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Steve Bannon au congrès du FN : "L'Histoire est de notre côté"


Samedi 10 Mars 2018 modifié le Dimanche 11 Mars 2018 - 13:06

L'ancien conseiller de Donald Trump était l'invité vedette du congrès du FN à Lille le 10 mars. Il a prononcé un discours devant les élus et les militants.




Steve Bannon au congrès du FN : "L'Histoire est de notre côté"
« L'histoire est de notre côté et va nous mener de victoire en victoire », a déclaré, samedi 10 mars, le controversé Steve Bannon, ancien conseiller du président américain Donald Trump, devant le congrès du Front national à Lille. « Vous faites partie d'un mouvement qui est plus grand que l'Italie, plus grand que la Pologne, plus grand que la Hongrie », a ajouté le stratège populiste, ex-directeur du site d'extrême droite Breitbart News. Le FN tient son congrès à Lille samedi et dimanche, en vue de sa « refondation » et d'un changement de nom, pour accéder au pouvoir aux prochaines élections.

Incarnation de la droite américaine la plus dure, Steve Bannon, dont la venue avait été annoncée seulement vendredi soir, avait dirigé la fin de la campagne présidentielle de Donald Trump avant de devenir son conseiller à la Maison-Blanche pendant sept mois.

Les militants favorables à un changement de nom

Les militants du Front national se sont également prononcés à 52 % en faveur d'un changement de nom, a annoncé samedi devant le congrès du FN Sébastien Chenu, porte-parole, alors que cette courte majorité a été mise en doute vendredi. « Accueillons [ce résultat] tel quel », a commenté Sébastien Chenu devant les congressistes. Ce chiffre est conforme à la « courte majorité » déjà annoncée à quelques journalistes par la présidente du FN Marine Le Pen jeudi.

Mais son père Jean-Marie Le Pen, cofondateur du parti, avait mis en doute ce résultat vendredi. Un cadre frontiste a rapporté aussi avoir eu écho d'une « courte majorité contre le principe d'un changement de nom ». Un questionnaire a été envoyé à l'automne aux 51 000 adhérents à jour de cotisation. Les résultats étaient annoncés d'abord pour janvier. Quelque 30 000 adhérents y ont répondu. Le dépouillement n'a pas été validé par huissier.

La sortie de l'euro a divisé le parti


Les militants sont par ailleurs à 67 % favorables à une sortie de l'euro en estimant toutefois que cette question ne doit plus être « prioritaire », selon les résultats de ce questionnaire, qui valident la ligne de sa présidente Marine Le Pen. Seulement 22 % se sont dits défavorables à la sortie de l'euro. Selon le FN, 73 % des militants (contre 18 %) ont répondu qu'ils étaient « favorables à ce que la question monétaire ne soit plus présentée comme prioritaire » dans le programme économique du parti. Les militants sont aussi à 90 % favorables à l'organisation d'un référendum « sur l'appartenance de la France à l'Union européenne ».

La sortie de l'euro a divisé le parti ces derniers mois. L'ex-numéro deux du parti Florian Philippot, qui a claqué la porte du FN en septembre, avait plaidé pendant la campagne présidentielle pour une sortie immédiate de l'euro. Mais, après l'échec de mai, la direction du FN a décidé que cette question ne serait plus prioritaire et passerait après la souveraineté territoriale et économique, car « les Français ne veulent pas d'un big-bang institutionnel », selon Marine Le Pen. « Le mode opératoire trop abrupt d'un changement monétaire a occulté le fait que ce changement pouvait être bénéfique », a renchéri devant les congressistes le conseiller économique du FN Jean Messiha.

Sans surprise, les militants se sont prononcés quasi unanimement (98 % contre 1 %) pour réduire l'immigration « à un niveau incompressible », thème fédérateur dans ce parti. Quelque 84 % des militants se sont dits opposés aux repas de substitution dans les cantines scolaires. Ils sont aussi très majoritairement pour un retour de l'uniforme à l'école élémentaire et un service militaire ou civique obligatoire. Sur la peine de mort en revanche, que Marine Le Pen, « à titre personnel », souhaite rétablir, les militants préfèrent, à 70 %, qu'elle soit remplacée par une peine de prison à « perpétuité incompressible ». Sur l'euthanasie, 51 % sont hostiles à son interdiction (36 % la soutiennent).

Avec afp
Samedi 10 Mars 2018 - 19:44





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