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ONU : des experts internationaux soulignent la pertinence de l'initiative d’autonomie comme solution à la question du Sahara


Vendredi 11 Octobre 2019 modifié le Vendredi 11 Octobre 2019 - 22:35




Plusieurs experts internationaux, intervenant en tant que pétitionnaires devant la 4ème Commission de l’ONU, ont mis en avant la pertinence de l’initiative d’autonomie comme solution durable à la question du Sahara marocain et sa conformité aux principes et standards internationaux en matière de résolution des différends.

"Je voudrais partager avec vous l'urgence de soutenir l'initiative marocaine d’autonomie pour contribuer à la stabilité des pays du Maghreb, étant donné que la solution d'autonomie est au cœur des principes démocratiques internationaux régissant le règlement des litiges et le respect de l'intégrité territoriale des Etats", a déclaré d’emblée devant les membres de la Commission, Sarah Dubord Gagnon, Experte en communication au Danemark.

En réponse aux appels répétés du Conseil de sécurité de l’ONU en faveur d'une solution politique mutuellement acceptable à la question du Sahara, le Royaume du Maroc a pleinement assumé ses responsabilités et a proposé aux Nations-Unies, en 2007, "une initiative courageuse d'autonomie", a rappelé la pétitionnaire.

En effet, pour les juristes internationalistes, a relevé Mme Dubord Gagnon, la solution de l’autonomie représente "la forme d’autodétermination la plus moderne et la plus démocratique".

"Cela permet de parvenir à un compromis gagnant-gagnant qui préserve l'unité et la souveraineté des Etats, tout en constitutionnalisant et institutionnalisant le droit des populations concernées de s'autogérer de manière démocratique, dans le plein respect de leurs droits de l'homme et de leurs spécificités culturelle et linguistique", a-t-elle expliqué.

Et de souligner que l'initiative marocaine n'émane pas du vide. Elle s’inscrit dans un projet de société moderne et démocratique, fondé sur l’état de droit, les libertés individuelles et collectives et le développement économique et social, dans le respect des spécificités locales de chaque région marocaine.

De son côté, Erik Jensen, expert international et auteur de plusieurs publications sur la question du Sahara, a rappelé qu’en 2007, en réponse à l’appel du Conseil de sécurité pour une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable, basée sur le compromis, le Maroc a présenté une proposition d’autonomie régionale que le Conseil a saluée comme sérieuse et crédible.

Pour lui, ce n’est que dans un esprit de réalisme et de compromis que le conflit du Sahara sera résolu pacifiquement. "Un conflit qui a vu naître une génération de réfugiés, créé des menaces pour la sécurité et constitué un obstacle coûteux à la coopération régionale et au développement du Maghreb", a-t-il regretté.

Andrew Rosemarine, juriste et avocat britannique, a affirmé, de son côté, que le plan d’autonomie marocain constitue la "meilleure solution pratique" pour mettre une fin définitive au conflit régional autour du Sahara marocain.

Le plan d’autonomie, un projet "juste, flexible et prévoyant", garantit un "grand degré d’auto-détermination" pour les habitants du Sahara, a fait observer cet expert international.

Selon lui, il s’agit d’un une solution qui "apporte de l’espoir pour une vie meilleure aux populations de la région, met fin à la séparation et à l’exil, et favorise la réconciliation".

L’initiative d’autonomie présentée en 2007 par le Maroc "s’inscrit dans le cadre de l’édification d’une société démocratique et moderne, fondée sur l’Etat de droit, les libertés individuelles et collectives et le développement économique et social”, a souligné M. Rosemarine.

Le juriste britannique s’est ainsi dit convaincu que le Maroc est en mesure de "mener à bon port ce projet", citant notamment comme preuve les réformes démocratiques, sociales et économiques mises en œuvre par le Royaume au cours des dernières années.

Pour sa part, le militant chilien et ancien prisonnier politique, Juan Carlos Moraga Duque, a salué la volonté politique et l'engagement du Maroc à parvenir à une solution politique réaliste à ce différend régional, à travers la proposition d'autonomie comme base de solution pragmatique.

Cette initiative, a-t-il rappelé, est considérée par le Conseil de sécurité dans ses sept dernières résolutions, comme une solution réaliste, sérieuse et crédible.

Et de souligner, à cet égard, que la proposition marocaine, largement saluée et soutenue par un nombre croissant de pays, qui ne manquent pas de "louer les efforts sérieux et crédibles du Maroc pour résoudre ce conflit", permet aux populations locales de gérer de manière démocratique leurs affaires locales, dans le respect des normes internationales.

Pour M. Moraga Duque, l’unique issue à ce différend artificiel passe par l'autonomie, une initiative qui reflète clairement la volonté sincère du Maroc pour progresser vers "une solution politique, de ni vainqueur ni vaincu".

Ximina Ordenez Cordoba, Directrice de la fédération régionale des fonctionnaires municipaux du Chili, s’est également arrêtée sur la pertinence de l'initiative marocaine d'autonomie, qui est de nature à garantir le bien-être de l’ensemble de la population du Sahara dans le cadre d'un Etat de droit, avec la création d'institutions régionales exécutives, législatives et judiciaires, fondées sur un choix démocratique à même de promouvoir la croissance équitable et durable, et améliorer les conditions de vie dans la région.

Pour elle, il est important de se pencher sur les avantages de la mise en oeuvre de l’initiative d'autonomie pour les habitants du Sahara, dans la mesure où elle permet l’exercice démocratique de leurs droits, sans discrimination aucune, et la gestion de leurs propres affaires locales, outre la participation politique à travers des élections nationales.

A travers cette initiative, le Maroc appelle, dans un esprit d'ouverture, toutes les parties concernées par ce différend régional à favoriser les conditions du dialogue afin d’aboutir à une solution définitive à la question du Sahara, a-t-elle conclu.
Vendredi 11 Octobre 2019 - 22:23





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