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Philippe Martinez réélu à la tête de CGT pour "regagner" la première place


Vendredi 17 Mai 2019 modifié le Samedi 18 Mai 2019 - 13:35




A l'issue d'un 52e congrès sans entrain, Philippe Martinez a été réélu vendredi à Dijon à la tête d'un syndicat lézardé par les doutes, qu'il a appelé à se remobiliser pour tenter de reprendre la première place, occupée depuis décembre par la CFDT.

"J'ai confiance en nous, dans nos syndiqués, pour nous déployer en vue des nombreuses élections dans les entreprises (...) pour que nous regagnions notre première place", a-t-il déclaré, dans son discours de clôture offensif.

Invitant les militant à travailler à "une CGT plus ouverte, qui va à la rencontre des salariés", il a demandé de "planter un drapeau" dans les entreprises où elle n'est pas encore présente.

Après une semaine où a percé un certain malaise chez les cégétistes, avec des critiques sur la stratégie du secrétaire général, il a invité les "camarades" à "éviter les polémiques stériles entre nous".

Philippe Martinez, qui a recueilli 90,65 %, a eu droit à une ovation debout, tranchant avec les applaudissements mesurés de son discours d'ouverture, lundi. Au dernier congrès à Marseille, au lendemain du scandale sur le train de vie de l'ex-dirigeant Thierry Lepaon, il avait été élu à 95,4 %.

Répondant à des critiques de militants qui ont appelé à une convergence avec les "gilets jaunes", il s'est défendu d'être "mal à l'aise" ou d'avoir "peur de discuter" avec ce mouvement. Il devait d'ailleurs en rencontrer en Côte-d'Or vendredi, "pour savoir comment nous mobiliser".

"Faisons-le ensemble le samedi, mais aussi, et j'insiste, la semaine. Faisons-le sans cacher nos propositions, mais faisons-le car nous avons un +gilet rouge+ et soyons fiers de le porter", a-t-il lancé.

L'ambiguïté du numéro un de la CGT sur ce mouvement spontané, protéiforme, sans leader et propulsé grâce aux réseaux sociaux - et qui a obtenu des concessions du gouvernement - a crispé des adhérents.

"Ces occupations de ronds-points nous ramènent à nos responsabilités face à ces invisibles, éloignés des partis politiques et des syndicats", avait lancé une syndicaliste francilienne cette semaine.

La rétrogradation fin 2018 de la CGT à la deuxième place, derrière la CFDT, a aussi pesé sur le congrès, tout comme le fait que ces dernières années grèves et manifestations n'ont pas entraîné le retrait de réformes décriées, comme la loi travail, les ordonnances Macron, les réformes de la SNCF ou de la fonction publique.
Vendredi 17 Mai 2019 - 13:18

Atlasinfo (AFP)




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