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Un parti algérien met en garde contre le danger de la "politique agressive" du pouvoir envers les forces politiques


Mardi 6 Novembre 2018 modifié le Mercredi 7 Novembre 2018 - 09:27




Le "Front des Forces Socialistes" (FFS), parti d'opposition algérien, a mis en garde contre les dangers de la politique agressive du pouvoir envers les forces politiques.

"Les dirigeants du pays œuvrent à faire taire les gouvernés par la répression, la prison et l'empêchement de toute action revendicative des droits légitimes. Le pouvoir recourt bien à sa clientèle pour imposer le fait accompli", a déploré le premier Secrétaire du parti, Mohamed Hadj Djilani, lors d'un meeting animé durant le weekend à Jijel, à l’occasion de la célébration du 64e anniversaire du déclenchement de la guerre de libération nationale.

Il a estimé que le régime actuel est animé par une seule chose : se maintenir au pouvoir par tous les moyens et que "l’unique souci des gouvernants est de rester au pouvoir, sans se soucier de la situation des gouvernés ni de leur avenir", relevant que ce qui se passe actuellement, en terme d’arrestation et d’interdiction de manifestations, est illustratif de cette "volonté de faire taire tout le monde".

Notant que tous les clignotants sont au rouge, le premier secrétaire du FFS a souligné que l’Algérie court à sa perte et que ses dirigeants cherchent uniquement le moyen pour préserver leurs intérêts.

Evoquant la crise qui a secoué l’Assemblée populaire nationale (APN), M. Hadj Djilani a estimé que l’éviction de Saïd Bouhadja de la présidence de la Chambre basse du Parlement "n’était que l’illustration de la domination du pouvoir exécutif qui contrôle tout, y compris le pouvoir législatif".

Le plus grave est les germes de la division qui se trouvent aujourd’hui au sein de la société, a-t-il alerté, arguant que face à des problèmes multidimensionnels, les Algériens déversent leur colère les uns sur les autres.

Le plus vieux parti de l’opposition réitère ainsi l’appel pour la reconstruction du consensus national, afin d’aller vers une constituante, comme prélude à l’avènement de la deuxième République.
Mardi 6 Novembre 2018 - 18:10

Atlasinfo (avec MAP)




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