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Jihadistes français: Paris préfère les savoir condamnés en France que "dans la nature"


Mercredi 30 Janvier 2019 modifié le Jeudi 31 Janvier 2019 - 09:23




Jihadistes français: Paris préfère les savoir condamnés en France que "dans la nature"
Le Premier ministre français Edouard Philippe a défendu mercredi la nouvelle position française sur le retour des jihadistes français détenus par les Kurdes en Syrie, en disant préférer qu'ils soient jugés en France plutôt que de risquer de les voir s'évanouir "dans la nature".

"S'ils sont expulsés, je préfère qu'ils soient jugés et condamnés sévérement (...) punis en France plutôt qu'ils se dispersent dans la nature pour fomenter d'autres actions, y compris contre notre pays", a déclaré M. Philippe à la radio France Inter.

"Est-ce qu'on préfère qu'ils soient dispersés, qu'ils rejoignent les rangs de Daech (acronyme arabe de l'organisation Etat islamique) ou qu'ils partent dans un autre pays pour continuer à fomenter de tels actes?", a-t-il plaidé. "S'ils sont expulsés vers la France, ils seront jugés et ils seront condamnés", a insisté le Premier ministre.

La France, opposée jusqu'ici au retour des jihadistes français détenus par les Kurdes en Syrie, n'exclut plus leur rapatriement de crainte qu'ils ne s'évanouissent dans la nature à la faveur du retrait américain de Syrie, et ne constituent de nouveau une menace.

Jusqu'ici, Paris n'envisageait que le rapatriement des enfants retenus avec leurs mères, avec l'accord de celles-ci, mais souhaitait que combattants et épouses soient jugés sur place et y purgent leur peine.

Toutefois, avec la perspective d'un retrait américain, les zones kurdes pourraient être la cible d'une offensive turque ou revenir dans le giron de Damas, laissant craindre la fuite d'un millier de jihadistes étrangers vers l'Europe ou d'autres théâtres.

Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a expliqué de son côté que les enfants des jihadistes concernés feraient l'objet d'un "traitement spécial, au cas par cas, en relation avec la Croix-Rouge internationale et sous le contrôle des autorités judiciaires françaises".

Environ 130 hommes, femmes et enfants sont détenus par les Forces démocratiques syriennes, une coalition arabo-kurde qui combat l'Etat islamique au côté de la coalition internationale antijihadiste dirigée par les Etats-Unis, selon des sources françaises concordantes.
Mercredi 30 Janvier 2019 - 22:43

afp




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