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Remaniement ministériel en France : l'annonce repoussée


Mercredi 22 Novembre 2017 modifié le Mercredi 22 Novembre 2017 - 17:33

L'annonce a été reportée pour cause de vérification du patrimoine d'éventuels nouveaux ministres. Ce mini-remaniement devrait être connu dans la semaine.




Remaniement ministériel en France: l'annonce repoussée
Remaniement ministériel en France: l'annonce repoussée
Qui deviendra le futur porte-parole du gouvernement ? Le remaniement du gouvernement sera finalement annoncé « dans la semaine » et, en tout cas, pas avant le conseil des ministres de mercredi, a déclaré mardi soir l'entourage du président Emmanuel Macron. Par conséquent, Christophe Castaner sera encore porte-parole du gouvernement mercredi matin et c'est donc lui qui, à ce titre, fera le compte rendu du conseil des ministres à la mi-journée, a-t-on précisé. Ce retard est lié notamment à la vérification du patrimoine d'éventuels nouveaux ministres.

Ce nouveau casting pourrait également prévoir un (ou une) nouvel entrant pour remplacer Benjamin Griveaux dans ses attributions actuelles à Bercy, a-t-on appris mardi soir dans l'entourage du chef de l'État. S'il doit quitter le porte-parolat, Christophe Castaner devrait donc rester secrétaire d'État chargé des Relations avec le Parlement, selon la même source, même si ce cumul suscite la polémique. Le remaniement, promis pour mardi, a été reporté aux jours suivants, le temps de soumettre les déclarations de patrimoine d'un ou plusieurs nouveaux entrants à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, selon l'Élysée. Ces vérifications, devenues obligatoires, avaient déjà retardé de plus d'une journée l'annonce du précédent remaniement en juin.

Un changement indispensable

Ce changement de porte-parole était devenu indispensable avec l'élection samedi de Christophe Castaner à la tête de La République en marche – le choix d'Emmanuel Macron pour donner un nouveau souffle à son jeune mouvement. En effet, ce politicien expérimenté de 51 ans, issu du PS, se retrouve désormais avec une triple casquette : porte-parole du gouvernement, secrétaire d'État aux Relations avec le Parlement et, depuis samedi, délégué général de LREM, une fonction à laquelle il ne tenait guère au départ.

Pour le remplacer, les noms qui circulaient le plus souvent ces derniers jours étaient ceux de deux très proches d'Emmanuel Macron, tous deux nommés secrétaires d'État en juin : Benjamin Griveaux (Économie) et Julien Denormandie (Logement), chacun étant soutenu par différents fidèles du chef de l'État. Mardi, Julien Denormandie avait toutefois fait savoir qu'il n'avait « aucune autre ambition, aucune autre envie » que son portefeuille actuel.

Des vérifications de patrimoine

Le poste de porte-parole devrait donc revenir à Benjamin Griveaux, 39 ans, qui obtient sa revanche après avoir échoué à obtenir la direction du parti présidentiel. Le nouveau porte-parole n'aura toutefois plus d'autre portefeuille ministériel, comme cela avait été le cas pour François Baroin et Laurent Wauquiez sous les présidences, respectivement, de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy.

Benjamin Griveaux fait partie de la garde rapprochée d'Emmanuel Macron, qu'il a soutenu dès la fin 2015. Cet ex-conseiller de Dominique Strauss-Kahn, passé par le bureau national du PS, a l'expérience pour ce poste puisqu'il a été porte-parole d'En marche ! pendant la campagne. Emmanuel Macron pourrait nommer un ou une remplaçant(e) comme secrétaire d'État à Bercy. D'où la nécessité de vérifications de patrimoine.

Ministre et chef de parti


Le maintien de Christophe Castaner aux Relations avec le Parlement, fonction qui nécessite de négocier d'une façon neutre avec tous les partis, satisferait celui qui appelle familièrement le Premier ministre « mon poulet » et qui voulait rester à ce poste. Mardi midi, Édouard Philippe lui-même a plaidé sa cause, défendant la possibilité d'être à la fois ministre et chef du parti présidentiel. « Il n'y a aucune règle juridique qui l'interdise. Ensuite, ça s'est beaucoup fait. Nicolas Sarkozy, ministre de l'Intérieur en 2006, était président du parti [l'UMP] dont j'étais membre [...] Moi, je pense que [Christophe Castaner] est tout à fait capable d'exercer ces deux fonctions », a-t-il dit en marge des Assises de l'économie de la mer au Havre.

Mais certains responsables d'En marche !, de l'opposition ainsi que plusieurs experts ont jugé que Christophe Castaner serait alors à la fois juge et partie, une controverse qui a fait hésiter l'Élysée à le maintenir en place. Plusieurs de ses soutiens avaient aussi fait valoir ces derniers jours la nécessité pour lui de rester ministre pour en toucher le salaire, parce que la direction de LREM était une fonction bénévole. S'il quittait le gouvernement, il retrouverait pourtant son poste et sa rémunération de député des Alpes de Haute-Provence. (AFP)
Mercredi 22 Novembre 2017 - 11:25





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