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Les Français appelés à se faire vacciner contre la rougeole pour endiguer sa propagation


Mercredi 14 Février 2018 modifié le Mercredi 14 Février 2018 - 15:36




Les Français appelés à se faire vacciner contre la rougeole pour endiguer sa propagation
La ministre française de la Santé, Agnès Buzyn, a appelé, mercredi, les Français à se faire vacciner contre la rougeole, au lendemain de l'annonce du décès par cette maladie d’une femme âgée de 32 ans dans un hôpital de l’ouest de la France.

Ce décès a remis à l’ordre du jour la problématique de la systématisation des vaccinations dans l’hexagone où, depuis peu, l'obligation vaccinale a été étendue de trois à onze vaccins pour les enfants âgés de moins de vingt-quatre mois.

La ministre a exhorté ses compatriotes qui ne sont pas vaccinés contre la rougeole à faire un "rattrapage" afin d'endiguer l'épidémie qui sévit principalement dans l'Ouest du pays.

Le taux de vaccination dans le sud-ouest, de l'ordre de 70 %, est "totalement insuffisant" pour faire barrage au virus, a-t-elle observé sur France Inter en insistant sur la nécessité pour les personnes qui ne sont pas vaccinées ou qui n'ont pas fait vacciner leurs enfants de le faire.

"Les personnes les plus vulnérables, notamment celles qu'on ne peut pas vacciner aujourd'hui, pâtissent du fait que la population n'est pas suffisamment couverte par le vaccin et disséminent le virus", a-t-elle soutenu.

Depuis novembre 2017, les autorités sanitaires françaises ont enregistré une propagation alarmante des cas de rougeole dans la région de Nouvelle-Aquitaine (ouest).

Cette épidémie "persiste" dans la région, d’après l'Agence régionale de santé (ARS), qui recensait, jusqu’à mardi, 269 cas confirmés, dont un sur quatre (66) a nécessité une hospitalisation, et pour quatre des patients une admission en réanimation.

A la suite du décès de la dame non immunisée au Centre hospitalier universitaire (CHU) de Poitiers, l'ARS a insisté sur "la nécessité, pour l'ensemble de la population, de vérifier rapidement sa vaccination, seul moyen de stopper l'épidémie", rappelant qu'il "n'existe pas de traitement pour soigner cette maladie" très contagieuse puisqu'un malade peut contaminer jusqu'à 20 personnes.

La rougeole "n'est pas une maladie bénigne", tant pour les nourrissons que pour les adultes et "peut entraîner des complications respiratoires (pneumopathies) et neurologiques (méningo-encéphalite) pouvant avoir des conséquences très graves", a souligné l'ARS.

La France est l’un des pays où on se méfie le plus des vaccins: 41 pc des Français interrogés pour une étude internationale de 2016 estiment qu'ils ne sont pas sûrs, un record mondial.

Les anti-vaccins les jugent dangereux (notamment en raison de leurs adjuvants, particulièrement l'aluminium) et se méfient des laboratoires, accusés de privilégier la rentabilité à la santé des enfants.

L'extension de l'obligation vaccinale de trois à onze vaccins pour les enfants âgés de moins de vingt-quatre mois avait été adoptée par l’Assemblée nationale française dans le cadre de l'examen du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2018.

Cette mesure rend obligatoire la vaccination contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, la coqueluche, la bactérie Haemophius influenzae de type b, l'hépatite B, le pneumocoque, le méningocoque C, la rougeole, les oreillons et la rubéole.

Auparavant, seules les vaccinations contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite étaient obligatoires. Les antivaccins en France avaient fait entendre leur voix depuis l'annonce de cette mesure par le Premier ministre, Edouard Philippe, lors de son discours de politique générale début juillet.

Mercredi 14 Février 2018 - 15:27





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