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"Pays de merde" : 54 pays africains réclament des excuses à Donald Trump


Samedi 13 Janvier 2018 modifié le Samedi 13 Janvier 2018 - 12:29

Les pays africains dénoncent d'une seule et même voix les propos "racistes" du président américain. Ils exigent "rétractation" et "excuses".




"Pays de merde" : 54 pays africains réclament des excuses à Donald Trump
L'Afrique entière réclame des excuses. Les ambassadeurs du groupe africain (54 pays) à l'ONU ont publié, vendredi 12 janvier, un communiqué au langage d'une rare dureté, après les propos de Donald Trump, qui s'est emporté sur l'immigration qualifiant, selon plusieurs sources, des nations africaines et Haïti de "pays de merde".

Après une réunion d'urgence qui a duré quatre heures, le groupe de 54 ambassadeurs s'est dit "extrêmement choqué" et "condamne les remarques scandaleuses, racistes et xénophobes" de Donald Trump "telles que rapportées par les médias". Le groupe exige ainsi "rétractation et excuses". Il se dit "préoccupé par la tendance continue et grandissante de l'administration américaine vis-à-vis de l'Afrique et des personnes d'origine africaine à dénigrer le continent, et les gens de couleur."

"Pour une fois on est unis"

Le groupe affirme être "solidaire du peuple haïtien et des autres qui ont également été dénigrés" tout en remerciant "les Américains de toutes origines qui ont condamné ces remarques." "Pour une fois on est unis", a souligné un ambassadeur à l'AFP, sous couvert d'anonymat.

C'est lors d'une réunion sur l'immigration avec des parlementaires à la Maison-Blanche que Donald Trump s'est emporté jeudi sur l'immigration en provenance de "pays de merde", des mots qu'il a partiellement contestés. Sollicitée jeudi soir sur ces propos, la Maison-Blanche n'avait pas contesté ou démenti, se bornant à souligner que *Donald Trump se battrait "toujours pour le peuple américain".

Le président américain a réagi au tollé vendredi matin avec une formule alambiquée sur Twitter : "Le langage que j'ai utilisé lors de la réunion était dur mais ce ne sont pas les mots utilisés", a-t-il affirmé. Plusieurs parlementaires ont de leur côté affirmé avoir bien entendu ces mots, ou avoir eu confirmation de première main de la part de personnes présentes.


Franceinfo
Samedi 13 Janvier 2018 - 12:27





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