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Marine Le Pen mise en examen pour "diffusion d'images violentes"


Jeudi 1 Mars 2018 modifié le Samedi 3 Mars 2018 - 11:16

La présidente du FN avait diffusé sur Twitter, en décembre 2015, des photos d'exactions du groupe État islamique. Gilbert Collard avait été mis en examen pour le même motif.




Marine Le Pen mise en examen pour "diffusion d'images violentes"
Marine Le Pen a été mise en examen ce jeudi 1er mars par un juge de Nanterre pour la diffusion sur Twitter, en décembre 2015, de photos d'exactions du groupe État islamique, a appris l'Agence France-Presse auprès du parquet. La présidente du Front national a été mise en examen pour « diffusion d'images violentes », un délit passible de 3 ans d'emprisonnement et 75 000 euros d'amende. En janvier, le député apparenté FN du Gard Gilbert Collard avait été mis en examen pour le même motif.

« Je suis mise en examen pour avoir dénoncé l'horreur de Daech. Dans d'autres pays, ça me vaudrait une médaille », a-t-elle réagi auprès de l'Agence France-Presse. « La persécution politique n'a même plus la limite de la décence », a-t-elle ajouté. Le 16 décembre 2015, la chef de file de l'extrême droite française avait tweeté des photos issues de la propagande de l'organisation djihadiste État islamique, en réponse à un journaliste de BFM TV-RMC qu'elle accusait d'avoir « fait un parallèle » entre l'État islamique et le Front national.

Trois photos qui avaient soulevé un tollé

Évoquant un « dérapage inacceptable » et des « propos immondes », Marine Le Pen avait posté sur son compte trois photos mentionnant le journaliste, Jean-Jacques Bourdin, avec le texte : « Daech c'est ça ! ». Les photos montraient un soldat syrien écrasé vivant sous les chenilles d'un char, un pilote jordanien brûlé vif dans une cage et une photo du journaliste américain James Foley, le corps décapité et la tête posée sur le dos. Gilbert Collard avait quant à lui diffusé la photo d'un homme gisant au sol, le crâne défoncé, avec ce commentaire : « Bourdin compare le FN à Daech : le poids des mots et le choc des bobos ! »

Quelques semaines après les sanglants attentats djihadistes de Paris et Saint-Denis le 13 novembre 2015 (130 morts et des centaines de blessés), ces publications avaient immédiatement soulevé un tollé au sein de la gauche, alors au gouvernement, et de la droite, mais aussi au-delà du monde politique. Le parquet de Nanterre avait lancé le jour même une enquête pour « diffusion d'images violentes » à la suite d'un signalement des clichés par le ministre de l'Intérieur d'alors, Bernard Cazeneuve, à la direction de la police judiciaire. Deux informations judiciaires distinctes avaient ensuite été ouvertes, l'une visant Marine Le Pen et l'autre Gilbert Collard.

Jeudi 1 Mars 2018 - 13:48

Atlasinfo (avec AFP)




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