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Les Algériens protestent à Paris contre un 5e mandat de Bouteflika


Dimanche 24 Février 2019 modifié le Lundi 25 Février 2019 - 08:40




Des centaines de manifestants protestaient dimanche après-midi à Paris contre un cinquième mandat du président algérien Abelaziz Bouteflika.

"Pouvoir assassin", "Système dégage", "Seul le mandat du peuple", pouvait-on lire parmi les slogans inscrits sur les pancartes brandies par les manifestants, réunis place de la République, dans le centre de la capitale française.

Une photo géante du président Bouteflika, barrée d'un "non au 5e mandat", avait été accrochée au pied de la statue célébrant la République.

"On a besoin d'un président valide", a déclaré à l'AFP Ahmed Ouaguemouni, 60 ans, ancien membre de l'opposition algérienne qui vit dorénavant en France. "Bouteflika, il est toujours à l'hôpital", a-t-il ajouté, tandis qu'un manifestant brandissait un cadre doré vide, symbole de l'absence du président octogénaire à la santé précaire, paralysé et quasiment muet.

"Il y a plein de jeunes qui peuvent le remplacer. Pourquoi garder un vieux malade", se demande cet ancien élu régional du parti de l'opposant algérien Hocine Aït Ahmed.

Abdelaziz Bouteflika, élu sans interruption depuis 1999, a annoncé qu'il briguerait un cinquième mandat en Algérie. Victime d'un AVC en 2013, il avait séjourné près de trois mois à l'hôpital militaire du Val-de-Grâce à Paris où il avait été hospitalisé une première fois fin 2005 après une hémorragie intestinale.

Des manifestations, interdites, ont éclaté en Algérie contre ce nouveau mandat. Des rassemblements étaient également annoncés dans différentes villes d'Europe où vit une importante diaspora algérienne. En France, les Algériens seraient au nombre d'un million et demi, selon les estimations les plus souvent citées.

"C'est le système algérien qui nous a fait venir en France", estime Abdel Djamel, un médecin de 66 ans exilé à Paris depuis 1992. "En France, 6.000 médecins algériens sont réfugiés. Le système a pris le pouvoir, alors que seul le pouvoir civil compte, pas le pouvoir militaire", déclare-t-il en tentant de couvrir les cris de "Non à un 5e mandat", poussés par la foule.

Dimanche 24 Février 2019 - 16:26





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