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Le chauffeur de Tuk-Tuk égyptien rassure ses soutiens. Il va bien


Lundi 24 Octobre 2016 modifié le Lundi 24 Octobre 2016 - 18:02

Le désarroi d'un chauffeur de Tuk-uk et sa sortie sur la situation sociale désastreuse en Egypte a fait un énorme buzz sur les réseaux sociaux. Ces derniers jours, des rumeurs ont fortement circulé qu'il aurait été arrêté. Dans une vidéo, il rassure ses soutiens.




"Je vais très bien, il ne faut pas croire tout ce vous voyez dans les réseaux sociaux. Je suis en bonne santé. Je suis un citoyen normal, je ne suis pas une star, je ne suis pas George Cloney. je ne suis qu'un citoyen très humble », a déclaré le chauffeur égyptien qui avait dit tout haut ce que beaucoup n’ont jamais osé dire sur la situation actuelle de l’Egypte.

« On regarde la télévision, on voit que l’Egypte ressemble à Vienne, on descend dans la rue, on découvre que c’est la cousine de la Somalie. » Dans une Egypte en pleine crise économique, cette réplique cinglante a été massivement reprise sur les réseaux sociaux. Elle a été prononcée avec un ton mêlant colère et consternation par Mostafa, un conducteur de tuk-tuk, ces tricycles à moteur qui font office de taxi, au micro du journaliste Amr Al-Leissy pour l’émission « Wahed Min Al-Nass » (« quelqu’un du peuple »), diffusée, mercredi 12 octobre, sur la chaîne privée Al-Hayah (« la vie »).

Ce « diplômé en tuk-tuk », comme il se décrit lui-même avec ironie, un symbole de la colère d’une majeure partie de la population confrontée à la hausse des prix et à la dégradation des services publics. Ces paroles, d’une rare virulence pour un média de masse traditionnellement enclin à la réserve, ont fait le tour des réseaux sociaux. « Avant l’élection présidentielle [de mai 2014, dont le maréchal Abdel Fatah Al-Sissi est sorti victorieux], nous avions du sucre, du riz et nous l’exportions. Que s’est-il passé ? Nous voulons comprendre ! », interpelle-t-il.

Les mots qu’il a prononcés ont retenti jusqu’au plus haut niveau de l’Etat. Dans ce qui est considéré comme une réponse à ce buzz inhabituel, le président Abdel Fattah Al-Sissi, s’exprimant devant les rédacteurs en chef de la presse gouvernementale le 15 octobre, a appelé les médias à agir dans l’intérêt de l’Egypte, avançant notamment que « les réseaux sociaux peuvent d’être instrumentalisés par des agents étrangers pour détruire de l’intérieur des Etats».

Cette sortie du président égyptien n’est pas restée sans suite. La chaîne Al-Hayah a annoncé le lendemain que Amr Al-Leissy, le présentateur de l’émission concernée a pris ses « congés annuels ».

Lundi 24 Octobre 2016 - 10:33





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