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Le chaos en Libye depuis la chute de Kadhafi


Mercredi 26 Septembre 2018 modifié le Mercredi 26 Septembre 2018 - 21:42




La Libye, où le gouvernement d'union nationale a annoncé mercredi un nouvel accord de cessez-le-feu dans la banlieue sud de la capitale Tripoli, a sombré dans le chaos après la chute du régime de Mouammar Kadhafi fin 2011.

Le pays est dirigé par deux autorités rivales: à Tripoli, le gouvernement d'union nationale (GNA) de Fayez al-Sarraj, soutenu par la communauté internationale, et dans l'Est, un gouvernement parallèle appuyé par l'Armée nationale libyenne (ANL), autoproclamée par Khalifa Haftar.


En février 2011, à l'aube du Printemps arabe, une contestation violemment réprimée par le régime Kadhafi débute à Benghazi (est), avant de s'étendre.

En mars, une coalition emmenée par Washington, Paris et Londres, lance une offensive après un feu vert de l'ONU.

Le 20 octobre, le "Guide" libyen, en fuite depuis août, est tué dans sa ville natale, Syrte.

Le 23 octobre, le Conseil national de transition (CNT), organe politique de la rébellion, proclame la "libération totale" du pays.

En août 2012, le CNT remet ses pouvoirs au Congrès général national (CGN, Parlement), élu un mois plus tôt.


Le 11 septembre 2012, quatre Américains, dont l'ambassadeur Christopher Stevens, sont tués dans une attaque contre leur consulat à Benghazi. Un groupe jihadiste lié à Al-Qaïda est accusé d'être derrière cet acte.

Le 23 avril 2013, un attentat à la voiture piégée vise l'ambassade de France à Tripoli, blessant deux gardes français. La plupart des ambassades étrangères ferment.


Le 16 mai 2014, Khalifa Haftar, proche de l'Egypte et des Emirats arabes unis, lance une opération contre les groupes jihadistes à Benghazi. Plusieurs officiers de la région orientale rallient sa force paramilitaire, l'ANL.

Le 25 juin, après de nouvelles élections, le CGN est remplacé par un Parlement dominé par les anti-islamistes.

Fin août, après des semaines de combats, une coalition de milices, "Fajr Libya", s'empare de Tripoli et réinstalle le CGN. Un gouvernement est mis en place.

Le gouvernement d'Abdallah al-Theni et le Parlement élu en juin s'exilent à l'est. Le pays se retrouve avec deux gouvernements et deux parlements.

En décembre 2015, après des mois de négociations, des représentants de la société civile et des députés signent à Skhirat (Maroc) un accord parrainé par l'ONU. Un gouvernement d'union nationale (GNA) est proclamé.

En mars 2016, son chef Fayez al-Sarraj parvient à s'installer à Tripoli.


Le 29 mai dernier, quelques semaines après une attaque du groupe Etat islamique (EI) contre le siège de la Commission électorale à Tripoli (14 morts), Fayez al-Sarraj, Khalifa Haftar et les présidents de la Chambre des représentants et du Conseil d'Etat, réunis à Paris, s'engagent à collaborer pour organiser des élections législatives et présidentielle en décembre 2018.


Le 14 juin, des groupes armés attaquent deux sites dans le nord-est par lesquels le pétrole libyen est acheminé vers l'étranger.

Le 25, l'ANL annonce la prise de "contrôle total" de cette région pétrolifère surnommée le "Croissant pétrolier". Le maréchal Haftar, qui réclame une part plus grande des revenus du pétrole pour l'est du pays, confie la gestion de plusieurs sites aux autorités parallèles, avant de faire marche arrière.

Le 28, ses forces s'emparent de Derna, bastion des islamistes radicaux et seule ville de la région orientale qui échappait à son contrôle.


Du 27 août au 25 septembre, de violents combats près de Tripoli font au moins 117 morts, plus de 400 blessés et 25.000 déplacés. Ils opposent des groupes armés venus des villes de Tarhouna et Misrata (ouest) à des milices tripolitaines opérant en théorie sous l'autorité du GNA, sur fond de lutte d'influence pour contrôler la capitale.

Le 26 septembre, le GNA annonce un nouvel accord de cessez-le-feu entre ces milices rivales.

Mercredi 26 Septembre 2018 - 21:38





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