Match, Zahia affirme avoir eu deux « aventures tarifées » avec Franck Ribéry. Réfugiée dans le Sud de la France, la jeune femme se « considère comme une escort girl mais pas comme une prostituée» et affirme avoir eu des aventures avec des vedettes du football français.



Nigeria: femmes en guerre contre un sénateur marié avec une mineure égyptienne  29/04/2010

La Commission nationale des droits de l'Homme au Nigeria et dix autres organisations, notamment féminines, ont lancé mercredi une pétition au Sénat contre un de ses membres devenu l'époux d'une mineure égyptienne de 13 ans.

Il s'agit du sénateur Ahmed Sani Yerima, ancien gouverneur de l'Etat de Zamfara, au nord du Nigeria.

Selon la presse, il aurait versé 100.000 dollars de dote pour le contrat de mariage qui a eu lieu à la mosquée nationale d'Abuja.

M. Yerima a été le premier gouverneur à introduire la charia (loi islamique) au Nigeria.

La pétition, dont l'AFP a eu copie, a été présentée lors d'une session plénière tenue par la commission sur les affaires des femmes et le développement.

Cette affaire, vivement critiquée par la presse locale et des femmes qui manifestaient déjà depuis mardi à l'extérieur du parlement à Abuja, a amené mercredi soir l'agence de lutte contre le trafic des êtres humains à demander des explications à M. Yerima.

"La communauté de défense des droits de l'Homme au Nigeria et d'autres organisations ont exprimé leur inquiétude et leur consternation face à des actes présumés d'un sénateur distingué et qui sont considérées à la fois comme condamnables et manifestement illégales", lit-on dans ce texte.

Le groupe estime que ce mariage viole une loi sur la protection des enfants qui date de 2003 et qui interdit le mariage avant 18 ans. Elle criminalise les contrevenants avec une amende de 500.000 nairas (3.320 dollars environs, environs 2.500 euros) et/ou cinq ans de prison.

Cet acte semble également violer les obligations du Nigeria envers la Convention internationale des droits de l'enfant dont le pays est signataire.

Dans cette pétition, le Sénat est expressément prié de mener une enquête pour déterminer également l'identité exacte de cette enfant et les circonstances de son arrivée au Nigeria.

La ministre chargée des Affaires de la femme, Josephine Anenih, a demandé à ce que la vérité soit faite sur cette affaire. "Si c'était vrai, a-t-elle dit, ce serait tout à fait choquant, abominable et très condamnable. C'est quelque chose que nous ne pouvons pas accepter ou permettre dans ce pays", a-t-elle déclaré aux journalistes.

L'Agence nationale chargée de l'interdiction de la traite des personnes et autres questions (The National Agency for Prohibition of Traffic in Persons and other related matters NAPTIP) a demandé mercredi soir au sénateur Yerima de se présenter dans ses bureaux.

Dans un communiqué, elle précise que cette requête est connectée au mariage, source "de grande inquiétude pour l'agence, et qui a attiré en conséquence une image négative pour le pays".

Juppé pour des poursuites après une enquête sur l'extrême droite  29/04/2010

Alain Juppé a souhaité mercredi que des poursuites soient engagées contre des membres du milieu d'extrême droite bordelais filmés dans un documentaire.

Diffusé mardi sur France 2, le reportage porte sur Dies Irae, un groupuscule fondé à Bordeaux par Fabrice Sorlin, militant du Front national et ancien candidat aux législatives.

Figurent aussi dans le documentaire, des prêtres traditionalistes de l'église bordelaise Saint-Eloi et des professeurs, des parents d'élèves et des élèves d'une école religieuse hors contrat. Certaines personnes filmées tiennent des propos racistes, antisémites, voire révisionnistes.

"Je demande ardemment, une fois les faits avérés, que cette affaire fasse l'objet de poursuites judiciaires", écrit le maire UMP de Bordeaux dans une lettre au préfet et au recteur d'académie.

"Les activités de groupuscules fondées sur des théories horrifiantes qui ont été décrites tombent manifestement sous le coup de la loi et nuisent gravement à l'image de notre ville", poursuit Alain Juppé.

Selon l'ancien Premier ministre, "la partie consacrée à l'école Saint-Projet montre que cet établissement propage des idées qui contreviennent à nos valeurs républicaines".

L'archevêché de Bordeaux a condamné mercredi "toutes formes d'antisémitisme, de racisme, de haine ou de violence".

"Certaines séquences rapportent des propos intolérables, scandaleux et que nous dénonçons comme inacceptables", poursuit-il dans un communiqué.

L'archevêché ajoute que "les responsables de la paroisse Saint-Eloi ont affirmé qu'il n'y a pas, à l'heure actuelle, de lien entre la paroisse et le groupe politique incriminé" et que "les parents de l'école privée Saint-Projet expriment leur condamnation de tout antisémitisme. Leurs déclarations devront être suivies de mesures fermes et appropriées".

Dans le reportage, on voit des membres du groupe Dies Irae se réunirent dans un local situé sous l'église Saint-Eloi et accessible depuis la rue.


Manifestation à New York contre le projet de barrage de Belo Monte au Brésil  29/04/2010

L'actrice américaine Sigourney Weaver a manifesté mercredi à New York aux côtés de dizaines de chefs indigènes venus de plusieurs pays contre la construction du barrage géant de Belo Monte au Brésil, qui, selon eux, nuira aux peuples de la jungle amazonienne.

"A notre époque le développement doit aller de pair avec l'éthique", a dit l'actrice aux journalistes devant la mission permanente du Brésil auprès de l'ONU, estimant que le projet répondait "à un modèle obsolète pour obtenir de l'énergie".

La justice fédérale brésilienne a donné son feu vert le 16 avril à la construction du barrage de Belo Monte sur le Rio Xingu, qui deviendrait le troisième plus grand barrage hydroélectrique au monde. Les travaux doivent débuter au plus tard en septembre, en dépit de la farouche opposition d'indiens, d'écologistes et de stars.

Le réalisateur canadien "James Cameron nous a proposé de nous joindre à cette cause qui est en fait une sorte d'+Avatar+ de la vie réelle", a dit Sigourney Weaver.

"Avatar" est le dernier film de James Cameron, dans lequel Sigourney Weaver endosse le rôle d'une scientifique. Dans cette fresque écologique au succès mondial, des indigènes défendent au prix de leur vie leur planète contre les assauts d'une entreprise minière sans scrupules.

"Si ce barrage devait être construit, la vie des peuples indigènes de la zone serait en péril", a dit de son coté à la presse Pepe Luis Achaco, responsable de l'éthnie de l'Amazonie équatorienne Shuar.

Belo Monte est censé devenir le troisième barrage le plus grand au monde (11.000 MW), derrière celui des Trois Gorges en Chine (18.000 MW) et celui d'Itaipu (14.000 MW) à la frontière entre le Brésil et le Paraguay.

USA: inculpation de l'Américain perturbateur du Paris-Atlanta, un médaillé d'Irak  28/04/2010

Le jeune Américain qui a perturbé le vol Paris-Atlanta, dérouté mardi vers le Maine (nord-est des Etats-Unis) est un ancien militaire médaillé des campagnes d'Irak et d'Afghanistan et a été inculpé mercredi de "fausses menaces à la bombe".

Derek Michael Stansberry, 27 ans, citoyen américain résidant en Floride (sud-est) "encourt jusqu'à 20 ans de prison pour avoir apostrophé et dérangé l'équipage et cinq ans pour avoir proféré de fausses menaces, assurant qu'il y avait une bombe à bord d'un avion américain", a précisé une procureur fédérale du Maine, Paula Silsby, dans un communiqué.

Le jeune homme a été dans l'armée américaine de 2005 à 2009 et a effectué plusieurs missions en Irak et Afghanistan pour les services de renseignement, a précisé à l'AFP une porte-parole de l'armée, Angie Blair. Il a reçu plusieurs médailles, a-t-elle ajouté.

Derek Stansberry a été arrêté mardi après que le vol Delta 273, qui reliait Paris à Atlanta, eut été dérouté vers l'aéroport international de Bangor (Maine) sur ordre de la police de l'air qui se trouvait à bord.

Selon une note des enquêteurs transmise à la cour, Stansberry a donné un mot à un membre de l'équipage assurant qu'il n'était pas un citoyen américain, que son passeport et son identité étaient faux, et qu'il avait une bombe.

Le steward a passé le message à des policiers de l'air qui étaient à bord, poursuit le communiqué. La note des enquêteurs en cite nommément trois, qui ont alors emmené Stansberry à l'arrière de l'avion sans incident.

L'ancien militaire a continué son récit et affirmé aux policiers qu'il avait de la dynamite dans ses bottes et des explosifs dans son ordinateur.

Les policiers ont alors érigé une barricade de coussins et couvertures autour de lui pour l'isoler, et l'avion s'est posé sans encombre à Bangor.

La police a fouillé l'appareil avec des chiens renifleurs d'explosifs, et n'a trouvé aucune bombe.

Derek Stansberry a été arrêté, fouillé et longuement interrogé. D'après les enquêteurs, il aurait décidé de dire qu'il avait une bombe "pour détourner l'attention parce qu'il était porteur de documents secrets."

Il a admis avoir pris un cachet d'Ambien --un somnifère puissant-- plus tôt dans la journée. Les policiers de l'air de leur côté ont indiqué qu'il leur avait dit en avoir avalé huit, et qu'il avait précisé prendre aussi souvent du Valium mais pas au cours de ce vol.

Le médicament Ambien a fait il y a quelques années l'objet d'une plainte en nom collectif déposée par plusieurs patients, qui assuraient qu'il provoquait des crises de somnambulisme. Plusieurs d'entre eux avaient notamment évoqué des crises de boulimie nocturnes dont ils ne se rendaient compte qu'à leur réveil.

Au cours d'un point de presse à Washington mercredi, le général Victor Renuart, commandant de la région militaire nord, a souligné que la présence de policiers à bord s'était révélée "efficace, parce qu'ils ont été en mesure de contrôler la situation."

"Les procédures que nous avons mises en place s'avèrent justifiées", a-t-il ajouté, sans plus de détail.

"Depuis mai dernier environ dix incidents se sont produits à bord d'avions, dans certains cas avec le soutien d'individus liés à Al-Qaïda, et ont pu être désamorcés", a-t-il ajouté.

Round d'observation entre Aubry et Woerth sur les retraites  28/04/2010

Martine Aubry a insisté mercredi auprès d'Eric Woerth sur la nécessité de bâtir une réforme juste et efficace des retraites, refusant une fois de plus de dévoiler les propositions concrètes du Parti socialiste en la matière.

Le ministre du Travail, qui a prévu de consulter tous les chefs de parti en parallèle à ses discussions avec les partenaires sociaux ouvertes le 12 avril, a reçu le premier secrétaire du PS pendant une heure.

A sa sortie, l'ancienne ministre du Travail de Lionel Jospin a critiqué la méthode du gouvernement, qui n'a mis "aucune proposition sur la table" et son calendrier qui augure selon elle d'une "réforme bâclée".

Si on continue sur cette lancée, la réforme Woerth aura "sans doute" les mêmes effets que les deux précédentes réformes réalisées par la droite: "Nous amener dans le mur avec des retraités touchant des retraites plus basses et des salariés seuls à payer", a déclaré Martine Aubry.

Elle a fait état de deux "points durs" sur lesquels le PS ne transigerait pas: "la possibilité laissée à chaque Français de partir à la retraite à 60 ans s'il le souhaite" et la préservation du Fonds de réserve des retraites, mis en place par le gouvernement Jospin, au pouvoir de 1997 à 2002.

A Eric Woerth, "nous avons dit que nous avions des propositions multiples, des réformes structurelles, que nous voulions penser à d'autres ressources à faire rentrer", a expliqué la maire de Lille, sans entrer dans les détails.

"J'ai été dans ce ministère de très nombreuses années (...) et je n'ai jamais consulté les partis ou les partenaires sociaux sans leur mettre sur la table des éléments", a-t-elle rappelé. "Je n'ai jamais vu cela."

WOERTH PRÊT À "PICORER"

Dans l'entourage de la dirigeante socialiste, on souligne qu'il n'est pas question de présenter le contre-projet socialiste avant de connaître le projet de loi du gouvernement.

Un choix qui nourrit les critiques de la droite, pour qui le PS n'a aucune proposition digne de ce nom. "Quand on a des problèmes sur le fond, souvent on critique la méthode", a dit Eric Woerth à la presse après le départ de la délégation socialiste.

Le ministre du Travail a rappelé qu'un document d'orientation serait "mis sur la table" mi-mai et qu'il consulterait à nouveau les partis politiques à ce moment-là.

Il a fait état de convergences avec la dirigeante du PS sur la pénibilité ou l'emploi des seniors, soulignant toutefois que Martine Aubry avait "été plus précise sur ce qu'elle ne voulait pas que sur ce qu'elle voulait".

La semaine dernière, après une réunion de tous les courants internes du PS sur les retraites, le premier secrétaire avait expliqué qu'elle retardait la présentation des propositions socialistes pour éviter que le gouvernement vienne "picorer" seulement celles qui l'arrangeaient.

"C'est assez curieux de penser que si l'opposition a de bonnes idées, la majorité ne peut pas les reprendre", a estimé Eric Woerth mercredi. "Toutes les idées sont bonnes à prendre."


La crise grecque soulève un vent de panique sur les marchés  28/04/2010

La crise de la dette grecque éclipse tout le reste sur les marchés financiers, entraînant un nouveau recul des actions et tirant l'euro à des niveaux auxquels il n'était plus tombé depuis un an face au dollar.Les investisseurs craignent de plus en plus que les difficultés grecques se propagent à d'autres pays de la zone euro, au lendemain de l'abaissement des notes souveraines de la Grèce et du Portugal par Standard & Poor's.

Conséquence, l'indice des principales valeurs européennes reculait de 1,55% vers 9h00 GMT, pendant que la Bourse de Paris cédait 1,8% en fin de matinée, accentuant ainsi la baisse observée la veille et suivie ensuite par Wall Street et Tokyo.

A la Bourse de Paris, l'indice CAC 40 est passé sous la barre des 3.800 points, un niveau où il n'était pas descendu en séance depuis le 3 mars. Les banques françaises étant les plus exposées en Europe à la situation grecque, les valeurs bancaires sont parmi les plus attaquées. Crédit agricole et Dexia perdent entre 5,5% et 6,5%.

Les autres marchés d'actions européens creusent aussi leurs pertes, notamment dans les pays périphériques de la zone euro. Les Bourses de Madrid et Lisbonne perdent environ 3%.

La Bourse d'Athènes, qui a chuté de 6% mardi, limite le recul à 0,4%.

La prime exigée par les investisseurs pour détenir des emprunts d'Etat grecs à 10 ans plutôt que des emprunts allemands a dépassé les 1.000 points de base (pdb), à 1.021 pdb, et les rendements des obligations grecques à deux ans se sont rapprochés des 30%.

L'euro, qui s'échange autour de 1,3190 dollar - après être descendu à 1,3143, soit son plus bas depuis la fin avril 2009 -, pourrait tester bientôt le seuil de 1,30 dollar, selon des cambistes, voire celle de 1,25 dollar d'ici les trois prochains mois.

"La probabilité d'un défaut de la Grèce s'accentue non pas de jour en jour mais d'heure en heure. Si le FMI et les gouvernements européens ne se présentent pas avec quelque chose rapidement, alors je pense que le marché va encore baisser assez vite", prévient Koen De Leus, économiste chez KBC Securities.

"Les investisseurs commencent à réagir avec émotion. Dans l'environnement actuel, c'est très difficile d'impressionner avec des résultats meilleurs qu'attendu", note-t-il également.

Les titres portugais sont également la cible des investisseurs. Les rendements des obligations portugaises à deux ans dépassent ainsi 6%, soit un niveau supérieur à celui auquel Lisbonne prêterait de l'argent à Athènes.

Le président de l'Union européenne, Herman Van Rompuy, avait pourtant tenté de rassurer les investisseurs avant l'ouverture des marchés en indiquant que les négociations sur la dette grecque progressaient bien et que celle-ci ne serait pas restructurée.

De même, le président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet, et le directeur général du Fonds monétaire international, Dominique Strauss-Kahn, doivent rencontrer dans la journée les parlementaires allemands pour discuter du plan de sauvetage de la Grèce et tenter de les convaincre de voter rapidement cette aide.

Autant d'éléments qui n'ont pour l'instant pas réussi à convaincre les marchés.


Un collégien agresse un professeur au couteau en Moselle  28/04/2010

Un élève du collège d'Aumetz, une ville de Moselle proche de la frontière luxembourgeoise, a agressé mercredi matin l'un de ses professeurs avec un couteau, apprend-on auprès du rectorat."Le pronostic vital" de l'enseignant "n'est pas engagé", a-t-on précisé de même source.

L'agresseur, un élève de 4e âgé de 14 ans, a été interpellé peu après les faits, a-t-on appris auprès de la gendarmerie.

Selon le rectorat, le collégien n'a pas apprécié une remarque du professeur sur l'état de son cahier. Les faits se sont déroulés en dehors du cours.


Sarkozy en Chine: "une nouvelle page" des relations bilatérales, selon Hu Jintao  28/04/2010

Le président chinois Hu Jintao a déclaré mercredi que la visite d'Etat en Chine de son homologue français Nicolas Sarkozy ouvrait "une nouvelle page" dans les relations bilatérales, à l'issue d'un entretien entre les deux dirigeants.

De son côté, Nicolas Sarkozy a ajouté que la France et la Chine allaient "réfléchir dans le cadre de la préparation du G20 à un nouvel ordre monétaire multipolaire".

Au premier jour de sa visite d'Etat en Chine, M. Sarkozy a par ailleurs précisé s'être entretenu avec Hu Jintao de dossiers internationaux et notamment de celui du nucléaire iranien, mercredi à Pékin, au premier jour de sa visite d'Etat en Chine.

"Nous avons eu des discussions approfondies sur la crise iranienne et le G20", a-t-il déclaré à des journalistes, sans donner plus de détails.

Hu Jintao de son côté a remercié Nicolas Sarkozy pour ses messages de sympathie envoyés après le terrible séisme dans le nord-ouest de la Chine de la mi-avril, qui a fait quelque 2.200 morts.

Les deux présidents ont également discuté des dossiers économiques bilatéraux, comme de la coopération franco-chinoise dans le domaine du nucléaire civil, que Nicolas Sarkozy a dit vouloir faire avancer.

Alors que le premier béton du deuxième réacteur nucléaire de type EPR vendu par le français Areva à la Chine vient d'être coulé, Nicolas Sarkozy a affirmé "souhaiter que (les deux parties) puissent discuter de deux tranches supplémentaires sur le site" de Taishan, dans la province du Guangdong (sud).

Il a précisé espérer "un accord intergouvernemental à l'automne" à ce sujet, à l'occasion de la visite prévue en France du chef de l'Etat chinois.

"Je veux me féliciter de l'avancement du chantier du premier EPR à Taishan", a-t-il déclaré, estimant "exemplaire la collaboration d'Areva et de son partenaire chinois", l’électricien China Guangdong Nuclear Power Company (CGNPC).

EDF est également partenaire de CGNPC pour la réalisation et l'exploitation des deux réacteurs.

Les deux réacteurs nucléaires de 3e génération ont été vendus en novembre 2007 par Areva pour 8 milliards d'euros, combustible compris.

Leur mise en service est prévue d'ici à 2014.

Attentat de Karachi: Balladur entendu ce matin par la mission d’information parlementaire  28/04/2010

Edouard Balladur a été entendu mercredi matin par la mission d’information parlementaire sur l’attentat de Karachi en 2002 après avoir demandé à l’être suite aux révélations de Libération sur un financement présumé illégal de sa campagne présidentielle de 1995,.

L’audition qui se tenait à huis clos a duré environ une heure et quart dans une annexe de l’Assemblée nationale. L’ancien Premier ministre (1993-95) en est sorti installé à l’arrière d’une voiture sans faire aucune déclaration aux journalistes qui le guettaient, a constaté un journaliste de l’AFP.

Le président de la mission, le député UMP Yves Fromion, avait déclaré mardi que M. Balladur avait «lui-même demandé à être entendu».

Mardi, l’avocat des familles de victimes de l’attentat de Karachi, Me Olivier Morice, avait accusé M. Balladur de mentir et annoncé qu’il demanderait aussi son audition, mais devant le juge d’instruction antiterroriste chargé de l’enquête, Marc Trévidic.

Selon Libération, la campagne présidentielle d’Edouard Balladur en 1995 aurait reçu 10 millions de francs (1,5 million d’euros) en espèces provenant de rétro-commissions occultes liées à la vente de sous-marins français au Pakistan.

La justice antiterroriste française enquête sur un attentat qui avait causé en 2002 à Karachi la mort de 11 Français travaillant pour la Direction de la construction navale (DCN) qui avaient vendu ces sous-marins. L’hypothèse d’une vengeance liée au non-versement de commissions promises dans le cadre du contrat signé par la DCN a été évoquée.

Pologne/pédophilie: 94 interpellations  28/04/2010

La police polonaise a annoncé aujorud'hui avoir interpellé dans tout le pays 94 personnes, dont 10 ont été mises en examen pour détention et diffusion de pornographie infantile dans l'internet.
"Les policiers ont perquisitionné hier 84 appartements, en interpellant 94 suspects. Dix personnes ont été inculpées de détention ou de diffusion de pornographie infantile", selon un communiqué du quartier général de la police nationale.

La police a saisi 123 ordinateurs, 14 disques durs, plus de 6.000 compact-disques et DVD et une centaine de cassetes VHS, ainsi que des dizaines de clefs USB et cartes de mémoire.
Dans un autre coup de filet opéré fin janvier, la police polonaise a déjà interpellé 120 personnes soupçonnées de collectionner et de diffuser de la pornographie infantile sur internet, alors que huit opérations similaires l'an dernier se sont soldées par 473 interpellations.

La diffusion de la pornographie infantile et des "contenus à caractère pédophile" est passible en Pologne de huit ans de prison.



2,43 M de $ pour une toile égyptienne  28/04/2010

Une toile du maître égyptien Mahmoud Saïd (1897-1964) s'est vendue hier soir à Dubaï à 2,43 millions de dollars, le prix le plus élevé jamais atteint par un tableau d'un artiste arabe.

La toile, "Les chadoufs", dépeignant des paysans égyptiens tirant l'eau du Nil, était mise en vente à partir de 150.000 USD lors des enchères organisées par la prestigieuse maison britannique Christie's.

L'identité de l'acheteur n'a pas été révélée.

Le tableau appartenait à l'ancien maire de Jeddah (Arabie saoudite), Mohammad Saïd al-Farès. Vingt-cinq oeuvres appartenant à sa collection privée ont été mises en vente par Christie's et la vente a recueilli au total 8,7 millions de dollars.

La vente aux enchères, organisée dans un palace de Dubaï, en présence de dizaines d'acheteurs, alors que d'autres ont participé par téléphone ou via internet, a rapporté au total 15,1 millions de dollars, selon les organisateurs.
Une toile de l'Iranien Parviz Tanavoli, "Un poète et une cage", s'est vendue un million de dollars et un autre tableau de Mahmoud Saïd, "Soleil couchant à Louksor", a été attribuée à 902.000 dollars.

Selon un communiqué de Christie's, 64,5% des acheteurs sont originaires du Moyen-Orient, les autres étant des Américains et des Européens.
Il s'agit de la huitième vente aux enchères à Dubaï de la maison Christie's, qui organise aujourd'hui une vente aux enchères de bijoux et de montres, notamment Art déco.

Sa précédente vente aux enchères d'oeuvres d'art avait rapporté à Christie's en octobre 6,7 millions de dollars à Dubaï, bien en deçà des bénéfices réalisés en 2007 et en 2008 à Dubaï, durement touché par la crise économique mondiale.

L'Afghanistan commémore la chute du régime communiste en 1992  28/04/2010

L'Afghanistan a commémoré mercredi la chute en 1992 du régime communiste qui marqua le début de la guerre civile ayant conduit à l'arrivée au pouvoir des talibans près de quatre ans plus tard.

Des milliers d'Afghans, dont de nombreux ministres et dignitaires, ont assisté à une parade militaire dans le stade Ghazi de Kaboul, tristement célèbre à l'époque des talibans qui en avaient fait le lieu des exécutions publiques.

L'armée afghane a défilé sous des hélicoptères de fabrication russe.

"Ce jour-là, les moudjahidines l'ont emporté sur le mal communiste", a déclaré le ministre afghan de la Défense Abdul Raheem Wardak.

Puis M. Wardak a critiqué la communauté internationale pour n'avoir pas pris assez au sérieux la menace des talibans après la chute de leur régime fin 2001, suite à l'intervention d'une coalition militaire internationale emmenée par les Etats-Unis.

L'Afghanistan connaît depuis deux ans une forte recrudescence des violences et des combats qui se sont étendus à l'ensemble du territoire, poussant les forces internationales, Etats-Unis toujours en tête, à déployer des dizaines de milliers de soldats supplémentaires.

Les commémorations de mercredi sont les premières depuis 2008 et la tentative d'assassinat du président Hamid Karzaï.

Celui-ci n'était pas présent pour le 18e anniversaire de la chute du régime afghan pro-communiste. Il est en déplacement au Bhoutan.

La victoire en 1992 des moudjahidines contre le régime soutenu par Moscou --l'Armée rouge avait quitté le pays en 1989 après 10 ans d'occupation-- a ouvert la voie à une guerre civile d'une grande violence qui a favorisé l'arrivée au pouvoir en 1996 des talibans.

Fabrice Tourre nie en bloc et défend Goldman Sachs  28/04/2010

Il était peut-être le plus attendu de tous : on allait enfin savoir à quoi ressemble ce Fabrice Tourre. Seule personne de Goldman Sachs (GS) contre laquelle la SEC (Securities & Exchange Commission, contrôleur des marchés financiers américain) a nominalement porté plainte (le PDG, Lloyd Blankfein, l'étant à titre de représentant légal de la banque), il est soupçonné d'avoir poussé ses clients à acheter des titres subprimes alors que la banque avait créé pour un hedge fund un produit financier qui rapportait en cas de baisse de ces titres.

M. Tourre était le quatrième et dernier représentant de GS à témoigner durant la première vague d'interrogatoires, tenus mardi 27 avril, par la sous-commission permanente des enquêtes du Sénat américain. Il est apparu tel que ses portraits l'avaient laissé imaginer : carré, parlant un excellent anglais, parfait connaisseur de la novlangue financière, ne se laissant que rarement perturber par le faisceau de questions, imperceptiblement arrogant par moments mais se reprenant vite, comme sans doute l'avaient mis en garde les juristes de Goldman qui l'avaient aidé à préparer cet éprouvant moment.

DANS LA DROITE LIGNE DE SON PRÉSIDENT

Il témoignera sans jamais s'emporter, usant comme ses trois acolytes d'une arme constante : demander des précisions techniques, amener les sénateurs à répéter et préciser interminablement leurs questions avant d'obtenir une réponse évasive ("Je ne me souviens pas") ou au contraire lapidaire ("oui", "non") – jusqu'à ce que, parfois, ils sortent de leurs gonds. Fabrice Tourre avait été très bien préparé.

Comme les autres représentants de GS, à aucun moment il ne sortira de l'épure que leur président, Lloyd Blankfein, avait publiée la veille. Il nie toute "fraude". Les investisseurs qui ont perdu leur chemise dans les produits qu'il leur a vendu "étaient tous des investisseurs institutionnels très sophistiqués", donc très au fait des pratiques du marché, "pas des individus". Il ne "se souvient plus de ses termes exacts", mais oui, à un moment, il a informé ses clients qu'il y avait forcément une contrepartie qui prenait la position inverse et qu'il s'agissait du fonds spéculatif Paulson.

A-t-il informé ACA (l'agent de sélection du portefeuille sous-jacent d'Abacus, le titre au cœur de l'affaire) qu'il avait fabriqué un instrument financier à la demande expresse du fonds Paulson pour qu'il puisse miser sur la chute des titres subprimes ? Il ne "croit pas". Mais il n'y était pas tenu. "Si ACA avait voulu connaître cette information, je la lui aurais délivrée." Il indique ce que sera la position de Goldman sur ce dossier spécifique si procès il y a : Abacus "n'a pas été conçu pour échouer et GS n'y avait pas d'intérêt". Il n'a à aucun moment "trompé" les deux grands perdants (ACA et la banque allemande IKB).

"JE ME DÉFENDRAI EN JUSTICE CONTRE DE FAUSSES ACCUSATIONS"

Non, GS, son employeur, n'a jamais fait pression sur les agences de notation pour influencer la note délivrée à des produits de dette. Et décidément non, il ne juge pas que GS, ait joué un rôle néfaste dans la crise financière. Il est" triste de ce qui est arrivé aux marchés". Mais la source de leur effondrement est due à l'évolution du crédit, pas aux acteurs des marchés eux-mêmes. De certains e-mails, il dit "regretter de les avoir envoyés". Enfin non, toujours non, les "incitations" salariales (primes) dont bénéficient les traders comme lui à prendre des risques ne sont pas un élément aggravant de la crise. Et à aucun moment il n'a eu le sentiment d'être au cœur d'un conflit d'intérêts.

La seconde partie de son interrogatoire, après quatre heures d'audience, va s'avérer plus difficile. Les questions se font plus précises sur le dossier qui le concerne directement. Il semble alors se défiler devant les questions, répondant si évasivement que le président, Carl Lewin, finira par lâcher : "Je ne pense pas que vous répondiez de façon correcte aux questions".

M. Tourre avait rappelé à la fin de sa déposition liminaire que lui et sa famille étaient "attaqués" depuis une semaine. La SEC "m'accuse d'avoir caché des informations à certains investisseurs sur une transaction. Je nie catégoriquement cette accusation. Je me défendrai en justice contre de fausses accusations". Là encore, Fabrice Tourre suivait la ligne prônée par son PDG : Goldman se montre aujourd'hui disposé à aller au procès si la SEC maintient sa plainte.


Nicolas Sarkozy et son épouse à Xi'an, avant d'entamer une visite d'Etat en Chine  28/04/2010

Le président français Nicolas Sarkozy est arrivé mercredi matin, accompagné de son épouse Carla Bruni-Sarkozy, dans l'ancienne capitale impériale chinoise de Xi'an (nord), avant d'entamer une visite d'Etat en Chine, a annoncé l'Elysée.

Le couple présidentiel doit visiter le mausolée de l'empereur Qin Shi Huang (vers 200 avant JC) et son imposante armée de terre cuite, avant de gagner Pékin en mi-journée pour le début de la partie officielle de la visite.

Peu avant l'arrivée du cortège présidentiel, l'entrée principale du musée a été fermée et les touristes escortés vers la sortie.

A Pékin, le président Sarkozy aura un entretien avec son homologue chinois Hu Jintao à 17H00 (09H00 GMT), après une cérémonie d'accueil dans le cadre imposant du Palais du peuple, place Tiananmen, au coeur de Pékin. Il doit également rencontrer jeudi le président de l'Assemblée populaire Wu Bangguo, puis vendredi le Premier ministre Wen Jiabao avant de se rendre avec son épouse à Shanghaï, pour la cérémonie d'ouverture, vendredi soir, de l'exposition universelle.
M. Sarkozy doit y inaugurer le pavillon français, oeuvre de l'architecte Jacques Ferrier, et dont le parrain est l'acteur Alain Delon.

La deuxième visite d'Etat de M. Sarkozy en Chine est destinée à sceller la réconciliation entre Paris et Pékin, après la brouille de la fin de 2008 sur la question du Tibet.

"La Chine est devenue un acteur absolument incontournable sur la scène internationale" dont le monde a "besoin pour faire face aux grands défis du XXIè siècle", a affirmé M. Sarkozy à l'agence Chine nouvelle avant son arrivée.

M. Sarkozy est accompagné à Xi'an de plusieurs ministres dont Christine Lagarde (Economie et Finances), Luc Chatel (Education nationale), Frédéric Mitterrand (Culture et communication), ainsi que l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin et le secrétaire général du parti au pouvoir, l'UMP, Xavier Bertrand.
D'autres ministres, Bernard Kouchner (Affaires étrangères) et Jean-Louis Borloo (Ecologie) doivent rejoindre la délégation française à Pékin.

Le programme dans la capitale chinoise de la visite ménage des plages importantes au volet privé qui devrait permettre au couple présidentiel de se rendre sur la Grande muraille, aux Tombeaux des Ming et à la Cité interdite.

Crainte d'une marée noire aux USA  28/04/2010

La crainte d'une vaste pollution en mer s'intensifiait mardi aux Etats-Unis, les garde-côtes n'excluant pas "une des pires marée noire de l'histoire" si la fuite émanant de la plateforme qui a sombré dans le golfe du Mexique n'était pas colmatée.
"Je vais être franche. Les efforts de BP (le groupe pétrolier britannique qui exploitait la plateforme, ndlr) pour colmater les fuites n'ont pas réussi pour le moment", a dit le contre-amiral Mary Landry au cours d'une conférence de presse.

La responsable des garde-côtes de La Nouvelle-Orléans (Louisiane, sud) s'est refusée à comparer l'accident avec celui du pétrolier Exxon Valdez, qui s'était échoué sur les côtes de l'Alaska et avait déversé plus de 40 millions de litres de pétrole sur une distance de 1.300 km. Mais, a-t-elle toutefois assuré, "si nous ne sécurisons pas le puits, oui, ceci constituera une des pires marées noires de l'histoire américaine".
La nécessité d'arrêter la fuite est d'autant plus pressante qu'une nappe de pétrole de 965 km de circonférence se trouvait à une trentaine de kilomètres des côtes de la Louisiane, berceau d'un écosystème fragile composé de nombreux oiseaux aquatiques. Les autorités seraient prêtes en dernier recours à aller jusqu'à mettre le feu à cette nappe.

La plateforme a coulé jeudi non loin des côtes américaines après une explosion et un incendie survenus le 20 avril au soir. Une semaine après l'accident, onze personnes étaient toujours portées disparues et les chances de les retrouver quasi nulles.
Selon BP, les fuites libèrent environ 159.000 litres de brut par jour. La plateforme, nommée "Deep Water Horizon", propriété de la société Transocean, contenait 2,6 millions de litres de pétrole et extrayait près de 1,27 million de litres par jour.


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