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Ségolène Royal ne sera pas candidate aux européennes


Vendredi 11 Janvier 2019 modifié le Samedi 12 Janvier 2019 - 14:59




C'est un non définitif. L'ancienne ministre de l'Écologie Ségolène Royal a annoncé vendredi qu'elle ne serait pas candidate aux européennes de mai 2019, le rassemblement de la gauche n'ayant pas été possible. « Je ne serai pas sur une liste », a-t-elle affirmé sur France Inter, tout en assurant qu'elle serait « présente dans le débat européen ». Elle avait annoncé à l'automne réfléchir à l'hypothèse d'une candidature à la tête d'une liste qui dépasserait l'appareil socialiste, précisant qu'elle donnerait sa réponse en janvier.

« J'avais posé pour condition, pour répondre à l'aimable pression de mes amis, de pouvoir structurer et créer une convergence et un rassemblement des écologistes, de la gauche, des démocrates, de la société civile également. Ces conditions ne sont pas remplies, puisqu'un certain nombre de partenaires ont refusé, et par conséquent, je reprends ma liberté de ne pas être candidate », a expliqué Ségolène Royal.

Le chef de file des écologistes, Yannick Jadot, a refusé le 21 décembre la proposition de Mme Royal d'être numéro deux sur une liste qu'il conduirait. Celui de Génération·s, Benoît Hamon, a fermé la porte lundi à une alliance avec le PS, tant qu'il siège avec le PSE. Le député PS Guillaume Garot avait recontacté Yannick Jadot mercredi par SMS, en vain, a-t-il confié à l'AFP.

« C'est quand même assez désolant »

« Je suis désolée que ce rassemblement ne se fasse pas, parce que nous avons devant nous des défis absolument considérables. Il y a l'urgence climatique, il y a l'urgence sociale, il y a l'urgence démocratique, il y a la montée des nationalismes, et voir qu'on n'est pas capables de s'unir au niveau des démocrates, de la gauche et des écologistes, c'est quand même assez désolant, mais j'espère qu'ils continueront leurs efforts », a affirmé l'ancienne candidate à la présidentielle.

Yannick Jadot et Benoît Hamon « auront des comptes à rendre », a-t-elle averti. « Car si, au lendemain des élections européennes, nous avons un chaos au niveau du Parlement européen, une forte montée en puissance des nationalismes, parce qu'il n'y aura pas eu d'offre politique enthousiasmante, crédible, ce sera de la responsabilité de ceux qui ont fait passer l'esprit d'appareil politique et les ego avant le rassemblement », a-t-elle critiqué, parlant d'une « faute grave dans un moment de basculement ».

Vendredi 11 Janvier 2019 - 12:16

Atlasinfo (Source AFP)




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