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Mauritanie: le sénateur Ould Ghadde accusé de "crimes" visant à déstabiliser le pays (parquet)


Vendredi 18 Août 2017 modifié le Samedi 19 Août 2017 - 00:10

Le sénateur mauritanien Mohamed Ould Ghadde, détenu à Nouakchott depuis une semaine, fait l'objet d'une enquête visant "diverses personnes" soupçonnées de "crimes" pour "déstabiliser" le pays, a annoncé vendredi le parquet général.




Mauritanie: le sénateur Ould Ghadde accusé de "crimes" visant à déstabiliser le pays (parquet)
M. Ould Ghadde, arrêté le 11 août à son domicile, a mené ces derniers mois une fronde de sénateurs opposés à la suppression du Sénat, finalement adoptée par référendum le 5 août et promulguée mardi par le président Mohamed Ould Abdel Aziz.

Après avoir gardé le silence pendant une semaine, le parquet général de Nouakchott a affirmé vendredi dans un communiqué "avoir pris connaissance d'informations documentées sur diverses personnes étant entrées en connivence dans le cadre d'un plan pour commettre des crimes gravissimes transfrontaliers".

Ce plan est mené "dans le cadre d'une organisation structurée visant la déstabilisation de notre pays", ce qui a poussé "le parquet général à ouvrir une enquête approfondie et générale autour de ces crimes", ajoute le communiqué.

En rapport avec ces enquêtes, "il a été procédé (...) à l'arrestation de M. Mohamed Ould Ahmed Ould Ghadde", poursuit le texte, selon lequel le sénateur est entre les mains de la gendarmerie et a pu rencontrer son avocat.

Deux jours avant le référendum, le président Aziz avait fustigé des sénateurs opposés à son projet de modification de la Constitution, les accusant d'avoir "partagé de l'argent pris sur des hommes d'affaires pour saper les institutions du pays".

Le chef de l'Etat fondait ses accusations, selon des observateurs, sur des fuites, organisées par ses services de renseignement, "d'enregistrements WhatsApp" interceptés sur le téléphone de M. Ould Ghadde. Celui-ci y évoquait des besoins d'argent auprès d'un interlocuteur que l'on pense être un homme d'affaires réfugié au Maroc.

L'opposition radicale, réunie dans une coalition de huit partis et organisations, avait appelé au boycott du référendum. Elle a ensuite dénoncé l'arrestation de M. Ould Ghadde comme un "enlèvement" et une "séquestration en dehors de tout cadre judiciaire".

Les amendements constitutionnels approuvés par ce référendum suppriment le Sénat, remplacé par des Conseils régionaux élus, et modifient le drapeau national, auquel seront ajoutées deux bandes rouges pour "valoriser le sacrifice des martyrs" de la résistance à la colonisation française, qui s'est achevée en 1960.

Avec AFP
Vendredi 18 Août 2017 - 21:38





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