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Maroc/Gdim Izik: reprise du procès avec la plaidoirie de la défense des accusés


Mercredi 14 Juin 2017 modifié le Mercredi 14 Juin 2017 - 22:09

La Chambre criminelle près l'annexe de la Cour d'appel à Salé a repris, mercredi, l'examen du procès des accusés dans les événements du camp de Gdim Izik, en donnant la parole à la défense des accusés pour présenter sa plaidoirie.




Maroc/Gdim Izik: reprise du procès avec la plaidoirie de la défense des accusés
Commise d'office après le retrait des avocats des accusés lors de la 18è audience, la défense des accusés a mis en exergue les différents articles de la constitution de 2011 garantissant à toute personne le droit à une défense, à un procès équitable et à un jugement rendu dans un délai raisonnable.

La défense des accusés s’est également arrêtée sur certaines lacunes contenues dans la plaidoirie de la défense de la partie civile et le réquisitoire du parquet, notamment en ce qui concerne le caractère illégal des enregistrements audio, présentés par le ministère public comme preuve à charge parmi d’autres.

La défense a considéré que les enregistrements audio, présentés et détaillés par le parquet, sont illégaux et infondés, ajoutant que la traduction de certains termes vers le dialecte Hassani n’a pas été réalisée dans le cadre légale.

De même, la défense des accusés s’est interrogée sur la partie ayant autorisé le déplacement et la circulation, avant la mise en place du camp de Gdim Izik, des véhicules tout terrain mentionnés dans les procès-verbaux de la police judiciaire et qui ont apparus dans les vidéos diffusées devant la Cour.

Par ailleurs, la défense des accusés n’ayant pas comparu, a estimé que la constitution de partie civile implique le déclenchement d’une nouvelle action publique.

A noter que le parquet a requis, mardi, à l’issue de son réquisitoire, qui a duré deux jours, la condamnation des accusés pour les faits qui leurs sont reprochés.

Le tribunal militaire de Rabat avait prononcé, le 17 février 2013, des peines allant de 20 ans de prison ferme à la perpétuité contre les accusés dans ces événements, poursuivis pour "constitution de bandes criminelles et violences sur les forces de l’ordre ayant entraîné leur mort avec préméditation, mutilation de cadavres et complicité".

Les événements de Gdim Izik avaient fait 11 morts et 70 blessés parmi les forces de l'ordre et quatre parmi les civils, ainsi que d'énormes dégâts matériels au niveau des établissements publics et des biens privés.

Atlasinfo (avec MAP)
Mercredi 14 Juin 2017 - 21:29





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