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Maroc: La préservation du patrimoine culturel amazigh, une responsabilité partagée entre l'État et les acteurs du champ culturel (Boukous)


Dimanche 13 Octobre 2019 modifié le Dimanche 13 Octobre 2019 - 17:16




L’État et les acteurs du champ culturel ont un rôle important à jouer dans la préservation, la protection et le développement du patrimoine culturel amazigh, a affirmé, samedi à Oujda, le recteur de l'Institut royal de la culture amazighe (IRCAM), Ahmed Boukous.

Dans une déclaration à la MAP en marge d'une table ronde sous le thème "Culture amazighe" organisée dans le cadre de la 3è édition du Salon Maghrébin du Livre, M. Boukous a indiqué que la culture amazighe traverse actuellement une phase délicate de son histoire, en raison de l'impact de l'exode rural et de la diminution des populations des régions amazighes, estimant que ce phénomène fragilise les liens entre les jeunes générations et cette culture.

Voilà pourquoi, a-t-il poursuivi, il est nécessaire que les responsables et les acteurs du champ culturel redoublent d'efforts pour relever ces défis, dans le cadre de l'orientation politique positive quant à cette composante essentielle de la scène culturelle marocaine.

S'agissant du rôle de l'IRCAM, M. Boukous a relevé que l'Institut s'emploie à diffuser la culture amazighe par le biais de centres de recherche spécialisés opérant conformément à des programmes annuels qui déterminent les priorités et les politiques à suivre, précisant que les nouvelles technologies de l’information et de la communication sont également utilisées dans la préservation et la diffusion des différents aspects de la culture amazighe.

De son côté, le chercheur à l’IRCAM, Youness Chaabi, s'est attardé sur le rôle dévolu à la technologie dans la préservation et le partage du patrimoine culturel amazigh grâce à sa capacité à surmonter les obstacles spatio-temporel, notant à cet égard, qu'internet, les réseaux sociaux et les programmes de traduction automatique peuvent grandement participer à cette tâche.

Dans ce sens, M. Chaabi a mis en avant les efforts de l'Institut pour numériser l'écriture amazighe et codifier les lettres tifinagh, à travers un clavier dédié à cette langue qui sera intégré aux systèmes d'exploitation informatiques, aux smartphones et aux tablettes.

Pour sa part, Fouad Azeroual, également chercheur au sein de l’IRCAM, a évoqué le rôle des nouvelles expressions artistiques telles que le théâtre, le cinéma et les séries télévisées dans la promotion et la diffusion de la culture amazighe.

Dans ce sillage, il a estimé que ces nouvelles expressions ont contribué à faire passer la conscience culturelle amazighe du stade de la protection et de la préservation à celui de la promotion.

Le Salon Maghrébin du Livre (Lettres du Maghreb), qui s'est ouvert mercredi à Oujda sous le Haut patronage du Roi Mohammed VI, connaît la participation de grands noms de la culture et de la littérature marocaine et internationale.

Au menu de cette troisième édition, 36 tables rondes, 10 expositions d’art plastique, deux soirées poétiques et plusieurs activités pour les jeunes et les enfants.

Outre le Salon où sont exposés des livres selon les normes internationales de l’édition et de la mise en valeur de l’édition et de la lecture, sont prévus un salon du livre jeunesse, un espace éveil à la lecture pour les enfants, un espace métiers du livre et un café littéraire pour les dédicaces et les rencontres avec les auteurs.
Dimanche 13 Octobre 2019 - 09:56





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