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Le journaliste français Mathias Depardon expulsé de Turquie


Samedi 10 Juin 2017 modifié le Samedi 10 Juin 2017 - 16:44

Le journaliste français Mathias Depardon a été expulsé de Turquie




Le journaliste français Mathias Depardon expulsé de Turquie
Le photojournaliste français Mathias Depardon, détenu un mois en Turquie après avoir été arrêté pendant un reportage dans le sud-est, a été expulsé vendredi vers la France où il est arrivé dans la soirée.

Arrêté le 8 mai, le photographe, dont l'avion s'est posé peu après 22h00 (20h00 GMT) à l'aéroport parisien de Roissy, a estimé à son arrivée qu'Ankara avait voulu adresser "un message assez fort" aux reporters souhaitant se rendre dans le sud-est de la Turquie.

Il s'est dit "heureux d'être à Paris, d'être en France". "Je vais très bien", a-t-il assuré devant la presse, affichant un large sourire, mais visiblement fatigué.
Sa libération avait été annoncée un peu plus par le président français Emmanuel Macron. "Je suis très heureux de vous annoncer le retour en France dès ce soir de notre compatriote photojournaliste @mathiasdepardon", avait écrit sur Twitter M. Macron.

Le président français avait demandé le 3 juin à son homologue turc Recep Tayyip Erdogan le retour "le plus vite possible" du photojournaliste dans son pays.

A son arrivée en France, Mathias Depardon a été accueilli par le directeur de cabinet de la présidence, Patrick Strzoda, et par le conseiller diplomatique Philippe Etienne.

"J'ai été accusé", a dit le journaliste, "de propagande terroriste et d'aide et soutien à des groupes terroristes, à savoir le PKK, suite à des images que j'avais faites ces dernières années, dont je ne cachais pas l'existence".

"Je pense que l'idée était d'envoyer un message assez fort auprès des journalistes étrangers et turcs qui ont pour but de faire des sujets dans le sud-est de la Turquie", a-t-il dit.

L'expulsion de M. Depardon survient au lendemain d'une visite de sa mère dans le centre de rétention de Gaziantep où il avait été transféré un mois auparavant.

Ses avocats avaient réclamé vendredi une intervention de la Commission européenne pour mettre fin à sa "détention arbitraire".

Samedi 10 Juin 2017 - 16:37





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