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L'expérience marocaine en matière de lutte contre le terrorisme est " incontestable " (Charles Saint-Prot)


Vendredi 9 Février 2018 modifié le Lundi 12 Février 2018 - 09:48

L’expérience marocaine en matière de lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent est « incontestable » en ce sens, qu’elle est portée par une Vision Royale globale ayant réussi, à la fois, à combattre le danger et à déconstruire le discours extrémiste tant au niveau national, que sur le plan extérieur, a souligné, vendredi à Marrakech, le professeur Charles Saint-Prot, directeur général de l’Observatoire d’Etudes Géopolitique (OEG) en France.




L'expérience marocaine en matière de lutte contre le terrorisme est " incontestable " (Charles Saint-Prot)
Partant de ce constat, le Maroc est « un partenaire indispensable dans la lutte contre le terrorisme. Non seulement le Royaume déploie des efforts inlassables pour garantir sa sécurité nationale, mais encore il a une action déterminante dans la lutte antiterroriste à l’échelle internationale et par conséquent, en faveur de la stabilité dans le monde », a ajouté M. Saint-Prot qui prenait part à la 9è édition du « Marrakech Security Forum » (AfricaSEC 2018).

Et de faire observer que le Royaume a placé la lutte contre le terrorisme en tête de ses priorités, notant que les services marocains, avec sérieux et compétence, font face avec succès à la menace terroriste, en réussissant à démanteler plusieurs groupes terroristes liés à des réseaux internationaux se réclamant de Daech, d’Al-Qaïda dans le Maghreb Islamique (AQMI) ou d’autres nébuleuses.

Tout en rappelant que la réponse au terrorisme et à la radicalisation ne peut être seulement militaire ou policière, cet expert de renommée estime que pour combattre l'idéologie de la radicalisation, « la mise en œuvre d’une stratégie multidimensionnelle s’avère, cependant, indispensable ».

Et de relever que le terrorisme dont sont victimes actuellement nombre de pays trouve son origine dans plusieurs causes, entre autres, l’instrumentalisation du religieux des activistes pour lesquels, « la religion n’est qu’un outil de propagande et de la justification de leur projet politico-révolutionnaire ».

« Les mouvements extrémistes ont pris la religion en otage à des fins politiques, il est capital de déconstruire leur propagande par un solide discours religieux visant à remettre les idées en place », a estimé M. Saint-Prot, préconisant, dans ce sens, des initiatives concrètes.

A ses yeux, le Maroc tout en ayant une expertise reconnue et une action efficace dans le domaine sécuritaire, il est le seul qui oppose un discours construit et une stratégie d’envergure contre la radicalisation. « Le Royaume promeut une politique déterminée en faveur de la lutte contre l’ignorance et l’encadrement du champ religieux », a-t-il dit.

Il a ajouté que l’enseignement de l’Islam, en particulier du fait religieux « est un véritable problème qui ne peut être résolu qu’en mettant en place un grand chantier de réflexion ». Il faut favoriser la connaissance de l’Islam réel, celui du juste milieu et du réformisme, suggère le professeur Saint-Prot.

Il a tenu à souligner que « la maîtrise du champ religieux et l’action conduite sous l’autorité du Roi, place le Maroc en pointe dans la lutte contre la déviance extrémiste », notant que le Souverain dispose de « la légitimité religieuse nécessaire » pour être « le Chef de file de la lutte contre l’extrémisme », en déconstruisant le discours extrémiste, et en promouvant les principes de l’Islam de la modération et de la tolérance.


Cette action, explique M. Saint-Prot, s’étend bien au-delà du Maroc, notamment en Afrique, rappelant à cet égard, que l’institut Mohammed VI destiné à la formation des imams est « un modèle aussi bien pour les pays africains et pourrait le devenir pour les pays européens ».

En outre, « la Fondation Mohammed VI des oulémas africains est aussi une destinée à unifier et à coordonner les efforts des oulémas musulmans au Maroc et dans les autres États africains, afin de faire connaître les vraies valeurs de l’Islam et de s’opposer aux charlatans qui dénaturent son Message », note avec satisfaction le professeur Saint-Prot.

Dans la foulée, il a indiqué que cette stratégie marocaine associe à son action dans le domaine de la pensée religieuse, une dimension économique et sociale, relevant que le Roi Mohammed VI a placé en tête de Ses priorités, les objectifs de développement économique et humain.

« Cette approche consiste à mettre en œuvre les moyens pour lutter contre l’exclusion, la précarité et la pauvreté, et en même temps promouvoir des réformes économiques, politiques et sociales », explique M. Saint-Prot, relevant que sur le plan régional et africain, le Maroc propose aussi aux peuples africains des perspectives nouvelles de coopération et de développement dans le cadre d’une ambitieuse vision de coopération sud-sud.

Evoquant la coopération sur les plans régional et international, il a fait savoir que le Royaume demeure un pilier incontournable, dont le rôle est apprécié à sa juste valeur par les acteurs internationaux, se félicitant, à cet égard, de l’excellence de la coopération entre les services marocains et les services étrangers, notamment français et espagnols.

De son avis, « la reconnaissance de la compétence et de l’importance des services de renseignement marocains est unanime, aussi bien de la part d’agences et d’institutions internationales, que de la part des États », mettant en exergue l’excellence de la coopération fructueuse entre les services marocains et leurs homologues français, considérés parmi les plus efficaces dans le monde.

Et de faire observer que le rôle du Maroc en matière de lutte contre le terrorisme et de maintien de la stabilité régionale est unanimement apprécié par la communauté internationale. « C’est aussi cela l’exception marocaine », conclut le professeur Saint-Prot.

Placée sous le Haut Patronage du Roi Mohammed VI, la 9è édition du Forum « Marrakech Security Forum », s’article autour du thème « Les menaces émergentes et les nouveaux risques de conflictualité en Afrique ».

Rehaussé par la participation de quelque 300 experts, dirigeants d’organisations internationales, et responsables civils et militaires de plusieurs pays, dont le Maroc, ce conclave, de deux jours, est le fruit d’un partenariat entre le Centre Marocain des Etudes Stratégiques (CMES), et la Fédération Africaine des Etudes Stratégiques (FAES).

L’objectif de ce forum est d’établir un état des lieux actuel de la sécurité en Afrique, de mettre en lumière les défis auxquels doit faire face le Continent et surtout, d’analyser, de débattre et d’échanger les expériences et expertises dans ce domaine.


Atlasinfo avec MAP
Vendredi 9 Février 2018 - 23:49





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