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Réunion à Paris des ministres de la défense du G5 Sahel pour avancer dans la mise en œuvre de la force conjointe


Mardi 16 Janvier 2018 modifié le Mardi 16 Janvier 2018 - 09:17

Une réunion du G5 Sahel s'est tenue, lundi, à Paris au niveau des ministres en charge de la défense et des chefs d’Etat-major pour avancer dans la mise en œuvre de la force antiterroriste.




Cette réunion visait à fixer une feuille de route opérationnelle à la force conjointe et à rencontrer les pays donateurs, a précisé la ministre française des Armées, Florence Parly, qui en avait annoncé la tenue fin décembre au terme d’une rencontre de haut niveau consacrée à La Celle-Saint-Cloud, près de Paris, au financement de cette force.

Les pays du G5 Sahel, encouragés par leur partenaire français d'accélérer la mise en oeuvre de leur force militaire conjointe, ont lancé une deuxième opération antijihadiste lundi 15 janvier, ont-ils annoncé à l'issue de la réunion sans toutefois donner de détails pour des "raisons de sécurité".

Début novembre dernier, la Force G5 Sahel avait mené sa première opération montrant, selon Paris qui s’en était félicitée, " la prise en main par les États sahéliens de la lutte contre le terrorisme".

Parly, avait considéré alors que cette opération "vient concrétiser la montée en puissance" de cette force, laquelle "doit se poursuivre, avec l'appui des partenaires du G5 Sahel".

La réunion de lundi à Paris a permis aux partenaires de s'accorder sur "une feuille de route commune destinée à accélérer l'opérationnalisation de la force" multinationale et sur un "renforcement en effectifs avant le printemps", alors que le G5 Sahel ambitionne d'atteindre 5.000 hommes d'ici à la mi-2018, a dit Mme Parly.

Côté financement, les 250 millions d'euros nécessaires au lancement de la force conjointe ont été largement réunis conformément aux engagements pris lors de la réunion de la Celle-Saint-Cloud du 13 décembre dernier.

La principale annonce de cette réunion, tenue à l’initiative du président français Emmanuel Macron, avait été la décision de l'Arabie Saoudite de contribuer à hauteur de 100 millions de dollars à la Force G5 Sahel.

Les Emirats arabes unis s’étaient engagés, pour leur part, à apporter 30 millions de dollars à cette force, dont les besoins ont été évalués à 250 millions d'euros pour sa mise en place.

Ces contributions s'ajoutaient à celles, déjà annoncées, des partenaires réunis au sein de la "Coalition Sahel", notamment des enveloppes de 50 millions de l'UE et de 60 millions de dollars des Etats-Unis.

Un sommet aura lieu le 23 février à Bruxelles pour attirer de nouveaux donateurs.

Les Etats composant cette force (Mali, Tchad, Burkina Faso, Niger, Mauritanie) avaient sollicité alors de la communauté internationale une contribution globale de 423 millions d’euros pour financer ses opérations de lutte contre le terrorisme, un "phénomène mondial" auquel les pays de cette région sont confrontés.

Les pays du G5 Sahel sont "en train de combattre une menace planétaire que nous ne devons pas être laissés seuls à gérer", avait affirmé notamment le ministre des affaires étrangères du Mali, Abdoulaye Diop.

La force G5 Sahel est appelée à terme à prendre le relais de la force française Barkhane (4.000 hommes) déployée dans la région aux côtés de la Minusma (13.000 soldats).

Son rôle est de reconquérir et de sécuriser les zones où les groupes extrémistes mènent "des actions par surprise" avant de s'évanouir dans l'immense désert sahélien, une région aussi vaste que l'Europe.

Si la situation sécuritaire n'est plus comparable à celle observée en 2013, au moment de l'intervention française au Mali, quelques "centaines de djihadistes", selon Paris, conservent leur capacité à mener des actions par surprise dans cette zone.
Mardi 16 Janvier 2018 - 00:03





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