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USA : Virginia Beach pleure ses morts et s'interroge sur le tireur


Samedi 1 Juin 2019 modifié le Dimanche 2 Juin 2019 - 11:22




Des habitants de la ville américaine de Virginia Beach se sont rassemblés dans l'émotion samedi pour rendre hommage aux 12 employés municipaux abattus la veille par l'un de leurs collègues, dont la police tentait de comprendre les motivations.

Un par un, les visages des 12 victimes ont été projetés sur un écran, accompagnés de brefs éléments biographiques, lors d'une conférence de presse émouvante samedi matin.

Sept hommes et cinq femmes tombés sous les balles d'un de leurs collègues vendredi à Virginia Beach, station balnéaire de 450.000 habitants au sud de Washington, qui abrite également une importante base de la marine américaine.

Richard Nettleton, technicien municipal, travaillait depuis 28 ans pour la ville. Michelle "Missy" Langer comptait elle 12 années de service public, Katherine Nixon 11...

"Ils laissent derrière eux un vide que nous ne serons jamais en mesure de combler", a déclaré le responsable administratif de la ville, Dave Hansen, indiquant que quatre personnes étaient toujours hospitalisées dans un état grave.

Le président Donald Trump a adressé ses condoléances samedi sur Twitter: "Le gouvernement fédéral est là, et le sera, pour répondre à tous les besoins. Que Dieu bénisse les familles et tous les autres !"

"Difficile à croire"


Une centaine de personnes, certaines en pleurs, étaient réunies samedi matin sur le parking d'un cinéma pour rendre hommage aux victimes au son des prières et des guitares.

"C'est difficile à croire. On ne peut pas imaginer que cela puisse arriver dans notre ville. Il est temps de se rassembler et de prier avec tout le monde, de ne faire qu'un", a confié à l'AFP Anthony Moore au milieu du rassemblement, auquel participait notamment le gouverneur de Virginie Ralph Northam, le visage grave.

Les autorités ont identifié le tireur samedi. Préférant honorer la mémoire des victimes, elles n'ont prononcé son nom qu'à une seule reprise: DeWayne Craddock, un homme d'une quarantaine d'années employé depuis environ 15 ans au service des travaux publics de la ville. Selon la presse locale, il s'agit d'un ancien engagé de l'armée américaine.

Il était environ 16H00 vendredi (20H00 GMT) lorsqu'il a fait irruption dans un bâtiment municipal, lourdement armé, avant de tirer "à l'aveugle", aux différents étages, sur toutes les personnes se trouvant sur son passage.

S'en est suivie une "fusillade longue et intense" avec la police, arrivée sur les lieux en l'espace de quelques minutes, a indiqué le chef de la police de Virginia Beach, James Cervera.

Un policier, touché lors de cet échange de coups de feu, a survécu grâce à son gilet pare-balles.

Après avoir passé au peigne fin "une scène de crime horrible", les enquêteurs tentaient toujours samedi de trouver ce qui avait pu motiver M. Craddock à passer à l'acte.

L'édifice municipal théâtre de la tuerie restait entièrement bouclé par la police. En plus des policiers locaux, des agents de la police fédérale (FBI) et des spécialistes en médecine légale entraient et sortaient de l'imposant bâtiment, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Un "solitaire"


Les autorités ont refusé de dire si le tireur était sous le coup d'une mesure disciplinaire au travail ou s'il avait des antécédents judiciaires. Le Wall Street Journal a rapporté qu'il avait été récemment licencié.

La police avait fait savoir vendredi soir que le tireur était armé d'un pistolet de calibre .45 équipé d'un silencieux, qu'il a rechargé à plusieurs reprises.

"Nous avons retrouvé d'autres armes sur les lieux", a souligné samedi matin M. Cervera, sans préciser lesquelles. D'autres armes ont également été retrouvées à son domicile.

Une voisine a confié à une chaîne locale du réseau CNN que M. Craddock semblait être un "solitaire". "Je ne l'ai jamais vu descendre les poubelles ou monter des courses, ni jamais vu personne entrer ou sortir de chez lui", a dit Cassetty Howerin.

Selon le site Gun Violence Archive, cette fusillade est la 150e depuis le début de l'année aux Etats-Unis --en 151 jours-- ayant touché quatre personnes ou plus.

"C'est une atroce réalité", a réagi sur Twitter Gabby Giffords, ancienne élue grièvement blessée par balle en 2011. "Et le fait que les dirigeants de notre nation ne parviennent pas à nous protéger devrait révolter tous les Américains".

Chaque fusillade meurtrière de grande ampleur relance le débat sur la régulation des armes à feu, mais celui-ci tourne fréquemment à vide.
Samedi 1 Juin 2019 - 21:47

Atlasinfo (Source afp)




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