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La réforme du Conseil de Paix et de Sécurité de l'UA doit être guidée par des "paramètres fondamentaux" (Jazouli)


Lundi 24 Juin 2019 modifié le Mardi 25 Juin 2019 - 02:09




La réforme du Conseil de Paix et de Sécurité de l'UA doit être guidée par des "paramètres fondamentaux" (Jazouli)
La réforme du Conseil de Paix et de Sécurité (CPS) de l’Union africaine (UA) "doit être guidée par des paramètres fondamentaux qui auront un impact réel", a affirmé, lundi à Skhirat (Maroc), le ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale, chargé de la Coopération africaine, Mohcine Jazouli.

"Le Royaume du Maroc est fermement convaincu que pour aboutir au CPS que nous voulons, notre travail devrait être guidé par des paramètres fondamentaux, sans lesquelles toute réforme ne serait que lueur d’espoir, et dénuée de tout impact réel", a souligné M. Jazouli qui s’exprimait à l’ouverture de la 12è retraite du CPS (24-26 courant).

Ces paramètres doivent se baser sur l’impératif de la restitution du CPS à l’appropriation de ses Etats membres, a-t-il estimé, notant que cette restitution est la “clé de voûte” du succès de sa réforme, qui doit être participative, cohérente et intégrée, tout en tenant compte de la globalité du processus de réformes de l’UA.

Il a, en outre, fait observer que la clarification de la relation entre la Commission de l’UA et le CPS apporterait une “précision nécessaire sur le rôle de la Commission, en étant au service des Etats membres du CPS, et permettrait ainsi d’éviter toute confusion ou équivoque inutile”.

Pour le ministre délégué, le CPS devrait aussi, en ayant à l’esprit les dispositions pertinentes du Chapitre VIII de la Charte de l’ONU, tenir dûment compte, au titre du principe de la subsidiarité, de la responsabilité principale et de la compétence universelle du Conseil de sécurité de l’Onu en matière de maintien de paix et de sécurité.

Saluant la signature en 2017 de l’Accord de partenariat stratégique entre les Nations Unies et l’UA, qui a mis en place les bases d’une coopération et d’une collaboration étroites visant à prévenir, réponde, gérer et résoudre les conflits armés en Afrique, M. Jazouli a relevé que ces paramètres ne sont certes pas exhaustifs, mais ils se dégagent du consensus africain visant la revitalisation du CPS.

Il a, par ailleurs, fait remarquer que l’amélioration des méthodes de travail du Conseil ne constitue que l’un des trois chapitres de la réforme du CPS identifiés par le Rapport du Président Paul Kagame, en vue d’aboutir à une réforme authentique, inclusive et holistique.

Le Conseil est appelé à être au diapason des défis continentaux et avoir une capacité d’adaptation lui permettant de mieux répondre aux attentes de l’Afrique en matière de paix et de sécurité, a dit le ministre, insistant que ce mécanisme panafricain doit aussi favoriser les créneaux de la diplomatie préventive, du règlement pacifique des différends et de la consolidation de la paix, dans le cadre d’une acceptation plus large du concept de la sécurité afin de faire face aux challenges imposés par les menaces conventionnelles et non-conventionnelles.

Et le responsable de relever qu’à l’aune de la date butoir de la Feuille de route principale de l’Union africaine sur les étapes pratiques pour “Faire taire les armes en Afrique d’ici 2020”, les Etats membres sont invités à évaluer la pertinence et les résultats de cette initiative panafricaine au regard de la réalité sur le terrain.

Le ministre délégué a, de même, indiqué que le Royaume du Maroc invite le Conseil de Paix et de Sécurité à raffermir son action dans le cadre d’une approche de partenariat avec la Commission de la Consolidation de la paix de l’ONU en vue de contribuer à une meilleure gestion de la transition vers une paix pérenne en Afrique.

M. Jazouli a émis le souhait de voir cette retraite dégager des conclusions constructives, pertinentes et utiles susceptibles de contribuer à une mise à niveau du Conseil à même de faire face, efficacement et promptement, aux défis majeurs guettant la paix et la sécurité, notamment la multiplication des acteurs non-étatiques, le séparatisme, le terrorisme, la criminalité transnationale, les répercussions du réchauffement climatique et l’extrémisme violent.

Cette retraite connait la participation des 15 Etats membres du CPS, en l’occurrence la République algérienne démocratique et populaire, la République d’Angola, la République du Burundi, la République de Djibouti, la République Gabonaise, la République de Guinée Equatoriale, la République du Kenya, le Royaume du Lesotho, la République du Liberia, la République Fédérale du Nigeria, la République du Rwanda, la République de Sierra Leone, la République Togolaise, la République du Zimbabwe et le Royaume du Maroc.

Au menu de cette rencontre, plusieurs thématiques, à savoir l’action du CPS pour la prévention et la consolidation de la paix en Afrique, les méthodes de travail de cet organe panafricain, ainsi que les défis de la gestion des crises et le règlement des conflits en Afrique.
Lundi 24 Juin 2019 - 16:23





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