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Méditerranée : l'Ocean Viking cherche un port sûr pour débarquer 176 migrants


Lundi 14 Octobre 2019 modifié le Lundi 14 Octobre 2019 - 14:48




L'équipage de l'Ocean Viking, le navire de secours en mer de SOS Méditerranée et Médecins sans frontières, a recueilli 176 migrants naufragés au cours du week-end, et demande lundi aux Etats membres de l'UE de lui assigner un port sûr pour les débarquer.

Tous les rescapés, qui tentaient de traverser la mer à bord de bateaux pneumatiques, "sont actuellement en sécurité à bord de l'Ocean Viking", annonce SOS Méditerranée dans un communiqué.

"Les autorités libyennes ayant indiqué Tripoli comme port de débarquement, nous avons décliné en vertu du droit international et des conventions, selon lesquels aucun endroit en Libye ne peut actuellement être considéré comme un lieu sûr", explique l'ONG européenne.

SOS Méditerranée exhorte les Etats européens à désigner au plus vite un port de débarquement: "Ces hommes, femmes et enfants ont vécu une terrible et effrayante traversée de la mer; leur présence sur le pont arrière est une solution d'urgence", explique Frederic Penard, directeur des opérations.

C'est la quatrième fois depuis l'entrée en service de l'Ocean Viking en août que l'équipage doit attendre qu'un lieu sûr pour débarquer les rescapés lui soit attribué.

Les 176 migrants recueillis dans le week-end ont été sauvés lors de deux missions distinctes. La première, dans la nuit de samedi à dimanche, a permis de secourir une embarcation qui dérivait au large d'Al Jurf (Tunisie), signalée par les employés d'une plate-forme pétrolière. 74 personnes, tous des hommes, dont certains mineurs, ont été sauvés.

Dimanche matin, l'Ocean Viking a secouru 102 personnes dont 4 femmes enceintes et 9 enfants de moins de 16 ans.

"Jusqu'à présent, les gouvernements de l'UE ont échoué à mettre en place un mécanisme de débarquement prévisible conforme au droit maritime. Les accords ad hoc ne peuvent être la solution. Nous appelons les gouvernements à mettre fin à cette situation inacceptable", exhorte Fabienne Lassalle, directrice générale adjointe de SOS Méditerranée France.

Un "pré-accord" a été trouvé à La Valette (Malte) le 23 septembre entre la France, l'Allemagne, l'Italie et Malte, ces deux derniers pays étant en premières lignes pour les arrivées de migrants. Cette initiative doit permettre d'éviter que des bateaux chargés de demandeurs d'asile ne restent bloqués en mer pendant des semaines en attendant que des pays acceptent, au cas par cas, de les accueillir.
Lundi 14 Octobre 2019 - 16:00





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