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Revers cuisant pour Trump dans des élections locales très attendues


Mercredi 6 Novembre 2019 modifié le Jeudi 7 Novembre 2019 - 09:54




Des candidats républicains ont essuyé mardi d'embarrassantes défaites pour Donald Trump, qui s'était personnellement impliqué dans les campagnes électorales locales en appelant à barrer la route aux démocrates "radicaux", à un an de la présidentielle américaine.

Dans un pays très divisé, ces scrutins étaient attendus comme un test révélateur de la popularité de Donald Trump, quatrième président seulement de l'histoire américaine menacé par une procédure de destitution à cause de l'affaire ukrainienne.

Ironisant sur la frénésie médiatique, l'homme d'affaires avait eu ces mots prémonitoires lundi soir, en appelant ses supporteurs dans l'Etat conservateur du Kentucky à aller voter: "Parce que si on perd, cela envoie un très mauvais message (...) vous ne pouvez pas laisser cela m'arriver", avait-il lancé à la foule de quelque 20.000 personnes.

Vingt-quatre heures plus tard, c'est le candidat démocrate qui a arraché la victoire au gouverneur sortant républicain.

La différence de voix est très mince et le républicain Matt Bevin n'avait pas admis sa défaite au milieu de la nuit, malgré les déclarations en ce sens des autorités.

Mais, même de peu et face à ce gouverneur impopulaire, la victoire du démocrate Andy Beshear, dans cet Etat que Donald Trump avait remporté avec une écrasante avance de 30 points sur sa rivale démocrate Hillary Clinton en 2016, envoyait des ondes de choc.

Le locataire de la Maison Blanche a réagi en affirmant que M. Bevin avait "gagné au moins 15 points ces derniers jours".

"Mais peut-être pas assez (Les médias bidons feront toujours retomber la faute sur Trump"!)", a-t-il tweeté.

Le démocrate a notamment été porté dans le Kentucky par une plus forte mobilisation dans les banlieues plutôt aisées des grandes villes, une dynamique qui pourrait jouer lors de la présidentielle de novembre 2020.

- "Faire trembler" Trump -

En parallèle, les démocrates ont, pour la première fois en quelque 25 ans, repris le contrôle des deux chambres de l'Assemblée de Virginie.

Tenant déjà le poste de gouverneur, ils s'emparent ainsi de tous les grands leviers du pouvoir de cet Etat après une campagne marquée notamment par le débat sur les armes à feu.

"Cette victoire historique devrait faire trembler Donald Trump et tous les républicains", a déclaré le président du parti démocrate, Tom Perez.

"Les démocrates se présentent dans toutes les élections et tous les Etats, en faisant campagne sur nos valeur et en canalisant une énergie inédite jusque dans les isoloirs. C'est comme ça que nous avons gagné ce soir, c'est comme ça que nous battrons Trump dans un an", a-t-il ajouté dans un communiqué.

Dans le Mississippi, le candidat républicain Tate Reeves semblait lui bien parti pour remporter le poste de gouverneur face à un démocrate centriste, le procureur de l'Etat Jim Hood, anti-avortement et pro-armes à feu.

Donald Trump était allé le soutenir dans cet Etat conservateur qu'il avait remporté avec 18 points d'avance en 2016.

"Notre meeting vendredi soir a fait évoluer les chiffres depuis un score à égalité jusqu'à une grosse VICTOIRE", a tweeté M. Trump mardi soir tard.

La dynamique était différente en Virginie, Etat voisin de Washington que Donald Trump avait perdu de 5 points lors de la présidentielle.

Mais comme dans le Kentucky, le basculement était perçu comme un signe inquiétant pour le milliardaire, notamment chez les électeurs diplômés des banlieues aisées.

"J'espère que tout le monde" en Virginie ira voter "pour envoyer un message à Washington", avait tweeté Donald Trump en plaçant cette élection sous le signe de la défense du droit de porter des armes, de la baisse d'impôts ou encore de la lutte anti-immigration clandestine.

L'homme d'affaires n'avait pas fait campagne en Virginie mais dans le Mississippi comme au Kentucky, il s'était employé à galvaniser sa base enthousiaste.

Appelant à "envoyer un message aux démocrates radicaux", il avait affirmé que l'enquête en vue de le destituer avait créé "une majorité en colère".
Mercredi 6 Novembre 2019 - 08:33

Atlasinfo (Source afp)




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