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Les étrangers enlevés ou disparus en Syrie


Mercredi 22 Mai 2019 modifié le Mercredi 22 Mai 2019 - 20:43




Les étrangers enlevés ou disparus en Syrie
De nombreux étrangers enlevés en Syrie sont toujours portés disparus, le groupe jihadiste Etat islamique (EI) étant soupçonné d'être responsable d'une grande partie de ces kidnappings.

Le chef du gouvernement italien Giuseppe Conte a annoncé mercredi la libération d'un otage italien, Alessandro Sandrini, enlevé en 2016 à la frontière entre la Turquie et la Syrie. Le flou demeure sur les auteurs de son enlèvement et le ou les lieux où il a été retenu.

Le "califat" autoproclamé de l'EI sur de vastes zones d'Irak et de Syrie s'est effondré en mars, après la reprise de son dernier réduit dans l'est de la Syrie, mais le groupe jihadiste aurait encore des combattants disséminés dans des zones difficiles d'accès en Syrie.

Voici une liste non exhaustive des étrangers dont on ignore toujours le sort.


L'infirmière néo-zélandaise du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) Louisa Akavi a été enlevée en octobre 2013 dans le nord-ouest de la Syrie avec deux chauffeurs syriens Alaa Rajab et Nabil Bakdounes.

Le CICR a révélé avoir su dès le départ que cette femme de 62 ans était aux mains de l'EI. Des forces spéciales néo-zélandaises ont effectué des missions dans le pays en guerre pour essayer de la retrouver.

Le quotidien américain New York Times a rapporté en avril que la Croix-Rouge avait des raisons de penser que l'infirmière serait en vie, se basant sur les témoignages de deux personnes l'ayant vue en décembre 2018 dans une clinique de Soussa, qui était l'un des ultimes bastions de l'EI dans l'est syrien.


Le journaliste britannique John Cantlie a été enlevé le 22 novembre 2012 par l'EI en couvrant la guerre en Syrie.

Il a été kidnappé avec le journaliste américain James Foley, devenu ensuite le premier d'une série d'otages à avoir été assassinés par l'EI, et dont les exécutions étaient relayées par l'organisation jihadiste dans des vidéos de propagande d'une rare violence.

John Cantlie est apparu dans plusieurs vidéos, s'adressant à la caméra pour répéter la propagande des jihadistes.

Sa dernière vidéo remonte à la fin 2016 en pleine offensive contre la ville de Mossoul, en Irak voisin, d'où l'EI a été chassé en juillet 2017.

On ignore où il se trouve actuellement et sa famille a choisi la discrétion afin d'augmenter ses chances de survie.

Début février, le secrétaire d'Etat britannique à la Sécurité, Ben Wallace, avait indiqué que son gouvernement "pensait" que le journaliste était en vie. Le groupe "Free John Cantlie", qui milite pour sa libération, a simplement dit "espérer que ce soit vrai".


Le prêtre italien jésuite Paolo Dall'Oglio, qui vivait depuis de nombreuses années en Syrie où il militait pour le dialogue inter-religieux, a disparu en juillet 2013 à Raqa, ville du nord de la Syrie qui allait devenir quelques mois plus tard la "capitale" autoproclamée de l'EI dans ce pays. Des informations avaient fait état de son enlèvement par l'EI.

Des versions contradictoires ont circulé sur son sort, certains affirmant qu'il a été exécuté, d'autres qu'il est encore en vie.



Le journaliste américain Austin Tice a été kidnappé en Syrie en août 2012 par des hommes armés non identifiés après un reportage, au sud de Damas.

Son enlèvement n'a pas été revendiqué et sa famille continue de dire qu'elle a des raisons de croire qu'il est vivant.

En décembre, son père a estimé que le gouvernement syrien était "le mieux placé" pour aider à retrouver le journaliste.



Le journaliste mauritanien Ishak Moctar et son caméraman libanais Samir Kassab sont portés disparus depuis le 15 octobre 2013 alors qu'ils étaient en reportage près de la ville d'Alep, dans le nord de la Syrie.

Leur sort n'a jamais été éclairci avec certitude et ils restent considérés comme disparus. Les dernières informations, non confirmées, affirmaient qu'ils étaient vivants en 2016 et détenus à Raqa.


Ils seraient de nationalité russe et ont été enlevés en septembre, ou début octobre, 2017 dans la province de Deir Ezzor, dans l'est de la Syrie.

Les autorités russes n'ont jamais confirmé l'identité des deux hommes, apparus dans une vidéo de propagande de l'EI. Une association russe d'anciens combattants a affirmé que Grigori Tsourkanou était un de ses membres tandis qu'un groupe paramilitaire cosaque déclarait de son côté que Roman Zabolotnyï était un des siens.

Des informations publiées par des médias russes ont affirmé qu'ils étaient des mercenaires déployés en Syrie via une société militaire privée connue sous le nom de "Groupe Wagner", pour combattre au côté du régime de Bachar al-Assad.

Un journal russe avait indiqué qu'ils avaient été exécutés mais leur mort n'a pas été confirmée.


Mercredi 22 Mai 2019 - 20:34

Atlasinfo (Source AFP)




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