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Un policier attaqué au marteau devant Notre-Dame à Paris, l'assaillant se revendique de l'EI


Mardi 6 Juin 2017 modifié le Mercredi 7 Juin 2017 - 08:46




Un policier attaqué au marteau devant Notre-Dame à Paris, l'assaillant se revendique de l'EI
Un policier a été attaqué mardi sur le parvis de Notre-Dame à Paris par un homme armé d'un marteau, qui après avoir été blessé et arrêté a revendiqué être un "soldat" du groupe Etat islamique, trois jours après l'attentat jihadiste de Londres.

L'assaillant "a crié au moment de l'agression +C'est pour la Syrie+" et était porteur d'une carte l'identifiant comme "étudiant algérien", document dont il faut encore vérifier l'authenticité, a expliqué le ministre français de l'Intérieur Gérard Collomb, lors d'un point presse sur place.

"Apparemment, l'individu était seul", a-t-il précisé. Après l'agression, il a "revendiqué être un soldat du califat", autoproclamé par le groupe jihadiste Etat islamique (EI) en juin 2014, selon une source proche de l'enquête.

L'agresseur a été évacué vers un hôpital, selon la préfecture de police. Le policier agressé a pour sa part été légèrement blessé, a-t-on appris de source policière. Un de ses collègues a riposté avec son arme de service, blessant l'agresseur au thorax.

Outre un marteau, celui-ci avait en sa possession deux couteaux de cuisine, selon les autorités. "On s'aperçoit qu'on est passé d'un terrorisme très sophistiqué à un terrorisme où n'importe quel outil peut servir pour commettre des agressions", a observé le ministre de l'Intérieur.

Une enquête a été ouverte par le parquet antiterroriste.

Un témoin a rapporté à l'AFP avoir entendu "crier très fort", puis vu "un mouvement de foule". "Les gens ont paniqué, j'ai entendu deux coups de feu, vu un homme étendu par terre, du sang partout", a-t-il ajouté, sans souhaiter dévoiler son nom.

"On a entendu deux bruits de coups de feu, on ne s'est pas inquiété, d'ailleurs personne ne s'est inquiété, personne ne courait", ont quant à elles relaté Aline et sa fille Gabrielle Wacogne, venues rendre visite à un proche hospitalisé à l'hôpital de l'Hôtel-Dieu tout proche. "Puis soudain on a vu des policiers arriver à pied, puis des voitures et des fourgons, ils ont tout de suite fermé les accès au parvis".

Les principales voies d'accès menant à la cathédrale, où de nombreuses voitures de police affluaient, ont été bouclées par des cordons de sécurité. Et des centaines de badauds ont été repoussés de l'autre de la Seine, hors du périmètre de sécurité.


La France ciblée


Notre-Dame, située en plein coeur du Paris touristique, est l'un des monuments les plus visités d'Europe, avec 13 millions d'entrées par an. Plusieurs centaines de personnes y ont été confinées dans le calme. La préfecture de police a demandé à la population d'éviter le secteur, mais faisait état d'une "situation maîtrisée" peu avant 15H30 GMT.

Cette agression intervient trois jours après un nouvel attentat au Royaume-Uni: sept personnes ont été tuées et 48 autres blessées samedi soir à Londres dans une attaque revendiquée par l'EI. Trois hommes ont foncé dans la foule avec une camionnette, avant de poignarder des passants.

Une autre attaque avait fait 22 morts et plus de 100 blessés le 22 mai à Manchester, lorsqu'un jeune Britannique d'origine libyenne s'était fait exploser à la sortie d'un concert.

La France a quant à elle été la cible de l'EI à plusieurs reprises depuis les attentats du 13 novembre 2015 (130 morts).

Les derniers attentats ont ciblé les forces de sécurité. Un policier a été assassiné sur les Champs-Elysées le 20 avril, juste avant le premier tour de la présidentielle, après des attaques qui ont visé des militaires, sans les tuer, au musée du Louvre et à l'aéroport d'Orly.

La cathédrale Notre-Dame a déjà été au coeur d'une enquête antiterroriste. En septembre 2016, les autorités françaises avaient démantelé un commando de femmes jihadistes à l'origine d'un attentat avorté à la voiture piégée - retrouvée non loin de Notre-Dame bourrée de bonbonnes de gaz - et qui préparaient, d'après les enquêteurs, une autre attaque "imminente" contre une gare.

Ces femmes, "téléguidées" par des jihadistes de l'EI en Syrie d'après les enquêteurs, avaient des connexions avec les auteurs de plusieurs attentats récents en France. Un jihadiste français, Rachid Kassim, vraisemblablement tué par la suite par un bombardement de la coalition, est soupçonné de les avoir téléguidées depuis les zones de jihad irako-syriennes.

Mardi 6 Juin 2017 - 20:47

(source AFP)




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